De ligne en ligne n°18 oct/nov/déc 2015
De ligne en ligne n°18 oct/nov/déc 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de oct/nov/déc 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bibliothèque publique d'information

  • Format : (210 x 240) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 16,7 Mo

  • Dans ce numéro : le Border Art fait le mur...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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sommaire page 3 Vous avez la parole Musique tactile page 4 En bref page 5 Éclairages Le Border Art fait le mur, par Anne-Laure Amilhat Szary page 8 Rétrospective Nurith Aviv « Un picotement sur la langue », entretien avec Nurith Aviv La Mémoire Aviv, témoignages page 12 Dossier  : autour de Claire Bretécher Le trait Claire, par Jean-Pierre Mercier Tout sur les mères, par Jeanne Puchol Paroles de dessinateurs - Riad Sattouf, « Une façon de m’intéresser à mon époque » - Lewis Trondheim, Sans le texte - Vanyda, Celle qui dessine (si bien) les ados Écoutez, c’est du Bretécher ! page 24 au Centre Dominique Gonzalez-Foerster, L’exposition « 1887-2058 », machine à explorer le temps page 26 Lire, écouter, voir Apprendre de ses pairs page 28 Ligne d’horizon Lire avec ses oreilles, entretien avec Luc Maumet page 31 Venez ! Un utopiste de fond  : Albert Meister et la construction du Centre Pompidou, par Éric Dussert Les mystères d’Antonio, par Laurent Lombard Qu’est-ce que les Sound Studies ? 3 questions à Karoline Postel-Vinay page 35 Votre accueil Pratique L’Atelier ! édito Faire le mur ! Une envie de faire le mur traverse cet automne la Bpi ! Sortir de cadres et de frontières institués, imposés. C’est ce vent de liberté qui souffle sur ce numéro de notre magazine de ligne en ligne. Claire Bretécher, avec le dossier que nous lui consacrons et surtout une exposition dans la bibliothèque, nous y invite. Esprit libre se moquant des femmes et des hommes « libérés », elle frappe d’un trait sûr et de son humour corrosif, étonnant d’actualité. Nous sommes très heureux et fiers de présenter cette rétrospective au Centre Pompidou du 18 novembre 2015 au 6 février 2016. Cet événement entend non seulement dévoiler les multiples facettes du talent de cette grande dessinatrice et artiste, mais encore apporter un éclairage sur des mutations sociales récentes (relations entre les sexes, parentalité, filiation, rapport à l’adolescence,…), qu’elle a si brillamment mises en scène à travers les situations et les postures de ses personnages. Dans le cadre du Mois du film documentaire en novembre, la Bpi met en lumière une autre femme libre, la réalisatrice Nurith Aviv qui, dans ses films, jette des ponts entre des cultures différentes. L’entretien qu’elle nous a accordé témoigne de la question centrale de la langue dans son œuvre, depuis son premier long-métrage, Kafr Qar’a, Israël, en 1988, jusqu’à son film le plus récent, Poétique du Cerveau, présenté en avant-première. Les artistes créateurs du Border Art « font le mur », révoltés par celui bien réel qui sépare le Mexique des États-Unis. À l’occasion du salon de lecture « Amexica » aménagé dans la Bpi et des rencontres organisées sur ce sujet, la géographe Anne- Laure Amilhat Szary apporte son éclairage sur ce mouvement artistique engagé qui interroge depuis de nombreuses années les dispositifs de contrôles transfrontaliers et leur dimension tant symbolique que sécuritaire. Et comme la littérature donne au réel une présence d’autant plus forte que son imaginaire est puissant, nous vous invitons à découvrir l’univers d’Antonio Moresco en octobre et celui d’Albert Meister en novembre, mis en voix par les grands comédiens que sont Anne Alvaro et Jacques Bonnaffé. Alors, si malheureusement les murs n’ont pas fini d’enfermer et de poser des frontières, l’art et les artistes n’ont heureusement pas fini de nous donner des clés pour les faire tomber. Christine Carrier Directrice de la Bibliothèque publique d’information
photo de Manuel Cusset, Bpi vous avez la parole MUSIQUE TACTILE Nouvel outil de création musicale, la tablette numérique ouvre de larges horizons à la pratique de la musique électronique. En collaboration avec l’ATLA, l’école des musiques actuelles, la Bpi a proposé des ateliers, ouverts à tous, de création sonore pour jouer collectivement avec cet « instrument ». Feed-back des musiciens. Antoine, 23 ans Au niveau de la répartition des tâches, il y a des similitudes avec un orchestre traditionnel. Il faut que chacun se trouve une identité sonore. Par contre, au niveau du jeu, c’est complètement nouveau. Avec une tablette, il faut imaginer un ordinateur et dix souris, nos doigts, à notre disposition. Ça ouvre des possibilités incroyables. Geoffrey, 30 ans Ce n’est pas une obligation d’avoir une expérience musicale pour ce genre de formation, mais c’est un plus. Je n’ai pas autant de plaisir à jouer avec une tablette qu’avec un instrument. La gestuelle sur une tablette n’est pas très ample. C’est petit, mais on peut quand même bien s’amuser. Louis- Hadrien, 23 ans Depuis peu, j’ai intégré une formation de musique électronique 100% live. Une tablette, c’est un instrument à part entière qu’il faut apprendre à maîtriser, à connaître. J’ai tendance à préférer mon piano, mais ce n’est pas la même démarche. Avec une tablette, dans le cadre du jeu collectif, si on veut pouvoir s’écouter et avoir une interaction avec chacun, il faut comprendre ce qu’on fait et il faut vraiment exagérer tous les gestes. Tristan, 27 ans Plus qu’une découverte, cet atelier a été un approfondissement. Franchement, j’ai autant de plaisir à jouer avec une tablette qu’avec mon instrument de musique. Ça dépend de l’application mais, avec la tablette, il y a vraiment une liberté qu’on n’a pas forcément avec un instrument. Le processus de création a demandé beaucoup d’écoute pour comprendre la personnalité des gens, comment ils fonctionnent musicalement, où ils en sont. Joy, 25 ans C’était assez difficile d’avoir une idée précise de ce qu’on allait jouer. Là, on a abouti tous ensemble à un résultat. Après, si on veut se produire sur scène avec un iPad, il va falloir travailler de son côté tout ce qu’on a appris. Mais on a les éléments nécessaires maintenant pour se débrouiller tout seul. Abdoulaye, 38 ans Une personne lançait un thème, une mélodie ou une boucle rythmique et, petit à petit, on se greffait dessus. Des binômes se formaient, et l’ensemble créait un tout. La formation m’a permis de découvrir la musique électronique et des artistes que je ne connaissais pas. Propos recueillis par Manuel Cusset, mis en forme par Philippe Berger et Marie-Hélène Gatto, Bpi 3 vous avez la parole  : musique tactile Fin



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