Création d'Entreprise n°10 jun/jui/aoû 2007
Création d'Entreprise n°10 jun/jui/aoû 2007
  • Prix facial : 6,95 €

  • Parution : n°10 de jun/jui/aoû 2007

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 85,0 Mo

  • Dans ce numéro : 50 nouveaux concepts en vogue.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

Dans ce numéro...
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Argent RÈGLEMENT Impayés, quel cauchemar ! Les mauvais payeurs ou le cauchemar des entreprises... Comment faire pour démarrer une affaire dans de bonnes conditions sans pour autant prendre de risques exagérés en termes d’impayés ? Le problème n’est pas si facile à résoudre, étant donné qu’il est quasiment impossible pour n’importe quel business de faire du commerce sans concéder des délais de paiement à ses clients. Tout comme l’entreprise en demande à ses fournisseurs... La première solution est évidemment de se lancer dans une affaire où il n’y aurait pas d’immobilisation de stocks dans le bilan. C’est ce qui fait l’intérêt des dépôts-ventes et autres Troc de l’Ile par exemple. Des personnes qui vous donnent en dépôt des « affaires », vêtements, jeux, accessoires, meubles et autres bijoux fantaisie. Ces objets ne seront payés à leur propriétaire qu’une fois qu’ils ont été achetés par les clients du magasin. Il est vrai qu’il faut alors s’assurer le fait que l’achat est bel et bien valide, mais comme tous les achats se font habituellement en espèces ou carte bleue, le risque est quasiment nul. Ce type de possibilité est certainement la meilleure des protections ! Sans compter les facilités de trésorerie que cela signifie au niveau du bilan. En dehors de ces affaires relativement particulières, la plupart des entreprises fonctionne selon un autre mode. Quels moyens de paiement ? Les principaux moyens de paiement couramment utilisés sur le territoire national sont les suivants. 60 l CREATION D’ENTREPRISE MAGAZINE l Juin - Juillet - Août 2007 - Le chèque Le chèque, en perte de vitesse, mais toujours très employé en dépit des efforts des banques pour tenter de les rendre payants. Les commerçants peuvent parfaitement refuser le paiement par chèque ou ne les accepter que jusqu’à un montant maximal. D’autant que le fait de déposer le chèque, ou de le voir apparaître sur vos comptes consultés via Internet, ne constitue en aucune façon une garantie. Il faut en effet attendre environ une semaine avant que la banque ne puisse certifier que l’encaissement réel a bien été effectué. Voire plus dans le cas où c’est une banque étrangère qui a émis le chèque. Les chèques dit en bois, sans provision sont monnaie courante et annoncent la mort prévisible de ce moyen de paiement, déjà largement moins utilisé que par le passé. - La carte bancaire C’est le moyen de paiement le plus couramment utilisé soit directement chez le commerçant, soit via Internet. Là encore, il est possible de refuser le paiement par carte, ou d’en fixer un montant minimal en dessous duquel il faut utiliser un autre mode de paiement. - Les espèces Pour les commerçants, rien de mieux. Pour les entreprises, difficile à utiliser sur une grande échelle, puisque les principales transactions passent via les banques. Impossible de gérer par le cash. D’autant que les autorités ne voient pas d’un très bon œil ce moyen de paiement. Il représente en effet le moyen de passer le fameux « black » reçu en contrepartie de travail non déclaré ou la possibilité de blanchir de l’argent sale... - La traite ou lettre de change Le tireur émet un titre mandatant le PHOTOS : DREAMSTIME.COM débiteur ou tiré à payer à une date précise la somme due à une tierce personne, dite bénéficiaire. Elle doit être rédigée d’une façon Un peu d’histoire... Cette compagnie a été créée en 1946, après guerre pour aider les entreprises à assurer leurs crédits à l’exportation. Pour le public et le privé. Les activités se sont ensuite diversifiées avec l’information d’entreprise au niveau international. La société a été privatisée en 1994 et est passée depuis sous le contrôle de Natexis.
très précise et la somme doit être disponible à la date donnée de façon liquide et exigible. - Le billet à ordre Le tireur se reconnaît comme débiteur et accepte, via le document, de payer la somme à une date donnée au bénéficiaire. Il est possible de transférer un billet à ordre à une autre personne via un endossement du document. Très proche du moyen de paiement précédent, le billet à ordre ne dépend pourtant pas de la compétence du Tribunal de commerce, contrairement au précédent. Les garanties possibles - Limiter le nombre de chèques Dans le cas d’un commerce, la première des précautions est déjà de limiter le nombre de chèques de la part des clients consommateurs. Cela est déjà largement appliqué par nombre de stations-service ou de petits commerces qui n’acceptent plus les chèques ou seulement jusqu’à 15 euros. - Demander un chèque de banque Le chèque certifié ou le chèque de banque peut être demandé pour certains règlements d’un montant important. La banque qui émet ce type de chèque bloque le montant sur le compte pendant 8 jours, ce qui vous garantie un règlement sans problème dans le premier cas. Dans le second, c’est la banque elle-même qui émet le chèque en ayant déjà prélevé la somme sur le compte. - Se renseigner au maximum On le sait, même si la Commission La plupart des pays disposent d’une garantie du type Coface. Elles ont un nom différent bien entendu, mais leur fonctionnement est quasi identique. Nationale Informatique & Liberté tente de contrôler le phénomène, des fichiers de « mauvais payeurs » existent. On les qualifie parfois de casier judiciaire privé. Ils ne sont pas à strictement parler illégaux, mais il faut cependant qu’ils répondent à certaines exigences. En théorie, le fichier ne doit pas être secret, et doit être réservé aux professionnels d’un secteur donné. Autant dire que cela n’est pas toujours le cas, notamment pour la première exigence. PHOTOS : DREAMSTIME.COM PHOTOS : DREAMSTIME.COM Mieux vaut porter attention à ce que l’on fait dans ce domaine, car les responsables de la tenue de ces fichiers peuvent être passibles d’amendes, voire de peines de prison. Normalement, toutes les petites fraudes doivent être effacées des fichiers dès qu’elles sont régularisées et seule la police ou les autorités juridiques officielles peuvent garder ce type de fichier. Les sociétés d’affacturage disposent de tels fichiers, justement pour faire en sorte d’en savoir le plus possible sur les personnes ou entreprises qu’elles doivent facturer pour le compte d’une entreprise. Les garanties en termes d’exportation Le risque est là très important pour une entreprise qui se lance sur l’international. On parle souvent de certains pays qui seraient bien Un peut plus simple à gérer, la remise documentaire peut aussi être utilisée et présenter de bonnes garanties. connus pour avoir des mœurs passablement légères concernant les paiements et les délais de paiement. Mais il ne faut se fier aux réputations. Toute exportation, même sur un pays voisin, peut donner lieu à bien des difficultés, et les grandes entreprises honorablement connues ne sont pas pour autant de bons payeurs. En ce qui concerne ce domaine, les mauvaises surprises sont légion. Inutile de faire confiance à qui que ce soit. Le mieux est de prendre systématiquement des précautions quel que soit le client en cause. Le client ne vous en voudra pas de gérer vos affaires avec sérieux. Pour cela, il est possible pour certains biens de demander un paiement au chargement pour les trois premières commandes par exemple. Ensuite difficile de suivre, tout le monde ayant besoin de faire travailler sa trésorerie de façon plus intelligente. Il est alors intéressant de prendre une garantie auprès de la Coface. > La solution de la Coface Le but de la Coface est de faciliter les échanges et de favoriser l’exportation pour les sociétés françaises. Cette garantie permet en contrepartie d’un pourcentage sur le chiffre d’affaires déclaré de pouvoir avoir un remboursement en cas d’impayé à compter du moment où le client a bien été accepté par la Coface. Si le portefeuille est constitué de grands distributeurs à l’étranger, type Carrefour par exemple, inutile d’aller payer un pourcentage pour garantir les paiements. Par contre pour les entreprises plus ou moins inconnues, il faut évidemment trouver une solution. Attention, la Coface attend que vous déclariez TOUT votre CA à l’export. Il faut donc voir quel est le pourcentage Juin - Juillet - Août 2007 l CREATION D’ENTREPRISE MAGAZINE l 61



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