Créateurs n°9 jun/jui/aoû 2009
Créateurs n°9 jun/jui/aoû 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de jun/jui/aoû 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 7,1 Mo

  • Dans ce numéro : bon pour l'export.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
Profils de créateurs Le goût du bon goût Le 3 mars 2009 s’est ouvert à Genève, en lieu et place du célèbre Mövenpick Cendrier, une nouvelle enseigne de restauration, le Lab’O Atelier du goût. Sur 600 m2 de surface, ce ne sont pas moins de quatre espaces, différents et complémentaires, de restauration et/ou de plaisirs gustatifs qui sont offert à « toutes les clientèles ». Et bien plus que cela sur le plan purement professionnel. Explications. Directeur général de Lab Management SA, décrivez-nous ce Lab’O Atelier du goût. Jean-Mathieu Gatineau : Conçu comme un laboratoire de recherche, le Lab’O Atelier du goût, propose à la clientèle Le Lab’O, le Be Good, le Bar l’Ephémère, et La Galerie des Glaces. Ces quatre univers de la gastronomie s’adressent à tous les publics selon les différents moments de la journée, puisque ouverts, sept jours sur sept, dès 7h du matin et jusque tard le soir, dimanche compris. Quels sont les points forts de ces quatre visions du goût ? Au restaurant Le Lab’O, le chef de cuisine JohannSantiago propose une cuisine équilibrée et naturelle, volontairement épurée, surprenante et classique mettant à l’honneur les produits de saisons. Le Be Good, anti fast-food par excellence, propose des aliments frais et naturels aux exigeants soucieux de leur bien-être. Au Be Good, l’objectif des 5 fruits et légumes frais par jour – à consommer sur place ou à l’emporter – n’est plus une épreuve mais un véritable plaisir au quotidien. Le bar à vin L’Ephémère propose les vins du Lab’O pour une dégustation sur place ou à l’emporter. On peut également y découvrir l’excellente et savoureuse viande de bœuf de d’Irlande, issue d’une méthode traditionnelle qui, tout en mettant en valeur le vin que vous dégustez, fond littéralement dans la bouche. A La Galerie des Glaces, il est possible d’y savourer la gamme des Maîtres Glaciers Movenpick, et y découvrir en plus toute l’excellence des Chocolats Suisse Manuel, des Pâtisseries de Gilles Desplanches et des Cafés Bahia. Arrêtez de nous mettre l’eau à la bouche, et dites nous vite ce qu’on y trouve « en plus ». Chose inhabituelle dans la restauration, Lab management SA se compose de deux entités, indépendantes et cependant complémentaires car se « nourrissant » l’une de l’autre. Vous avez, d’une part, le Lab’O Atelier du goût qui s’adresse directement au public. Et, d’autre part, vous avez le Lab’O Consulting, véritable « bureau d’étude » capable de fournir – aux professionnels ou à des investisseurs – l’ensemble des services utiles à la bonne marche d’une entreprise d’hôtellerie et/ou de restauration. Fort de notre savoir faire, de notre expérience que nous mettons en évidence par la gestion quotidienne de Lab’O Atelier du goût, nous apportons une solution aux attentes de nos clients : développement, ingénierie, planification, délégation de la maîtrise d’ouvrage, recherche culinaire, communication, marketing, ressources humaines & formation, gestion opérationnelle, administrative, mandat de gestion, centrale d’achats… nous apportons Jean-Mathieu Gatineau, Daniela Romeo et JohannSantiago 4 Créateurs No 9 des solutions sur l’ensemble ou une partie de tous ces paramètres. En un mot, Lab’O Consulting est une société spécialisée dans le développement des produits de l’hôtellerie ou de la restauration connaissant parfaitement les contraintes dues aux différents métiers de ses clients puisqu’ils sont également les siens. Une solide équipe est nécessaire pour une pareille aventure. Quelle est-elle chez Lab Management ? Nous sommes trois associés. Moi-même, Jean-Mathieu Gatineau, directeur général et initiateur du projet. Après de nombreuses années dans l’hôtellerie le temps était venu de me lancer dans la recherche de nouveaux concepts, de nouveaux lieux, en coordonnant toutes les entreprises intervenantes sur un projet. Pour cela, je peux m’appuyer sur mes deux associés. D’abord, Daniela Romeo, la directrice artistique qui, après onze années dans le domaine de l’édition et du graphisme milanais, est venue s’installer à Genève. De sa fantaisie naît la spirale et la forêt culinaire dans lesquelles vous pouvez vous aventurer pour éprouver de nouvelles émotions. JohannSantiago, le directeur d’exploitation, est le dernier arrivé dans le projet. Issu d’une formation culinaire et des métiers de la restauration, il tire son originalité et sa créativité de la diversité de ses expériences professionnelles et personnelles. Avec lui, vous naviguerez agréablement de surprise en surprise. Genève possède un nouveau lieu qui décuple gourmandise, plaisirs et découvertes. Et une nouvelle équipe prête à créer, développer, diriger et faire vibrer les projets hôteliers ou de restauration les plus fous. Mais toujours de bon goût. Propos recueillis par Jean-Michel Garnier Carte de visite de Le Lab’O en page 44 photoswiss.info
Quand technologie et design se rencontrent Profils de créateurs Changer la relation entre l’homme est la machine, un projet ambitieux mais réalisable. L’entreprise OZWE Sàrl, spin-off du laboratoire CRAFT de l’EPFL fondée en avril 2008 nous le prouve au travers du développement de l’ordinateur QB1. Le résultat, issu d’une longue et étroite collaboration entre l’ingénierie et le design, respectivement entre Frédéric Kaplan, ingénieur et chercheur à l’EPFL, et Martino d’Esposito, designer industriel et enseignant à l’ECAL, est éloquent. L’omniprésence de l’univers de la machine L’émancipation du secteur des technologies de l’information et de la communication de ces dernières décennies a permis de réaliser des avancées considérables dans de nombreux domaines. Outre les capacités techniques internes de nos ordinateurs, les interfaces utilisateurs évoluent également sans répit : écrans plats, souris infrarouge, systèmes sans fil, claviers ergonomiques, etc. Un élément n’a cependant jamais été remis en question : c’est l’homme qui doit aller vers l’ordinateur, qui doit s’adapter à l’environnement de la machine. Un soudain renversement de situation Sur la base de ce constat et de plusieurs inventions technologiques développées et brevetées au sein de l’EPFL, les deux cofondateurs de l’entreprise OZWE se sont donnés pour mission de renverser la relation homme-machine. Explications de Frédéric Kaplan : « J’ai travaillé dix ans chez Sony en tant que chercheur. Puis, j’ai fait le choix, peut-être un peu paradoxal, de retourner dans le monde académique pour développer la vision technologique que j’avais en tête. L’EPFL et les entreprises régionales ont été de formidables catalyseurs pour permettre à ce projet d’éclore et de se développer. ». Ils ont rapidement détecté le potentiel de cette nouvelle dimension interactive et ont souhaité lui donner une vocation commerciale. Ils se sont ainsi lancés dans la conception d’une nouvelle génération de machines capables de repérer l’utilisateur, de lui proposer des choix, de comprendre et d’effectuer ses indications. Dorénavant, c’est donc l’ordinateur qui s’adapte et vient chercher l’information vers l’homme ! QB1, l’exemple le plus abouti à ce jour, est sur le point de devenir un vrai produit. Et Frédéric Kaplan de poursuivre : « C’est pour moi un rêve qui devient réalité ». Des complémentarités évidentes Un projet à priori de nature très technique. Vous vous demanderez donc sans doute pourquoi l’aspect design y a pris une place si importante. Une première clef de réponse : l’ordinateur développé par OZWE doit être considéré comme un être à part entière, ni humain, ni machine, mais dont l’apparence, visuelle et sensuelle, prend une dimension fondamentale. Frédéric Kaplan a appliqué au QB1 les fruits de ses travaux académiques et industriels dans le domaine des interfaces nouvelles, combinant des techniques de robotique et d’intelligence artificielle. Martino d’Esposito a, quant à lui, créé le langage formel de l’ordinateur pour lui donner un réel statut dans sa relation à l’homme. Une condition sine qua non à la compréhension, et donc à l’acceptation, de la machine par l’homme, donc à la réussite du projet. Lorsque Frédéric Kaplan est interrogé sur la compatibilité d’une approche technique et d’une approche artistique du projet, il répond : « Martino est imaginatif dans l’espace des formes. Je le suis dans l’espace des solutions technologiques et des algorithmes. Ce sont des compétences complémentaires. Mais, selon moi, il n’y a pas véritablement d’opposition ou de différence fondamentale entre la technique et l’art. D’une certaine manière, nous sommes tous les deux artistes et tous les deux techniciens. ». Le temps d’apprivoiser QB1 En phase d’industrialisation, le QB1 sort maintenant du laboratoire pour aller à la rencontre de son public. Cette année, plusieurs familles accueilleront la machine chez elles. « Nous espérons ainsi pouvoir mieux caractériser, à la fois la manière dont cet ordinateur apprend et évolue sur plusieurs semaines, et la façon dont ces familles l’apprivoisent. En parallèle, nous étudions la pertinence de développer des versions particulières de QB1 adaptées aux secteurs de l’hôtellerie haut de gamme, des magasins de luxe et de l’information dans les lieux publics. Nous sommes à la recherche de partenaire industriels dans ces secteurs pour mener des expériences pilotes. », conclut le cofondateur de OZWE. OZWE Sàrl Sandy Wetzel Carte de visite de Ozwe en page 45 L’ordinateur QB1 se présente sous une forme géométrique sobre, revêtue de tissu noir. Il est constitué d’un bras articulé surmonté d’un écran. Il ne possède ni clavier, ni souris. Mais il est capable de repérer l’utilisateur – son écran se tourne alors vers lui – et de comprendre ses souhaits grâce à une interprétation de ses gestes. Plus l’utilisateur s’approche, plus il lui propose d’informations. En outre, il sait reconnaître l’utilisateur et s’adapter progressivement à lui pour lui faire des suggestions toujours plus pertinentes. La première application du QB1 présentée est un jukebox. Créateurs No 9 5



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 1Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 2-3Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 4-5Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 6-7Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 8-9Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 10-11Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 12-13Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 14-15Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 16-17Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 18-19Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 20-21Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 22-23Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 24-25Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 26-27Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 28-29Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 30-31Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 32-33Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 34-35Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 36-37Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 38-39Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 40-41Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 42-43Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 44-45Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 46-47Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 48-49Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 50-51Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 52-53Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 54-55Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 56-57Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 58-59Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 60-61Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 62-63Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 64