Créateurs n°9 jun/jui/aoû 2009
Créateurs n°9 jun/jui/aoû 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de jun/jui/aoû 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 7,1 Mo

  • Dans ce numéro : bon pour l'export.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 32 - 33  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
32 33
DOSSIER - Traverser les frontières de sécurité, bien que les risques de ducroire, politiques ou de transferts ne soient pas couverts. Moins coûteux et moins complexe que le crédit documentaire, il ne comporte pas d’engagement bancaire de paiement. Il s’agit donc de définir si ce moyen de paiement correspond aux attentes de l’exportateur avant même le début de la vente. L’outil de la Confédération A ces outils bancaires s’ajoute une couverture proposée par la Confédération. Par le biais de l’Assurance Suisse contres les risques à l’exportation (SERV), elle propose aux exportateurs suisses de couvrir certains risques, leur permettant ainsi Jérôme Legerot Il s’agit d’une norme mise à jour au fur et à mesure de l’évolution du commerce mondial et qui permet à l’acheteur et au vendeur de se mettre d’accord rapidement et sans ambiguïté sur les modalités de la transaction. Les Incoterms (contraction des mots anglais International Commercial Terms) sont des termes commerciaux dont la réglementation est édictée par la Chambre de commerce international à Paris. Ils s’expriment par une abréviation anglophone en trois lettres. Ces termes définissent les responsabilités et les obligations d’un vendeur et d’un acheteur dans le cadre des contrats de commerce internationaux, notamment en regard du chargement, du transport, du type de transports, des assurances et de la livraison. Les Incoterms, selon leur fonction prioritaire, sont:• Déterminer les obligations de livraison qui incombent, en terme de délai, au vendeur (sans doute, la plus importante dans le commerce mondial actuel)• Répartir les frais de transport 32 Créateurs No 9 de pouvoir accepter des commandes provenant de pays moins « sûrs » De plus, cette couverture facilitera l’obtention d’un financement bancaire lié à une vente de biens d’investissement. Qu’il s’agisse d’opérations simples ou plus complexes, le banquier assurera à l’exportateur un conseil professionnel de premier ordre. Il l’aidera sur le choix de l’Incoterm, du produit, de l’énoncé du crédit documentaire ou de tout autres questions, assurant de cette manière un bon déroulement financier. On peut donc affirmer que les banques jouent un rôle prépondérant en tant que• Définir le lieu de transfert des risques, c’est-à-dire qui du vendeur ou de l’acheteur saura supporter l’avarie en cas de mauvaises exécution du transport. A ce jour, l’utilisation des Incoterms se fait sous les Norme Incoterms 2000. Cette norme définit 13 Incoterms. Attention, certains Incoterms sont maritimes uniquement, tels que FAS, FOB, CFR, CIF, DES, DEQ, d’autres s’utilisent quel que soit le mode de transport. Voici une liste de quelques Incoterms courants : Departure:• EXW : EX Works, au départ non chargé, non dédouané/sortie d’usine (non adapté au flux modernes de produits finis) Main Carriage Unpaid:• FAS : Free Alongside Ship, sur le quai du port de départ• FCA : Free Carrier, chargé « au départ » ou acheminé à « tel lieu » dans le pays de départ (tous transports)• FOB : Free On Board, chargé dans le bateau, les frais de chargement dans celui-ci étant fonction du liner-termindiqué par la compagnie maritime (quai, sous-palan, bord) Main Carriage Paid:• CFR : Cost and Freight, chargé dans le bateau, livraison au port de départ, frais payé jusqu’au port d’arrivée, sans assurance pour le transport, non déchargé du navire à destination et frais de déchargement inclus ou non selon liner termau port d’arrivée moteur financier mais aussi technique dans la gestion des transactions et des risques liés au commerce international. Didier Braissant UBS AG Conseiller trade finance didier.braissant@ubs.com Les Incoterms : une terminologie à connaître Dans le commerce international, le vocabulaire technique tient une place prépondérante. Dans ce lexique, les Incoterms occupent une place d’importance.• CIF : Cost, Insurance and Freight, chargé sur le bateau, frais jusqu’au port d’arrivée, avec l’assurance marchandise transportée souscrite par le vendeur pour le compte de l’acheteur• CPT : Carriage Paid To, livraison au premier transporteur, frais jusqu’au déchargement du mode de transport, sans assurance pour le transport• CIP : Carriage and Insurance Paid to, jusqu’au déchargement du mode de transport, avec assurance marchandise transportée souscrite par le vendeur pour le compte de l’acheteur Delivery:• DAF : Delivered At Frontier, à la frontière désignée, au point frontière désigné ; terrestre exclusivement• DES : Delivered EX Ship, dans le bateau au port d’arrivée• DEQ : Delivered EX Quay, déchargé sur le quai du port d’arrivée• DDU : Delivered Duty Unpaid, à destination finale mais sans le dédouanement import• DDP : Delivered Duty Paid, à destination finale, dédouanement import effectué (si exclusion des taxes type TVA, il faut le préciser clairement) Une terminologie absconse qu’il est préférable de maîtriser dans le cadre des échanges internationaux. Jérôme Legerot Balestrafic Transport & logistique jlegerot@balestrafic.ch
DOSSIER - Le tout à l’export Deux sociétés, l’un très grande et l’autre plus petite vivent presque exclusivement de l’exportation. Comment fonctionnent-elles ? L’exportation, secteur d’activité et marché Contrinex Contrinex exporte 97% de sa production dans plus de 60 pays à travers le monde. La forte croissance de l’entreprise – la petite société d’hier occupant une seule personne est aujourd’hui une multinationale qui réunit 500 collaborateurs – n’aurait jamais été possible sans l’exportation de ses biens. Interview avec le fondateur et directeur de l’entreprise Contrinex, Peter Heimlicher. Comment Contrinex a-t-elle réussi à s’implanter à l’étranger ? Peter Heimlicher : La vente à l’étranger reposait initialement sur des distributeurs. Cette manière de procéder à changé de façon radicale avec la création de la première filiale en France en 1996. Ensuite, d’autres filiales ont vu le jour, tout d’abord dans les principaux marchés traditionnels d’Europe (Allemagne, Italie, Grande- Bretagne), ainsi qu’aux USA, au Japon et en Corée du Sud, puis dans les pays à forte croissance économique tels que la Chine, le Brésil, le Mexique et l’Inde. A l’heure actuelle, Contrinex dispose de 16 filiales réparties dans le monde entier. Que représente le secteur de l’exportation pour votre entreprise ? Le marché de l’exportation est à l’origine de notre processus de croissance et il demeure le moteur central de l’expansion de notre entreprise. Que changeriez-vous aujourd’hui, si cela était à refaire ? L’expérience nous a appris que les filiales s’identifient davantage à la marque Contrinex et à ses produits que les distributeurs, tout spécialement lorsqu’elles portent le nom Contrinex. Cela signifie que, en général, les ventes progressent plus rapidement en travaillant avec des filiales qu’avec des distributeurs. Par la même occasion, la coopération entre sociétés nationales renforce la marque commune. Notre croissance aurait probablement été bien plus rapide si nous avions créé nos propres sociétés plus tôt. Quels conseils donneriez-vous à de jeunes entreprises qui désirent exporter leurs produits ? 1. Identifier les principaux marchés potentiels. Il est vivement conseillé de se renseigner sur leurs caractéristiques spécifiques. 2. Assurer la protection de sa marque/ses marques dans les marchés potentiels. 3. Lorsque les marchés sont bien définis, rechercher les partenaires adéquats, c’est-à-dire des personnes de confiance qui connaissent bien le marché local. Un essai avec un ou plusieurs représentants est souhaitable car cela représente normalement peu de risques et des coûts minimes. Cette étape est véritablement la clé du succès. Sans un bon partenaire, pas de collaboration fructueuse possible. De plus, un mauvais partenariat peut nuire à la société. Portrait de l’entreprise Contrinex Allemagne Contrinex est un fabricant de détecteurs de proximité inductifs et photoélectriques à la pointe de l’innovation, leader mondial sur le marché des longues portées et des appareils miniatures. Depuis sa fondation en 1972, la maison Contrinex s’est concentrée sur le domaine des détecteurs pour applications industrielles. Contrairement à la centaine de concurrents se partageant le marché des appareils basiques, l’entreprise helvétique, sise à Givisiez (FR), a développé une gamme d’appareils dont les performances dépassent largement celles des appareils standards. Peter Heimlicher, CEO Suisse, siège principal 4. Ne pas se précipiter. En général, dans la phase de démarrage d’une entreprise, tant les ressources humaines que financières sont limitées. C’est pourquoi il est préférable de procéder étape par étape, afin de consolider les premiers pas et de faire profiter les pas suivants de l’expérience ainsi acquise. 5. Regarder vers l’avenir. De nouveaux marchés prometteurs sont probablement plus faciles à conquérir que des marchés déjà bien établis, où la concurrence est forte. Toutefois, ces marchés sont le plus souvent imprégnés d’une culture différente de la nôtre – d’où l’importance primordiale de choisir un bon partenaire. 6. Ne pas se laisser décourager par les revers éventuels. La connaissance du monde de l’exportation est le fruit d’un long apprentissage. Propos recueillis par Claudia Blackburn Créateurs No 9 Contrinex Chine 33



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 1Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 2-3Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 4-5Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 6-7Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 8-9Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 10-11Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 12-13Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 14-15Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 16-17Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 18-19Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 20-21Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 22-23Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 24-25Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 26-27Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 28-29Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 30-31Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 32-33Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 34-35Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 36-37Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 38-39Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 40-41Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 42-43Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 44-45Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 46-47Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 48-49Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 50-51Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 52-53Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 54-55Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 56-57Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 58-59Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 60-61Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 62-63Créateurs numéro 9 jun/jui/aoû 2009 Page 64