Créateurs n°9 jun/jui/aoû 2009
Créateurs n°9 jun/jui/aoû 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de jun/jui/aoû 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 7,1 Mo

  • Dans ce numéro : bon pour l'export.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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En face Fiche technique Dates clés de SCRASA 1961 Création de Scrasa à Genève 1986 Bouygues rachète Screg qui a alors deux implantations en Suisse, Scrasa à Satigny (GE) et Reymond à Nyon (VD) 1990 Rachat du groupe Losinger par Bouygues, et intégration de Scrasa et Reymond dans Losinger. 2007 MBO de Scrasa encouragé par Losinger Février 2007 Augmentation de capital et ouverture d’une filiale à Nyon (VD) Septembre 2007 Scrasa fête sa renaissance Statut : Société anonyme Domaines de compétences : Travaux routiers, Génie civil, VRD – Voirie et réseaux divers, Microtunnelier, Travaux sur site industriels, Travaux sans tranchée, Travaux environnementaux, Travaux spéciaux, Gravière, Recyclage matériaux Points forts : Importance du recyclage – Part prépondérante de l’innovation, de la recherche et du développement – Partenariat avec les entités publiques – Ecologie au travail, sécurité, bien-être, prévention, formation et qualité. Objectifs : L’environnement. Scrasa renforce sa politique environnementale afin de maîtriser ses impacts dans ce domaine, tout au long du cycle de vie de ses chantiers. info@scrasa.ch www.scrasa.ch 28 Créateurs No 9 SCRASA La Société de Travaux de Proximité (génie-civil, services, travaux environnementaux) et Gravière-Recyclage de Matériaux bien connue des Romands, dans le cadre d’une opération de Management Buy Out (MBO) assortie d’une augmentation de capital, est redevenue indépendante en début d’année 2007. Daniel Bel, président du Conseil d’administration, directeur de l’entreprise, en charge de la direction générale et du commercial de Scrasa, était directeur du génie-civil de Losinger Construction SA lors de sa participation au MBO. Daniel Loeffler : Pour une entreprise telle que la vôtre, quelles sont vos attentes par rapport au dispositif de soutien aux entreprises ? Daniel Bel : Vous pouvez nous apporter des aides matérielles, mais aussi de l’écoute et des conseils. Parce que vous êtes, à un moment donné, à même de nous dire, avec votre expérience, « voilà ce qu’on en pense ». Ce n’est certes point nos concurrents qui vont nous dire si on se trompe ! De même pour les banquiers qui, à priori, ne connaissent pas notre métier. Avec des gens tels que vous, qui avez une certaine connaissance de tous les métiers, de la finance et des autres aspects liés à la gestion d’entreprise, qui voyez passer entre vos mains beaucoup de dossiers différents, l’avantage est de clarifier nos besoins, et de toucher plus justement la bonne cible. D.L. : Mais, dans le cadre de votre MBO, vous vous êtes appuyé sur un business plan ? D.B. : Bien entendu, mais qui ne sert que pour les banquiers. Comme vous pouvez faire dire ce que vous voulez à votre business plan, sincèrement, il ne suffit pas. Les chiffres, il faut simplement bien les analyser, bien les comprendre. Et bien les vendre aussi. Du reste, notre business plan était modéré par rapport à nos résultats. Nous avions prévu 30, nous avons fait 40 millions. Nous avions prévu zéro de résultats, nous avons fait 4%. D.L. : Lors de la reprise de la société par son management, quel fut le soutien apporté par le dispositif cantonal ? D.B. : A cette époque, en rencontrant Serge Nouara de la FAE, nous avons bénéficié de l’écoute d’une personne qui avait le recul nécessaire et qui nous a expliqué quelles problématiques nous allions rencontrer. Nous connaissions notre métier et la vie au sein d’une multinationale. Pas celle d’une PME. « Lorsque vous aurez un problème d’informatique, nous expliquait-il, vous n’aurez plus l’informaticien de suite sous la main. Vous devrez vous débrouiller seuls. Pour un problème financier, vous ne téléphonerez pas au directeur financier mais directement à votre banquier. Relations bien différentes. Et tout le reste sera à l’avenant. Commencez par classifier vos problèmes. Si vous essayez de passer la seconde haie avant d’avoir passé la première, ou toutes en même temps, vous courrez à un échec certain. » Voilà le type de conseils qu’il nous a donnés. D.L. : Une opération de vente de société demande, dans des délais très courts, une analyse globale de celle-ci. La pression, au niveau des délais, a-t-elle été problématique ? D.B. : Effectivement, Losinger, tout en nous apportant son aide, voulait que cela aille très vite. Serge Nouara a étudié plusieurs scénarios qui, pour réussir, avaient besoin de mûrir. Il nous a expliqué que, faute de temps, cela serait difficile d’y arriver sans trouver et placer, au sein de notre Conseil d’administration, des gens pouvant nous aider. D’où, avec l’accord de Losinger puisque déjà chez eux, notre rencontre avec Nicolas Brunschwig, qui nous apporte sa connaissance du monde genevois et son expérience d’administrateur de diverses sociétés suisses, dont certaines dans le milieu du bâtiment. Celle de Jean-Pierre Gardiol qui, actif de nombreuses années au sein de Béton Frais Graviers et Sables, conjugue une connaissance approfondie des milieux de la construction et
Le service de la promotion économique gère la promotion de l’économie genevoise à l’intérieur et à l’extérieur du canton. Son nouveau directeur, Daniel Loeffler, précédemment conseiller aux entreprises au sein du SPEG, possède une expérience de consulting, tout particulièrement dans le domaine de la gestion des flux de production et de la mise en place de systèmes de calcul de prix de revient. Il a travaillé au CCSO en tant que chef de projet. des gravières-recyclages de matériaux. De Jean-Louis Roidot qui, après plusieurs postes de direction financière auprès de groupes actifs dans le domaine de la construction est, aujourd’hui, banquier d’affaires et administrateur de plusieurs sociétés de bâtiment – travaux publics. Et, bien entendu, celle de René Tour qui a fondé Scrasa en 1961 et en est actuellement administrateur. Confortée par eux et épaulée par la FAE lors de cette opération de MBO, notre équipe, Christophe Arnaud, Erick Meynet, Bruno Momplot, Philippe Sogno et moi-même, a pu montrer au banquier ce qui était bien, ce qui était risqué, et ce qui ne l’était pas. Et posséder une gravière était également un atout certain dans notre partie. D.L. : Maintenant que l’opération MBO est terminée, quelles sont vos attentes, par rapport au dispositif de soutien aux entreprises ? D.B. : Sur le plan du traitement des matériaux durables et sur celui de l’innovation. Ce sont deux axes importants sur lesquels nous nous appuyons. Il s’agit, chez Scrasa du DEVAREM (DEblais Valorisé en REMblais), un procédé de recyclage des déblais qui a remporté le 1 er prix de l’innovation en 2000 et le 1er prix de l’environnement en 2005. D.L. : L’innovation et le développement durable sont effectivement deux points sur lesquels le canton de Genève veut fortement sensibiliser les entreprises. D.B. : C’est là où nous avons un peu d’avance sur les autres. Il y a quelques années, nous fabriquions sans pouvoir vendre ces matériaux recyclés. Maintenant, avec la demande, nous avons du mal à en fournir. Nous allons jusqu’en SPEG Belgique trouver ce dont nous avons besoin. L’Etat à décidé de placer la barre à 30%, nous, c’est 40% que nous recyclons. C’est sur ce point que nous pouvons nous différencier de nos concurrents. Nous avons mis en place et présenté au Conseil d’Etat différents projets de recherche et d’innovation sur 5 ans. D.L. : Concernant ces projets, vous pourriez utiliser les structures de transfert de technologies pour lesquels des financements de la confédération existent. Et puis, la CTI. D.B. : Alors, voyons-nous vite à ce sujet. Il est vrai que nous ne sommes pas très forts sur le plan de la communication dans les entreprises, chez nous en particulier. Il nous faut sortir, rencontrer du monde dans les écoles, forums, conférences. Rencontrer les personnes qui connaissent et/ou utilisent ce type de financements, de supports. Et participer plus souvent aux Petits-déjeuners des PME et des Start-up de la CCIG et de la promotion économique. A chaque fois que nous y allons, nous y apprenons des choses. Propos recueillis par Jean Michel Garnier Fiche technique Mission : Soutenir les PME et les créateurs d’entreprises genevoises dans le développement de leurs projets, en s’appuyant sur les compétences des organismes partenaires qui allient professionnalisme, connaissance du tissu économique genevois et volonté de promouvoir l’esprit entrepreneurial et l’innovation. Mode d’intervention/prestations : Créateurs No 9 En face• Premiers conseils aux créateurs d’entreprises• Conseils aux entreprises en développement ou en restructuration• Conseils à la transmission d’entreprises• Accompagnement dans les démarches au sein de l’administration publique• Orientation vers les organismes financiers, de conseil, d’accompagnement ou de mise en relation• Organisation des « petits-déjeuners des PME et des Start-up », rencontres thématiques mensuelles• Editions de publications au service des entreprises et/ou des entrepreneurs Chiffres clés : Selon les données non-auditées récoltées en 2008, le Service de la promotion économique de Genève a participé à la mise en place, au démarrage et au développement de 190 projets. Partenaires : Incubateurs et organismes d’accompagnement : ECLOSION, FONGIT, GENILEM, OPI Organismes de financement : FAE, FONDETEC, ASECE Organismes de mise en relation et autres prestations : APRES, CCIG, FER, FORMACONSEIL, FTI, UNITEC, VENTURELAB www.ge.ch www.whygeneva.ch www.petitsdéjeuners.ch 29



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