Créateurs n°8 mar/avr/mai 2009
Créateurs n°8 mar/avr/mai 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de mar/avr/mai 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : que faire du business plan ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Profils de créateurs Bénévolat professionnel Près d’un Suisse sur deux fait du bénévolat. Que ce soit pour une institution ou, de façon plus informelle, en rendant service à ses proches, 2,8 millions de citoyens s’engagent pour les autres 1. En 2004, un postgrade en management des compétences sensibilise Emmanuelle Schenk à l’importance de l’échange des bonnes pratiques et du transfert de compétences. Désireuse de l’appliquer au domaine du bénévolat, elle crée Compétences Bénévoles en 2007, qui devient une fondation en 2008. Quelle est l’action de Compétences Bénévoles ? Emmanuelle Schenk : La fondation Compétence Bénévoles vient en aide aux institutions à but non lucratif qui souhaitent concrétiser un projet défini avec le concours d’un bénévole qualifié. Nous offrons cet accès à des compétences professionnelles grâce au soutien de nos parrains. Les bénévoles sont des actifs ou de jeunes retraités qui souhaitent mettre à disposition d’une cause culturelle, environnementale ou sociale leurs acquis professionnels. Dans le cadre du bénévolat et de sa professionnalisation, un échange de bonnes pratiques et de transfert de compétences permet aux institutions une utilisation optimisée de leurs ressources. Compétences Bénévoles veut ainsi contribuer à la pérennisation des institutions à but non lucratif. Qu’apportez-vous de nouveau ? Une impulsion professionnelle nouvelle et bénévole aux organisations bénéficiaires. L’utilisation optimisée de leurs ressources qui découle de cet échange leur permet de se concentrer sur leur activité principale. Une activité ciblée, de durée déterminée et en phase avec leurs compétences aux bénévoles. La participation au rapprochement du monde de l’économie et du bénévolat et la contribution à la pérennisation des institutions aux parrains. Vous faites le lien entre trois parties prenantes, les organisations à but non lucratif, les bénévoles et les parrains. Pouvez-vous expliquer leur rôle respectif ? Sans besoin, pas de demande ! Toute la dynamique provient des bénéficiaires. C’est leur besoin d’aide qui est à l’origine de tout le développement. Il ne s’agit en aucun cas d’une agence de placement de bénévoles. Au contraire, il s’agit de rechercher des bénévoles pour des organisations qui souhaitent concrétiser un projet à un moment donné. Ces dernières doivent remplir un certain nombre de conditions. Elles doivent entre autres être basées en Suisse romande, exister depuis plus de deux ans et compter en principe au moins un salarié pour que le transfert de compétences s’inscrive dans la durée. Comment fonctionne le processus de sélection de Compétences Bénévoles ? Les institutions nous contactent. Nous validons les pré-requis, puis les rencontrons pour élaborer les modalités de la collaboration. Elles passent ensuite par le Comité de sélection qui détermine la recevabilité de leur demande en toute indépendance et sur la base de critères bien définis. Si celle-ci est validée, nous recherchons le bénévole idéal que nous leur 1 Source : chiffres 2007 publiés par l’OFS qui concernent la population résidante de 15 ans et plus et à la CCIG. 8 Créateurs No 8 Emmanuelle Schenk présentons. Nous nous assurons régulièrement de la qualité de cet échange. A son issue, nous établissons un rapport de fin de collaboration qui met en lumière les indices de succès et les résultats obtenus. Et du côté des bénévoles ? Les bénévoles sont des actifs ou de récents retraités qui souhaitent partager leur savoir en s’investissant dans une action ciblée et ponctuelle. Ils n’interviennent que dans la phase de mise en place du projet. Ils dégrossissent le terrain, si je puis dire, en transférant leurs compétences professionnelles à l’institution bénéficiaire. Le but étant qu’à terme, ces connaissances soient acquises par ces institutions. Lorsque le but défini au préalable est atteint, la collaboration cesse et Compétences Bénévoles dresse un bilan. Comment couvrez-vous tous les champs de compétences ? L’équipe de Compétence Bénévoles dispose d’un réseau dans des domaines variés ; le mien touche plus précisément ceux de la communication et du marketing. Je collabore aussi avec des entreprises partenaires qui, tout en favorisant l’engagement social individuel, valorisent le savoir-faire de leurs collaborateurs. Elles deviennent alors un relais entre leurs employés et Compétences Bénévoles. Qui sont les parrains qui permettent à la fondation d’exister ? Il s’agit et s’agira d’entreprises, de parrains institutionnels ou de personnes individuelles. En tant que partenaires, ils participent au rapprochement du monde de l’économie avec celui du bénévolat et favorisent la pérennisation des organisations bénéficiaires. C’est grâce à leur soutien que la fondation peut venir en aide à davantage d’institutions. Notre objectif en 2009 est de pouvoir répondre à 30 sollicitations d’institutions. Et à l’horizon 2011, c’est près de 60 organisations que nous souhaitons aider. La recherche de parrains se poursuit ! Propos recueillis par Frédéric Vormus Carte de visite de Compétences Bénévoles en page 40 Laurent GUIRAUD
Une plateforme d’échanges Sous les hospices du service de la promotion économique de Genève et de son ministre de tutelle, M. Pierre-François Unger, ainsi que de Procter & Gamble, multinationale qui pratique activement l’open innovation à l’échelle mondiale, une plateforme d’échanges a permis de réunir secteurs publics et privés dans une même dynamique. Multinationales, PME, start-up et monde académique se sont retrouvés afin de favoriser et de renforcer la capacité d’assemblage des compétences présentes à Genève et dans la Lake Geneva Region. Parmi les orateurs, relevons notamment les interventions remarquées de Ian Hudson, Président DuPont Europe, Moyen-Orient et Afrique, Jesús Martin-Garcia, directeur d’Eclosion, François Conquet, directeur partenariats et licences précliniques Merck Serono, Adrienne Corboud Fumagalli, vice-présidente Innovation et Valorisation EPFL et Laurent Miéville, directeur d’Unitec. L’Open Innovation, un échange de savoir Les entreprises les plus compétitives font de plus en plus appel à une démarche dite « ouverte » en matière d’innovation. En complément de leurs propres centres de recherche & développement, elles se tournent vers l’extérieur et construisent de véritables réseaux d’innovation pour renforcer la performance de leur organisation. Chez Procter & Gamble, 42% des nouveaux produits intègrent au moins un élément majeur provenant de l’extérieur. « Nous allons acquérir 50% de nos innovations d’ici à 2010 » a notamment déclaré Jeffrey Weedman, vice-president External Business Development, P&G. Le rôle des pouvoirs publics dans les échanges entre acteurs de l’innovation Selon une étude récemment publiée par l’AmCham valorisant l’avantage compétitif de la Suisse en matière d’innovation à l’échelle d’une économie globale (Creative Switzerland ? Joint Study of the Swiss-American Chamber of Commerce and The Boston Consulting Group, ZH, December 2008) il apparaît que les secteurs les plus innovants contribuent pour un tiers au PIB du pays. Il est dès lors essentiel que les pouvoirs publics développent les conditions cadres nécessaires à la promotion d’une Suisse forte en matière d’innovation. Il en va de l’attractivité et de la présence pérenne des multinationales comme d’ailleurs du succès de nos starts-up les plus créatives. Pour tout contact : Service de la promotion économique Daniel Loeffler Directeur daniel.loeffler@etat.ge.ch Tél. 022 388 34 34 Procter & Gamble Frédérique Reeb-Landry Directrice des relations publiques Reeblandry.f@pg.com Tél. 022 709 73 91 Service de la promotion économique de Genève (SPEG) Actualité des partenaires Les défis de l’Open Innovation dans l’arc lémanique : Un enjeu capital pour le développement économique de la région A l’initiative de M. Pierre-François Unger, Conseiller d’Etat en charge du Département de l’économie et de la santé et de M. Giovanni Ciserani, Président de Procter & Gamble pour l’Europe de l’Ouest, un événement dédié à l’Open Innovation a rassemblé, le jeudi 15 janvier 2009, une centaine d’acteurs économiques de l’arc lémanique. Au travers de conférences et d’une table ronde, il y a été notamment relevé l’importance des synergies à développer entre les multinationales actives dans la région et les PME innovantes. Giovanni Ciserani et Pierre-François Unger Service de la promotion économique de Genève Le Service de la promotion économique de Genève a pour mission de favoriser la création d’entreprises dans le canton et de faciliter le développement des sociétés qui y sont installées. A l’écoute des besoins des multinationales et des PME menant des activités d’innovation, il favorise et renforce la capacité d’assemblage des compétences présentes à Genève et dans la Lake Geneva Région. Il est particulièrement actif dans le domaine de l’innovation au travers des plateformes de promotion BioAlps, AlpicT et Micronarc. Procter & Gamble P&G ou l’innovation dans le sang L’innovation est au coeur de la stratégie de développement de P&G, qui investit à un niveau inégalé dans son secteur ($ 2.2 milliards en R&D en 2008). Pour servir au mieux les besoins de ses consommateurs, P&G est passé à un modèle d’innovation ouvert « Connect + Develop ». La société continue à développer son expertise interne et emploie plus de 9000 chercheurs dans quelques 27 centres de recherche & développement, mais s’appuie également sur des idées et inventions de l’extérieur. Aujourd’hui, 42% des produits de P&G intègrent un élément majeur provenant de tiers, l’objectif étant d’atteindre le seuil de 50% à l’horizon 2010. P&G à Genève Depuis 1956, Procter & Gamble se développe sur Genève. En 1999, elle y crée son siège stratégique pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique. Avec plus de 2 550 employés de 68 nationalités, principalement suisse et européennes, P&G est à l’image de Genève, ouverte sur le monde. Au travers de ses marques leaders, P&G est présente dans le monde entier. 138 000 collaborateurs travaillent dans près de 80 pays. Créateurs No 8 9



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