Créateurs n°8 mar/avr/mai 2009
Créateurs n°8 mar/avr/mai 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de mar/avr/mai 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : que faire du business plan ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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En face Fiche technique 1986 Début d’activité dans une surface de 270 m2 1993 Transformation de la raison individuelle en société anonyme 1994 Acquisition du premier bâtiment : Halle 1 (700 m2) 2001 Construction de la Halle 2 (1200 m2) 2005 Construction de la Halle 3 (1100 m2) 2006 Automatisation de la production avec un magasin de stockage informatisé qui alimente trois centres de découpe et plusieurs centres de pliage. 2008• Création de Cantin Holding SA• Création de la société Cantin Assembling SA• Construction de la Halle 4 de 1500m2• Début de la nouvelle activité d'assemblage de machines industrielles• Surface de production : 4500 m2• Nombre de collaborateurs et collaboratrices : 42 Statut : Deux sociétés anonymes, Cantin SA et Cantin Assembling SA, regroupée dans Cantin Holding SA. Objectifs : Pour se diversifier, créer davantage de valeur ajoutée et trouver de nouveaux débouchés pour l’entreprise de tôlerie industrielle, Charles Cantin a lancé la société Cantin Assembling SA, qui se chargera de monter des machines. Caractéristiques : Le capital-actions est détenu par Charles Cantin et son épouse Edmée, qui le seconde dans tous les travaux administratifs. Aux yeux du patron, cela évite bien des tergiversations dans les développements. 52 Créateurs No 8 Cantin Holdig SA Claude Jorand : Cantin SA a connu le succès dans le domaine de la tôlerie industrielle, qu'est-ce qui vous a conduit à créer une nouvelle société avec Cantin Assembling ? Charles Cantin : Nous sommes spécialisés dans la tôlerie industrielle inox, acier et alu. Nous faisons des pièces pour différentes entreprises et niches, telles que Selecta, Electrolux, l’industrie automobile, les poids lourds, les techniques d’éclairage… Nous disposons d’un parc de machines extrêmement modernes nous permettant d’exécuter des pièces de tôlerie qui nous ont apporté le succès. Nous vendons tous nos produits en Suisse, mais je pense que 80% d’entre eux, une fois montés, partent ensuite sur le marché européen et dans le monde entier. Nous avons ressenti le besoin de pouvoir finir un peu plus les produits en créant la division Assembling de la holding. Nous allons utiliser les tôles que nous fabriquons dans la division Cantin SA pour les assembler avec Cantin Assembling. Nous avons déjà trouvé une nouvelle niche dans le photovoltaïque en assemblant des machines chargées de découper du silicium pour les panneaux solaires. Nous montons ces machines avec un châssis tubulaire, de la tôlerie, de la carrosserie, des bassins en inox… Ensuite, nous les livrons à notre client qui monte les moteurs, les armoires électriques…C.J. : Vous vous rapprochez donc du produit fini. Pourquoi ? C.C. : La valeur ajoutée est bien sûr meilleure et nous avons envie d’aller un peu plus loin dans le travail. Nous sommes actuellement en phase d’agrandissement et une fois que notre halle sera prête, nous allons bien sûr chercher à assembler d’autres produits.C.J. : Qu'apporte de nouveau Cantin Assembling par rapport aux sociétés concurrentes du même type ? C.C. : Nous allons développer de nouvelles manières de monter les produits en automatisant les Charles Cantin s’est lancé en 1986 et a créé sa société anonyme en 1993. Depuis, il n’a cessé de se développer. Il pratique une politique d’ouverture, conscient que l’accueil des partenaires et de la presse dans son entreprise est sa meilleure carte de visite. Sa devise : « On a de l’avance si l’on démarre alors que d’autres réfléchissent encore. » processus. L’idée centrale est de créer des étapes de production parfaitement définies et de faire avancer les machines plutôt que les hommes dans la chaîne de production. Quand le collaborateur arrive le matin, la machine sur laquelle il a travaillé le jour précédent a avancé et il est bien dans sa tête, car il a fini son travail. Il y aura une dizaine de stations. Chaque soir, à cinq heures, tous les outils sont sortis des machines et rangés à leur place. Notre opérateur doit avoir chaque jour en face de lui l’outillage nécessaire pour sa tâche et rien de plus. L’idée est de synchroniser le processus de montage. Cette méthode est calquée sur la production en chaîne, comme dans l’industrie automobile. Pour une entreprise de notre taille, ce n’est pas encore la règle. Toute la construction de la nouvelle halle a été pensée en fonction de cette méthode. Nous sommes en train d’automatiser le déplacement des machines pendant la nuit. Nous serons opérationnels dans quatre ou cinq mois. Nous avons connu le succès avec Cantin SA en appliquant des pratiques de production rigoureuses telle que la méthode Kaizen. Nous allons poursuivre dans cette direction.C.J. : Comment avez-vous financé la nouvelle société ? C.C. : Elle a un capital-actions de CHF 100 000, mais les locaux et les bâtiments appartiennent à Cantin SA (capital-actions de CHF 700 000). Les sociétés sont groupées dans Cantin Holding SA. Cantin SA investit CHF 3,6 millions pour les nouveaux bâtiments. C’est la base de notre politique : nous voulons réinvestir nos résultats pour développer notre entreprise. C’est motivant pour nos équipes de voir qu’il y a toujours quelque chose qui se passe dans la société. Pour financer nos développements, nous avons obtenu des crédits de la Banque cantonale de Fribourg avec qui nous avons de très bons contacts. Nous avons également toujours pu compter sur l’aide efficace de la Promotion économique du canton de Fribourg.
Capital Risque Fribourg SA Charles Cantin : Est-ce qu’une entreprise comme la nôtre pourrait être soutenue par Capital Risque et comment le serait-elle ? Claude Jorand : Ça pourrait arriver si vous estimiez que vous avez besoin de davantage de capital. Nous prenons des participations aux fonds propres d’entreprises novatrices en phase de création ou d’expansion, en entrant dans le capital-actions. Si c’était nécessaire, nous pourrions, dans un cas comme le vôtre, compléter le financement bancaire. Vous avez en tout cas les qualités requises. Vous êtes sans concurrence vraiment directe dans le canton, vous êtes une entreprise à bonne valeur ajoutée, vous êtes innovants, vous avez déjà obtenu le soutien d’autres organismes cantonaux reconnus, vous êtes bien installés dans le canton.C.C. : Pourriez-vous devenir actionnaire majoritaire ? C.J. : Non, jamais. C’est une règle absolue. On estime la société si sa valeur estimée le permet, on paie un agio. Si nécessaire, pour ne pas devenir majoritaire, nous pouvons parfois compléter notre participation au capital-risque par un prêt.C.C. : Comment « tourne » votre société ? C.J. : Elle ne tourne pas pour l’instant. Nous avons un but lucratif, bien sûr, sinon il s’agirait de subventions. Mais nous ne recherchons pas un profit rapide et à court terme. Notre différence par rapport aux banques est que nous prenons des risques qu’elles ne peuvent pas prendre. Nous ne donnons jamais d’argent à fonds perdu, mais nous pouvons bien sûr en perdre si l’actionnaire en perd aussi. Cette société de capital risque en main d’actionnaires proches de l’Etat de Fribourg est très particulière au canton de Fribourg.C.C. : Vos moyens ne vont-ils pas être trop rapidement épuisés ? C.J. : Non, les prêts se remboursent et une partie des entreprises a déjà racheté le capital que nous avions investi. Nous avons aujourd’hui une dizaine de participations. Il n’y a pas de terme absolu fixé pour le rachat. La restitution de capital se fait relativement souvent dans le cadre de fusions et de vente de l’entreprise. Nous pourrons avoir une vision plus claire après quinze ans d’existence.C.C. : Quel contrôle exercez-vous sur les entreprises ? C.J. : Nous n’entrons en général pas au conseil d’administration. Nous pouvons nous exprimer à l’Assemblée générale ou dans des contacts réguliers, basés sur des informations et rapports à fournir régulièrement (en général tous les trois mois).C.C : Privilégiez-vous certains domaines d’activités ? C.J. : Le canton est trop petit pour cela.C.C. : Sur quoi vous basez-vous pour vous déterminer ? C.J. : L’entreprise doit nous fournir un plan d’affaires d’une dizaine de pages. Dans une première phase, je traite directement avec les entreprises pour affiner leur dossier ; après étude, je rédige un préavis pour le conseil d’administration. L’entreprise est ensuite invitée à se présenter devant ce conseil et la décision est très rapide, voire immédiate, dans la plupart des cas. Propos recueilli par Charly Veuthey Carte de visite de Capital Risque Fribourg SA en page 29 Créateurs No 8 En face Claude Jorand, ancien directeur de banque à Fribourg, fondateur de l’antenne fribourgeoise de Genilem, est consultant pour Capital Risque Fribourg SA. Il aide les entreprises à préparer leur dossier et donne un préavis. C’est le conseil d’administration de Capital Risque Fribourg qui décide ensuite de l’entrée de la société dans le capital-actions d’une entreprise. Fiche technique Mission : Fondation en 1998 dans le cadre d’une action du gouvernement fribourgeois intitulée « Offensive pour le maintien et la création d’emplois » et comme complément aux « outils » existants (cautionnements, prise en charge d’intérêts, exonération fiscale, coaching, etc.). L’objectif de la société est le financement des fonds propres d’entreprises novatrices en phase de création et/ou d’expansion qui ont une activité durable dans le canton et qui sont sans concurrence directe dans le canton ou la région. Mode d’intervention:• Financement assuré pour la période de lancement (2-3 ans).• Prise de participations par un engagement bénéficiaire limité dans le temps.• CHF 750 000 maximum par dossier.• 1ère intervention en principe limitée à CHF 300 000 (de façon à permettre de suivre le développement ultérieur).• Participation minoritaire à moyen terme, pacte d’emption accordé aux créateurs pour reprise moyennant plus-value fixée par contrat (au minimum 10%). Chiffres clés:• Capital : CHF 7,5 millions• Participation actuelle : 10 entreprises• Nouvelles places de travail créées grâce à l’apport de Capital Risque Fribourg SA : env. 200 53



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