Créateurs n°8 mar/avr/mai 2009
Créateurs n°8 mar/avr/mai 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de mar/avr/mai 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : que faire du business plan ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Fiche technique Transfert de technologie universitaire Les universités et instituts de recherche sont un terrain fertile pour des inventions technologiques. Mais les hautes écoles n’ont ni l’ambition ni les moyens de développer elles-mêmes de telles inventions en produits commerciaux. Elles préfèrent passer le relais à des partenaires industriels dans le cadre d’un processus communément nommé « transfert de technologies ». En Suisse, les chercheurs académiques génèrent des centaines de nouvelles inventions chaque année 1. Pour permettre le développement des plus prometteuses d’entre elles en produits utiles à la société, la plupart des universités et centres de recherche possède aujourd’hui des bureaux de transfert de technologie, où des professionnels accompagnent les chercheurs durant toutes les étapes complexes de la valorisation de leur invention. Sélectionner les inventions les plus prometteuses Comment un chercheur académique peut-il faire profiter la société de son invention ? La première chose à faire est d’informer le bureau de transfert de technologie de son institution. Les professionnels en transfert de technologie commencent par évaluer les chances de succès de l’invention : quel est son potentiel commercial ? Est-elle suffisamment développée ? Peut-on la protéger ? Quels types de partenaires seraient susceptibles d’être intéressés ? Protéger l’invention Plus le développement d’un produit est long et coûteux, plus il est important de protéger l’invention qui en est à l’origine afin d’éviter la concurrence. Pour des résultats issus de la recherche universitaire, cette protection se fait typiquement à travers des brevets, mais les marques et le droit d’auteur sont d’autres façons de protéger certains types d’invention. Le droit d’auteur ou copyright est par exemple couramment utilisé pour la protection des logiciels. L’obtention d’un brevet peut prendre plusieurs années et coûter plus de CHF 100 000, c’est pourquoi il faut toujours prendre la décision de breveter une invention en relation avec ses perspectives commerciales. Trouver le bon partenaire Les deux voies typiques pour la commercialisation d’une invention académique passent par la création d’une start-up ou par une licence à une société existante. Dans les deux cas, l’institution académique octroie une licence d’exploitation à une société. La décision d’aller dans une direction plutôt que l’autre dépend de plusieurs facteurs parmi lesquels le type de technologie, les envies entrepreneuriales de l’inventeur et le contexte économique du moment. La naissance d’une start-up correspond souvent au moment de la signature d’un contrat de licence entre la nouvelle société et l’institution. L’inventeur est le plus souvent fondateur de l’entreprise. Il reste parfois dans l’institution académique, ce qui est souvent le cas si l’inventeur est un professeur dont la carrière académique est florissante. Il s’agit alors de gérer d’éventuels conflits d’intérêts que cette situation pourrait générer. Les plus entrepreneurs des inventeurs décident au contraire de quitter le monde académique et d’accompagner le développement de leur invention dans la start-up. 26 Créateurs No 8 Si la création d’une entreprise ne semble pas opportune, il s’agit de trouver une société existante qui serait intéressée à développer l’invention. Dans cette étape de recherche de partenaire, le rôle de l’inventeur est primordial, d’une part pour envisager les développements possibles du produit, de l’autre de par les contacts privilégiés qu’il entretient avec certaines sociétés. Le bureau de transfert se sert également de son réseau pour proposer l’invention aux partenaires potentiels. Le contrat de licence Lorsqu’un partenaire commercial exprime un intérêt pour la technologie, différents aspects du contrat de licence doivent être négociés. Les clauses importantes de ce dernier comprennent le caractère exclusif ou non-exclusif de la licence, le montant du paiement à signature et annuel, les redevances (pourcentage sur la vente des produits), le domaine d’application de la licence, mais aussi des clauses de performance. En effet, l’institution veut s’assurer que le partenaire va engager les ressources nécessaires au développement de la technologie et à la commercialisation du produit. Un contrat de licence pouvant rester en vigueur pendant une longue période – jusqu’à 20 ans – il est essentiel qu’au moment de la signature les deux partenaires en perçoivent les termes comme étant justes et confortables afin d’éviter une discorde future qui pourrait nuire au développement du produit. Les revenus de la licence En Suisse l’institution, en tant qu’employeur du chercheur, est propriétaire de l’invention originale et des droits de propriété intellectuelle y relatifs. Si le transfert d’une technologie vers un partenaire industriel génère des revenus, que ce soit au moment de la signature de l’accord ou plus tard quand la société vend le produit correspondant, une partie (environ un tiers) de ce revenu ira au chercheur à titre personnel et une autre à son laboratoire. 1 Un listing des technologies disponibles au niveau suisse peut être trouvé sur le site web de swiTT, l’association suisse du transfert de technologies (http://www.switt.ch/html/technologies.php). Bureau de transfert de technologie Université de Genève/Hôpitaux Universitaires de Genève Céline Lafourcade, associée aux transferts de technologies, Unitec
Venturelab Trois modules de formation pour mener votre start-up de l’idée au succès Start-up cherche capitaine – « venture challenge » Début 2009, la Haute école ARC de Neuchâtel et les universités de Fribourg, Genève et Lausanne organisent « venture challenge », un module de cours gratuit adressé aux étudiant(e)s, doctorant(e)s, post doctorant(e)s, membres de l’université et des hautes écoles spécialisées qui envisagent sérieusement de créer une start-up. Le module « venture challenge » comprend 14 workshops intensifs au cours desquels des experts professionnels enseignent aux participants tout ce qu’il faut savoir pour guider une start-up, basée sur une bonne idée, vers la réussite. Chaque semaine, un sujet différent propre à la création d’entreprise est traité. De l’analyse des opportunités commerciales au financement, en passant par le marketing, le droit, la fiscalité et même la comptabilité, aucun aspect n’est laissé de côté. Un workshop est également consacré à l’élaboration d’un business plan, document souvent primordial pour obtenir des financements. Afin de garantir un travail optimal, le nombre de participants est limité et la priorité est donnée aux candidats disposant déjà d’idées commerciales concrètes dans le secteur high-tech. Les participants travaillent en équipe et tirent les enseignements d’exemples pratiques concrets. Donnez toutes les chances de succès à votre projet d’entreprise - « venture plan » Dans le module « venture plan », les entrepreneuses et entrepreneurs potentiel(le)s développent une stratégie claire en cinq jours, répartis sur un mois. Cette formation, organisée trois fois par année, permet aux participants de trouver des outils indispensables au développement d’une start-up, de répondre à leurs problèmes individuels et d’établir un business plan qui convaincra les partenaires. Durant ces sessions, qui ont lieu en partie à Lausanne et à Genève, les participants cristallisent leurs plans et apprennent à analyser les opportunités. Ils reçoivent en parallèle un feed-back détaillé sur le plan d’affaires établi. Lors du dernier cours, ils présentent leur projet devant des expertes et experts de la CTI Start-up et des principaux acteurs économiques. Les meilleurs peuvent être sélectionnés pour bénéficier d’un coaching intensif et sur mesure, qui les mettra sur la bonne voie pour obtenir un financement. Cette formation s’adresse en priorité aux start-up à fort potentiel d’innovation et de croissance. Des critères de sélection tels que le degré d’innovation ainsi que les ambitions de croissance sont pris en compte afin de retenir les meilleurs projets. Au terme de ce module, les participants au « venture training » seront sélectionnés. Créateurs No 8 Formation Certains ont des idées visionnaires mais manquent des connaissances de base pour créer leur start-up. D’autres ont besoin de conseils pour monter un plan d’affaires solide. D’autres encore trouveraient avantage à un coaching pour mettre en œuvre leur plan d’affaires. L’agence nationale pour la promotion de l’innovation CTI, en collaboration avec les universités, les EPF et les écoles spécialisées offre des modules gratuits de formation qui peuvent aider des créateurs pleins d’idées à mener leur start-up vers la réussite. En route pour la croissance – « venture training » Le module « venture training » met l’accent sur l’exécution du plan d’affaires et sur la mise en œuvre de la stratégie de croissance. Parallèlement à l’acquisition d’un savoir-faire pratique et d’outils de gestion, les participants valident pour leur projet un plan de croissance et acquièrent des connaissances essentielles à la gestion d’une entreprise. Le dernier jour du module « venture training », ils présentent leur projet devant des membres de la CTI Start-up et des investisseurs potentiels. Ces présentations sont un tremplin vers l’obtention d’un financement permettant leur développement. Ce module de cinq jours répartis sur un mois se déroule trois fois par année, dans le canton de Vaud. Sophie Haerri Pour plus d’information, consultez la liste des formations sur : http://venturelab.ch 27



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