Créateurs n°8 mar/avr/mai 2009
Créateurs n°8 mar/avr/mai 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de mar/avr/mai 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : que faire du business plan ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER - Ce qu’ils en pensent Vous semblez entendre qu’un business plan s’adresse plus à celui qui l’écrit qu’à l’extérieur ? En effet, l’entrepreneur pense écrire un business plan pour des banquiers ou des investisseurs alors qu’il le fait en premier lieu pour lui. C’est un outil de pilotage qu’il doit surveiller du coin de l’œil pour s’assurer qu’il ne s’éloigne pas de la ligne qu’il s’est fixée. C’est un outil d’autoanalyse. Qu’est-ce qu’un investisseur va lire en premier ? Il va regarder en premier lieu l’executive summary, les deux pages de résumé du projet. Surtout les business angels, qui le liront comme le résumé d’un livre. C’est une partie sur laquelle il faut s’attarder pour qu’elle soit percutante. On doit la rédiger en dernier, quand toutes les informations ont été récoltées. Ce résumé devra faire ressortir le potentiel de l’entreprise. 20 Créateurs No 8 Quel aspect devra-t-il avoir ? Je pense que les business plan les plus percutants ne font qu’une dizaine de pages. Il ne s’agit pas de donner le plus d’informations sur les faits et gestes de l’entreprise. Le business plan doit pousser à être synthétique. Plus il y a de pages, moins l’entrepreneur a trié les informations. L’apparence du business plan reflète l’image de la société que son créateur souhaite lui donner. J’ai déjà reçu des business plan sous forme de Powerpoint. Tous les thèmes y étaient abordés en quelques phrases. Cela montrait un projet pensé. Le business plan porte aussi sur le futur. Comment de telles prévisions peuvent-elles s’avérer exactes, a fortiori lors d’une création ? Le futur est très difficile à définir. Les créateurs sont souvent trop optimistes quant au temps dont ils auront besoin pour arriver à des résultats. Coopérative romande de cautionnement – PME Le plus important pour le lecteur, c’est la vision de l’entrepreneur. Il doit montrer où il souhaiterait aller. Il y a ensuite le plan d’action, relatif aux moyens qu’il va mettre en place pour arriver à cette vision. C’est la cohérence qui va déterminer la qualité d’un business plan. On juge davantage les capacités de visionnaire de l’entrepreneur que l’entreprise même. Dans le cadre des sociétés que l’on a suivi et qui ont trouvé du financement, la personnalité de l’entrepreneur est prédominante. Le produit est secondaire. Je préfère avoir un entrepreneur avec un produit moins sexy qu’un bon produit avec un mauvais entrepreneur. Propos recueillis par Frédéric Vormus Le business plan est un document qui peut se révéler fort utile lorsque l’entreprise recherche des fonds, notamment dans le cadre d’une demande de crédit cautionné. Il constitue, pour le banquier et sa caution, une base solide pour juger de la pertinence du projet. Mais la rédaction d’un plan d’affaires est-elle vraiment indispensable à l’obtention d’un cautionnement ? M. Christian Wenger, directeur de la CRC-PME, nous fait partager son point de vue. Christian Wenger A votre avis, quelle est la principale utilité d’un business plan dans le cadre de la création d’une entreprise ? Christian Wenger : Un business plan peut avoir de multiples fonctions et être destiné à toutes les personnes intéressées : partenaires, banque, CRC-PME et entrepreneur lui-même. Il décrit la stratégie adoptée par l’entreprise, clarifie les objectifs et formule les mesures nécessaires pour les atteindre. C’est bel et bien une projection et une estimation d’une série d’actions dans le futur au sein d’une activité donnée. Idéalement, à quel moment et celui-ci doit-il être rédigé ? De mon point de vue, le business plan devient indispensable lorsque l’entreprise est à la recherche de fonds. En effet, un dossier de crédit doit être composé d’un ensemble de documents et d’informations nécessaires au banquier et à la CRC-PME pour juger s’il est bon ou non de financer le projet. Contrairement à ce que certains s’imaginent, l’évaluation d’une demande de crédit porte autant sur des données quantitatives que qualitatives fournies par l’entreprise.
Pour être recevable auprès de la CRC-PME, qu’est-ce que un business plan doit impérativement contenir ? Premièrement, il doit faire ressortir les éléments d’appréciation relatifs à l’entreprise, tels que les renseignements sur les animateurs, les chiffres clés, l’organisation, les produits et les services, les marchés, la concurrence, la fabrication et les états financiers. De même, le business plan doit identifier, définir et évaluer le projet, principalement en termes de rentabilité et d’équilibre financier. Quels sont les principaux éléments auxquels vous prêtez attention à la lecture d’un business plan ? Nous examinons avant tout sa cohérence, par une comparaison entre les indications fournies dans le business plan et les dires de l’entrepreneur. Un manque de cohérence peut traduire des incertitudes, voir un irréalisme total. Un business plan doit refléter une vision objective du projet d’entreprise. Comment jugez-vous son réalisme ? Nous établissons un diagnostic sur la base d’une approche fonctionnelle de l’entreprise, qui prend en compte la logique du chef d’entreprise, sur une analyse économique, qui permet d’apprécier la cohérence des choix opérés par l’entreprise en relation avec sa stratégie et son environnement, ainsi que sur une analyse financière complète du projet. Serait-il envisageable d’adresser une demande de cautionnement à la CRC-PME en l’absence d’un business plan ? Absolument ! Dans ce métier, nous ne devons jamais perdre de vue les réalités de l’entrepreneur. Une micro, voire une petite entreprise, n’a pas le temps ni les moyens de s’investir dans la rédaction d’un business plan. Pour que la CRC-PME puisse statuer sur un dossier, une présentation écrite sommaire de l’entreprise, de son activité et de ses projets d’évolution est donc suffisante. DOSSIER - Ce qu’ils en pensent Que répondriez-vous à un entrepreneur qui dit « ne pas avoir le temps » de rédiger un business plan ? A nouveau, cela dépend de la taille de l’entreprise. Mais nous préférerons clairement un entrepreneur pragmatique, orienté clientèle, qu’un rédacteur de plan d’affaires absent du terrain. Créateurs No 8 Propos recueillis par Sandy Wetzel « Le business plan doit faire ressortir les éléments d’appréciation relatifs à l’entreprise, tels que les renseignements sur les animateurs, les chiffres clés, l’organisation, les produits et les services, les marchés, la concurrence, la fabrication et les états financiers » 21



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