Créateurs n°8 mar/avr/mai 2009
Créateurs n°8 mar/avr/mai 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de mar/avr/mai 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : que faire du business plan ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER - Pourquoi ? Le business plan, un atout « séduction » pour convaincre les investisseurs Peut-on se passer d’un business plan ? La réponse qui vient immédiatement à l’esprit est OUI, évidemment. Toutefois il est bien des situations dans lesquelles ce fameux plan d’affaires vous sera demandé, voire aura permis, sans être demandé, de conclure une transaction. Au lieu de voir cette tâche fortement introspective comme une corvée obligatoire, essayons d’en saisir les apports réels. Obligatoire ou conseillé ? Il est bien clair que certaines sociétés n’auront jamais besoin d’établir le moindre business plan et que cela ne leur portera aucun préjudice mais, dans tous les cas suivants, il nous semble opportun de prendre le temps de réaliser ce document:• Recherche de fonds (publics ou privés) Obligatoire• Aides étatiques diverses (allégements fiscaux, subventions…) Obligatoire• Recherche d’alliances commerciales Conseillé• Recherche de cadres et de dirigeants performants Conseillé• Vente de l’entreprise Conseillé• Acquisition d’une entreprise Conseillé Pourquoi est-ce utile ? Nous avons tous, légitimement, le sentiment immédiat que point n’est besoin de tout faire et que de simples budgets d’exploitation et de trésorerie sur cinq ans doivent suffire. C’est oublier, d’une part, que le business plan représente l’occasion rêvée de formaliser nombre de points qui n’avaient jusqu’ici jamais été mis à plat, de se questionner sur le placement de notre entreprise sur le marché, sur son développement dans le futur proche et moins proche, de faire le bilan de nos forces et de nos faiblesses. Il peut en cela se révéler un fil d’Ariane très utile en termes d’analyse des activités et de réalisation des objectifs. D’autre part, le nombre toujours croissant de projets (création et développement d’entreprises) oblige les entrepreneurs à présenter à leurs divers interlocuteurs financiers un document de séduction synthétique qui permet de se faire une idée rapide mais précise du projet dans lequel ces derniers vont peutêtre investir et ainsi de se positionner en bonne place pour voir leur projet aboutir. Un business plan selon trois axes La rédaction d’un business plan est une étape fondamentale lors de la création d’une entreprise et de son expansion. Il s’articule en général autour de trois axes et demande une réflexion poussée sur le projet : 18 Créateurs No 8 Pascal Bregnard, Ing. EPF diplômé, Brevet fédéral d’agent fiduciaire. Directeur du département Fiduciaire chez E-Gestion SA Gare 36, 2012 Auvernier, Tél. 032 732 90 00, contact@e-gestion.ch 1. Le business model (niveau stratégique, vente et marketing, faire ou faire faire, étude des marges ou participations aux bénéfices, etc.) 2. L’estimation financière (détermination de la rentabilité, budgets, maîtrise des risques, besoin en personnel et qualifications requises, etc.) 3. La conviction et la séduction (communication aux partenaires, séduction du public visé, gain de confiance des interlocuteurs, etc.) Une fois ces éléments constitutifs d’un bon business plan intégrés, celui-ci devient un formidable moyen de convaincre un banquier, un investisseur, un partenaire, une administration… et finalement de sortir de la masse et de se faire repérer. Vous aurez montré que vous avez un projet, qu’il trouve sa place sur le marché, que vous avez les outils, les compétences et l’équipe à même de le mener à bien. Vous avez mis tous les atouts « séduction » de votre côté. Quel est donc un bon business plan ? Il n’y a pas de recette absolue. Chaque projet étant unique, il est important que le vôtre, dans sa globalité, pas seulement en terme de bénéfices supposés d’exploitation et de retour sur investissement, soit séduisant, qu’il dégage quelque chose, qu’il se singularise. Et si les chiffres sont importants pour les premiers exercices d’exploitation, principalement afin de confirmer que le projet est viable et de quantifier le volume des investissements nécessaires, un bon lecteur de business plan ne devrait pas trop s’enquérir des projections chiffrées à plus de trois ans. Il est déjà si difficile de faire le budget de l’année prochaine…
DOSSIER - Ce qu’ils en pensent Deux institutions, Genilem et la CRC-PME, expliquent l’utilité qu’elles donnent au business plan Coaching et business plan Jacques Métrailler est gestionnaire de l’antenne valaisanne de Genilem. Quotidiennement, dans son travail d’encadrement, il aide de jeunes entrepreneurs à rédiger leur business plan. C’est en cette qualité qu’il livre ses impressions. Qu’est-ce un business plan ? Jacques Métrailler : Ce document est la photo d’un projet d’entreprise ou d’une entreprise. Ecrit par l’entrepreneur, il montre l’état du projet ou, dans le cas d’une société déjà existante, son historique, son état du jour ainsi qu’une idée de son potentiel. Il est important que le business plan soit rédigé par l’entrepreneur parce qu’il détient toutes les informations. Le fait de l’écrire lui permet de prendre du recul. Il a la tête dans le guidon ; en analysant son projet d’entreprise, il perçoit des éléments auxquels il n’a pas pensé, il en voit les forces et les faiblesses. En tant que gestionnaire, comment l’utilisez-vous ? Je n’utilise pas souvent le business plan pour poser le diagnostic d’une société. Par contre, je vais proposer à l’entrepreneur d’en rédiger un, non seulement pour prendre du recul mais aussi pour traverser tous les thèmes de la création d’entreprise. C’est à ce niveau qu’il devient un outil de coaching. En tressant le business Jacques Métrailler plan, je peux rebondir sur des thèmes auxquels il n’aurait pas pensé. J’arrive aussi à déterminer les aspects sur lesquels il doit travailler. Je m’appuie sur le business plan pour déterminer les axes de coaching les plus nécessaires. Les têtes de chapitre sont les aspects les plus intéressants. Tous les grands thèmes doivent y apparaître (marketing, finance, RH, vente, production et gestion). D’ailleurs ces thèmes servent de support de notation dans le cas d’une demande de crédits bancaires. La banquier va les passer en revue et les noter avant d’octroyer un quelconque prêt. Combien de temps faut-il pour rédiger un business plan ? Si l’entrepreneur arrive très tôt chez Genilem, nous allons lui demander de travailler son business plan. Il y aura les têtes de chapitres, mais sans les réponses. On lui demandera de faire une étude de marché plus conséquente, d’allertrouver des clients potentiels pour connaître leurs besoins. La durée de rédaction dépendra du temps qu’il mettra pour trouver les informations manquantes. Des zones d’ombre devront être éclaircies. Cependant, le business plan devrait être en perpétuel remaniement car il n’est valable qu’à un moment donné. Il évolue en fonction du projet. Un entrepreneur m’a dit qu’il avait rédigé 18- 19 business plan pour faire une unique levée de fonds. q « Je n’utilise pas souvent le business plan pour poser le diagnostic d’une société. Par contre, je vais proposer à l’entrepreneur d’en rédiger un, non seulement pour prendre du recul mais aussi pour traverser tous les thèmes de la création d’entreprise » Créateurs No 8 19



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