Créateurs n°7 déc 08/jan-fév 2009
Créateurs n°7 déc 08/jan-fév 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de déc 08/jan-fév 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : faillite, comment l'éviter.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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D’ici et d’ailleurs Comment présenteriez-vous APRÈS ? Thierry Pellet : APRÈS s’est d’abord impliquée dans l’organisation des Premières Rencontres de l’Economie Sociale et Solidaire en novembre 2004. Deux ans plus tard, elle est devenue une chambre économique. Notre association compte plus de 200 organisations et entreprises auxquelles nous offrons un certain nombre de prestations. Tous les jeudi, une permanence de conseils et d’appui permet de répondre à toutes les questions de nos membres. Notre portail Internet leur offre de la visibilité. Nous éditons le guide du créateur de l’entreprise sociale et solidaire. Nous organisons également un café des bonnes pratiques tous les premiers mardi du mois où différentes thématiques sont abordées : politiques salariales, management participatif, fixation des prix. Nous prévoyons en outre de développer l’accompagnement d’entreprises. En parallèle nous déployons une activité d’explication et de diffusion de l’économie sociale et solidaire. Pourriez-vous nous en dire un mot ? L’Economie Sociale et Solidaire (ESS) est née au 19 e siècle de l’associationnisme ouvrier et paysan qui a donné les mutuelles et les coopératives. Il s’agit d’un troisième secteur à côté du secteur public et de l’économie privée à but lucratif. Ce « tiers secteur », comme il est parfois appelé, se détermine essentiellement par ses valeurs. Il cherche à replacer l’être humain au centre de son fonctionnement et est basé sur des critères éthiques, sociaux et écologiques. Les entreprises qui la défendent sont liées à un territoire et n’ont pas de but lucratif ou alors de façon très limitée. Vous parlez de lucrativité limitée. La lucrativité est-elle donc mauvaise ? Pas du tout ! Les sociétés qui ne sont pas dans notre chambre ne sont pas mauvaises, il n’y a pas que nos membres qui soient sociaux et solidaires. Nous ne 56 Créateurs No 7 APRÈS : sociale et solidaire La Chambre de l’économie sociale et solidaire (APRÈS) est la première chambre de ce type en Suisse. Désireuse de promouvoir et de renforcer cette économie alternative, elle compte aujourd’hui plus de deux cents membres actifs dans tous les secteurs. Rencontre avec Thierry Pellet, son Secrétaire général. nous pensons pas vertueux. Nous voudrions simplement voir la reconnaissance de ce « tiers secteur ». Nous ne nions pas qu’il y ait d’autres façons de fonctionner. On se perçoit en articulation avec le reste de la société et du tissu économique plutôt qu’en concurrence. Ceci dit, dans nos 217 membres, il y a de sensibilités différentes. Certains sont très critiques vis-à-vis des structures à but lucratif et d’autres en sont plus proches et parlent de complémentarité. Thierry Pellet (à droite) lors de la remise de la Bourse du Développement Durable 2006 à APRÈS pour son portail internet On essaie de faire des ponts. Nous faisons partie d’un ensemble économique plus large puisque l’ESS occupe près de 10% des emplois à Genève. Vous restez pourtant estampillé « gauche » ? Non, nous voulons sortir du clivage gauche-droite. Nous essayons, dans notre comité, d’avoir des gens de tous les bords politiques, de rassembler toutes les familles autour de la table. On peut seulement dire que l’on est une chambre économique des entreprises à but non lucratif mais cette notion dépend beaucoup de ce que les gens imaginent. D’ailleurs, aucun parti politique ne peut devenir membres. Comment fonctionnent les entreprises membres d’APRÈS ? Les entreprises doivent remplir certains critères pour pouvoir être sociales et solidaires : 1. Elles doivent garantir une autonomie de leur gestion. Ainsi les structures exclusivement subventionnées ne peuvent pas en faire partie 2. Elles sont non lucratives ou à lucrativité limitée. Les coopératives peuvent redistribuer une part de leurs bénéfices aux coopérateurs, le reste étant attribué aux réserves. Dans le cas de Sàrl, nous en discutons au cas par cas. Nous examinons leur répartition des bénéfices. 3. Leur finalité doit être au service de la collectivité. 4. Les fondements démocratiques doivent y être respectés. Dans le cas d’une coopérative, chaque coopérateur bénéficie d’une voix lors de l’AG. Est-ce que la crise actuelle vous donne raison ? C’est facile de triompher. Je veux rester modeste. Nous nous inscrivons dans une mouvance. Depuis plus de 30 ans, des rapports, des études disent qu’il faut reconnecter les choses avec du sens. L’économie ne peut pas ignorer le social ou l’environnement. Aujourd’hui, nous avons gravement franchi les lignes rouges. Je ne suis pas persuadé qu’il fallait que des gens perdent leur épargne pour pouvoir faire entendre notre message. Plutôt que d’avoir raison sur l’analyse, nous aimerions offrir un bout de réponse en construisant des pratiques qui permettent d’offrir des alternatives. Sur Genève, nous essayons simplement de rendre visible cette alternative. Propos recueillis par Frédéric Vormus
L’université est mandatée pour faire des recherches et transmettre du savoir aux étudiants. Pour les diplômés, leur première expérience professionnelle est souvent leur première place de travail. Il s’agit d’un vrai problème. La solution est à chercher dans la fondation d’utilité publique de l’IVE – Institut Valeurs et Esprit d’entreprise. L’IVE offre aux étudiants des Universités et de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich et des Hautes Ecoles Spécialisées de Zurich, Berne et Fribourg l’opportunité d’une expérience professionnelle exceptionnelle. L’IVE organise:• des conférences avec des entrepreneurs sur des sujets comme : « les critères personnels importants pour un succès durable » • des workshops sur le thème : « Ce qu’un jeune entrepreneur doit savoir » en français et en allemand. Ces cours sont gratuits pour les étudiants.• des stages d’un an comme assistants d’un cadre de la direction chez des entreprises partenaires. En bref, l’IVE réussit à affirmer la personnalité des jeunes personnes entre 17 et 25 ans en leur faisant comprendre les relations entre les différentes disciplines acquises à l’université et en les appliquant avec succès à la pratique professionnelle. Pour un futur durable les entreprises ont besoin de jeunes talents L’IVE est dirigé par des étudiants pour les étudiants avec l’assistance d’un professionnel et le soutien d’un secrétariat. Laboratoire d’expérience, l’institut cherche toujours des conférenciers, offre des places de stages d’assistant de direction et des dons pour réaliser sa vision : la durabilité de l’entreprise, basée sur des valeurs éthiques. Dr. Hans Ulrich Pestalozzi Profil du Dr. Hans Ulrich Pestalozzi Né à Berne en 1941, M. Pestalozzi a fait son doctorat de droit à l’Université de Zurich. Après plusieurs années à Londres et à Rio de Janeiro comme avocat d’affaires, il rentre en Suisse en 1991 et est nommé directeur chez AMCV à Vevey, puis CEO de Bayer International SA à Fribourg, une entreprise de trading internationale de produits chimiques et polymères. Il a aussi été membre de divers conseils d’administration. Il a complété sa formation juridique par des cours en sciences économiques et en leadership chez des professeurs de Harvard, INSEAD et IMD. Sociophile Constamment les offres pour une place de travail requièrent une certaine expérience professionnelle préalable. Des ingénieurs, des informaticiens ou des mécaniciens par exemple manquent en Suisse. Si un jeune professionnel cherche un travail, il n’est souvent pas accepté par manque d’expérience. Nous sommes à la recherche d’enseignants experts en vision/stratégie, en finance ou en marketing. Ils sont les bienvenues et peuvent s’annoncer nous atteindre à pestalozzi@iveinstitute.org. Créateurs No 7 57



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