Créateurs n°7 déc 08/jan-fév 2009
Créateurs n°7 déc 08/jan-fév 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de déc 08/jan-fév 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : faillite, comment l'éviter.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Que sont-ils devenus ? Lorin Voutat En 2002, Lorin Voutat est un connaisseur du monde de l’entreprise : il a participé à l’ouverture de la première succursale de Sanofi au Vietnam, travaillé plusieurs années dans une agence de communication et s’est finalemement associé, avant de se séparé, dans un projet de start-up. Il est en attente de la bonne oportunité quand l’un de ses amis lui parle de son filleul Marco Ricca et de ses deux copains, Cédric Renouard et Martin Vuagnoux qui viennent de passer leur matu mais qui sont surtout des hackers à la réputation bien établie. Ils ont un projet de société auquel Lorin Voutat décide de s’associer. Quand on lui demande ce qui l’a poussé à lier son destin à celui de jeunes de moins de 20 ans, il répond, le plus naturellement du monde : « Techniquement je n’avais pas de compétences. Je comprenais simplement la très forte plus-value du produit. Ils sortaient du collège mais on voyait qu’ils étaient plus que talentueux. D’ailleurs le risque n’était que de 6 mois, ce n’était donc pas grave. A l’époque j’avais des économies de côté, suffisament de temps. Au pire je n’aurais perdu que 6 mois. » Ilion est né de l’union de l’innovation technologique et de l’expérience entrepreneuriale. 54 Créateurs No 7 L’odyssée d’ilion Aucune muraille informatique ne résiste La société fait de l’audit de sécurité informatique. Elle ne vend ni solution ou matériel de protection ni n’implémente les recommandations faites aux grands groupes qui la consultent. Elle garde ainsi une indépendance totale qui crédibilise son travail de sensibilisation à la gestion du risque des systèmes d’informations. Le cheval de bataille d’ilion est le test d’intrusion qui permet de déceler les failles des systèmes de sécurité informatiques et d’évaluer le niveau de risque. A partir d’une simple adresse Internet, l’équipe de spécialistes d’ilion simule une attaque de hackers telle que pourrait la subir chaque entreprise. A ce jour, le team d’ilion peut se prévaloir d’un taux de réussite proche de 100%, aucun dispositif ne leur ayant jamais résisté. Cet incroyable pourcentage lui a permis d’acquérir plus d’une centaine de clients en Suisse ou à l’international, dans les « Ilion est né de l’union de l’innovation technologique et de l’expérience entrepreneuriale » Lorsque qu’un quadragénaire gestionnaire d’entreprise rencontre trois génies de l’informatique qui viennent de passer leur maturité, cela donne ilion Security SA leader mondial du test d’intrusion, cheval de Troie des grandes entreprises pour étrenner leur système de sécurité informatique. domaines bancaires, financiers, médicaux ou pharmaceutiques, jusqu’aux gouvernements. Genilem, qui a soutenu entre 2004 et 2007 la jeune entreprise, a facilité certains contacts commerciaux comme en témoigne Lorin Voutat : « Je cherchais à approcher un potentiel client que je n’arrivais pas à joindre. Comme il appartenait à sa galaxie, j’ai appelé de la part de Genilem. La personne m’a répondu en me disant que puisque je téléphonais sur la recommandation de Genilem il était obligé de me parler. Il l’a dit sous forme de boutade mais ça m’a permis de mesurer l’étendu et la qualité du réseau de Genilem. » Une bonne stratégie, une croissance continue et les succès enregistrés n’ont pas manqué d’intéresser Lexsi, le premier groupe français de sécurité informatique, qui a finalement racheté ilion en avril 2008 avant d’être lui-même racheté par un Argos Soditic, un grand fonds d’investissement fin septembre. De nouveaux projets : IRIS et ADEYA Cette réussite a poussé le trio à se lancer dans de nouvelles aventures en fondant deux nouvelles structures totalement indépendantes. La première Iris SA (Internet Risk Insurances Solutions) offre aux PME le risque zéro sur Internet, mais surtout, leur simplifie grandement leur gestion informatique tout en réduisant drastiquement les coûts. Lors de l’achat d’un firewall, personne ne peut garantir l’absence de risques, IRIS le garantit grâce à une assurance qui couvre le risque résiduel. Lorin Voutat, l’explique : « Nous voulons être les premiers à offrir un Internet pur, totalement dépollué de tout ce qui pourrit la vie des utilisateurs. Nous avons développé un moteur de corrélation des risques qui nous permet d’être préventif plutôt que curatif. Un boîtier analyse les risques et lorsqu’un événement anormal se passe, une alarme se déclenche. Si malgré tout une intrusion devait avoir lieu et provoquer des dégâts, une assurance prendrait en charge les pertes occasionnées. » L’autre projet, Adeya SA, est aussi une première mondiale. Il s’agit d’une solution logicielle développée « in house » pour l’échange des données vocales. Elle garantit la totale sécurité des conversations avec un mobil et très prochainement la sécurisation des mails et des sms pour les Blackberry. Nul doute que ces deux dernières entreprises rencontreront le succès de leur illustre prédécesseur. Frédéric Vormus
Quatre, c’est la meilleure solution : cela permet de répartir les responsabilités et les soucis Une direction quadricéphale pour une start-up, de nombreux sceptiques ont pensé que cela ne pourrait pas fonctionner : « La répartition des rôles s’est faite de manière naturelle, en fonction des affinités et des compétences spécifiques de chacun. Aujourd’hui, je pense même que quatre, c’est la meilleure solution : cela permet de répartir les responsabilités et les soucis. Les discussions sont parfois vives, mais nous aboutissons toujours à un consensus efficace et réfléchi. Et puis, il y en a toujours un pour tirer les autres en avant, pour remotiver les troupes. » Ce modèle de direction n’empêche pas la société de faire preuve d’une grande flexibilité et d’une grande réactivité : « Les décisions importantes sont prises à quatre, mais en général, chacun prend ses responsabilités et décide pour son domaine spécifique. » La société est spécialisée dans le décolletage de précision et fournit essentiellement les domaines médical et de l’automobile. Elle a pourtant développé peu après le début de son activité un dioptre pour le tir sportif. Ce dioptre est aujourd’hui le plus précis sur le marché et est utilisé par les meilleurs tireurs du monde. Qu’est-ce qui a poussé les jeunes associés à développer un tel produit ? « Certes, c’est un produit marginal qui représente environ 3% de notre chiffre d’affaires. Mais le défi était intéressant, et nous avons eu l’opportunité de travailler avec deux ex-champions du monde de tir sportif : Daniel Burger et Pierre-Alain Dufaux. Et puis c’était une bonne carte de visite pour Mecatyp, un moyen de faire parler de nous. » Capital Risque Fribourg nous a donné plus de poids vis-à-vis des banques A son démarrage, Mecatyp a été soutenue par Genilem et Capital Risque Fribourg. David Egger, responsable de l’administration et de la gestion, a particulièrement apprécié le regard externe de Genilem : « De par leur expérience, les gestionnaires Genilem ont pu attirer notre attention sur certains points cruciaux, afin que nous ne répétions pas les erreurs qu’ils avaient constatées dans d’autres start-up. » L’apport financier de Capital Risque Fribourg n’a naturellement pas été négligeable, particulièrement dans la phase de recherche de crédits : « Cela a augmenté nos fonds propres, ce qui nous a donné plus de poids vis-à-vis des banques. » Que sont-ils devenus ? Direction quadricéphale, solution idéale ? 12 octobre 2001 : forts de leurs expériences respectives et de la complémentarité de leurs compétences, David Egger, Yvan Magnin, Olivier Plancherel et Michaël Paschoud décident de créer la société Mecatyp. Juste après les attentats du 11 septembre, la période n’est toutefois pas idéale. « Mais nous étions déjà très engagés, il n’était plus possible de faire demi-tour. C’était la plus mauvaise période pour démarrer, on a donc commencé modestement. La croissance n’a pas été aussi rapide que prévu, mais nous avons atteint aujourd’hui les objectifs que nous nous étions fixés. » A propos de Mecatyp Si on leur demande quel conseil ils donneraient à de futurs entrepreneurs, ils répondent : « Une entreprise, c’est un peu comme un enfant : on doit l’aider à grandir, la protéger, l’accompagner de jour en jour. Il ne faut donc pas avoir peur du travail et d’avoir des idées. » Mais l’essentiel, c’est de s’entourer des bonnes personnes, notamment au niveau de la gestion de la société : « Trop d’entrepreneurs ont des idées géniales, sont ultra-compétents dans leur domaine mais ne se concentrent que sur le développement et la production. Il faut faire les choses jusqu’au bout, ne pas oublier de chercher des clients, de faire des offres, de facturer et d’encaisser. » Samuel Clerc Créée en 2001, l’entreprise Mecatyp est spécialisée dans le décolletage de précision (décolletage CNC). La société développe et produit des pièces de 2 à 32 mm destinées en majeure partie aux domaines médical et de l’automobile. Mecatyp a également développé un dioptre pour le tir sportif en étroite collaboration avec deux anciens champions du monde. Ce dioptre est aujourd’hui le plus précis sur le marché. Mecatyp emploie une vingtaine de collaborateurs à Corbières, à proximité de Bulle. www.mecatyp.ch Créateurs No 7 55



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