Créateurs n°7 déc 08/jan-fév 2009
Créateurs n°7 déc 08/jan-fév 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de déc 08/jan-fév 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : faillite, comment l'éviter.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
Profils de créateurs En tant que créateur et PDG, pourriez-vous nous décrire Audiadis SA ? Guy Hausermann : Dans le secteur du commerce traditionnel et de la grande distribution, important demandeur d’animation, Audiadis SA a industrialisé et massifié la production des contenus multimédias en quatre domaines : la programmation musicale désignée, la réalisation d’annonces audio personnalisées, la réalisation de films et affiches dynamiques, ainsi que la production et diffusion de senteurs pour lesquelles nous avons un catalogue de plus de 1000 fragrances. A partir du logiciel AG2S, nous équipons nos clients d’un PC multimédia ayant accès à Internet haut débit et relié à la sonorisation générale du magasin et à un ou plusieurs écrans, de toutes tailles, situés dans le magasin. Par ce canal, chacun de nos clients accède à des pages de commandes des différents médias. Il reçoit ainsi, au choix, sa propre programmation musicale, ses annonces locales spécifiques (voix et fond sonore thématique), ses films ou affiches. En moins d’une heure, notre client diffuse ses programmes personnalisés dans son commerce. C’est ainsi que, grâce à Internet, nous animons le groupe Casino, situé sur l’île de la Réunion, à 11 000 kilomètres de Genève ! 4 Créateurs No 7 Séduire, même à distance Guy HausermannAudiadis, société basée à Carouge, fondée par Guy Hausermann, est spécialisée dans l’animation commerciale des commerces traditionnels et de la grande distribution. Quel a été votre parcours ? Et quel regard portez-vous sur celui-ci ? Consultant, à Paris, chez Georges Chetochine, puis propriétaire, durant onze ans d’un Intermaché, en Alsace, et enfin, fondateur d’Audiadis. Un parcours en fait fort simple – mais riche de rencontres – où j’ai su capitaliser sur mes expériences passées pour devenir performant sur le marché de la grande distribution. J’ai beaucoup donné de mon temps, de mon énergie, beaucoup travaillé, comme tous ceux qui créent leur entreprise. Et je n’ai jamais lâché même dans les périodes de doute. Car, lorsqu’on crée, le doute est toujours là. Cependant, la conviction l’emporte toujours. Quelles ont été vos réelles motivations dans la création de votre entreprise ? Avant de fonder Audiadis SA, j’étais propriétaire de mon supermarché Intermarché, en Alsace, une région très traditionnaliste. J’y ai pris conscience qu’il manquait dans les commerces un outil de communication directe et locale s’adressant aux clients en situation d’achat. J’ai donc commencé à m’enregistrer sur un lecteur cassette et à faire tourner en boucles sur la sono générale du magasin mes annonces personnalisée : « Michel, votre chef boucher, vous a concocté une superbe promotion… ». Les clients ont vite adoré. Et les managers de rayon me demandaient tous les jours de faire de nouvelles annonces. Nous étions en 1999, loin de l’Internet haut débit et de l’ADSL ! Plus je réalisais mes annonces et plus je me disais, au fond de moi, « si je pouvais faire parler un enfant pour la fête des mères… si je pouvais prendre l’accent italien pour vanter les mérites d’un bon jambon cru…. si je pouvais mettre un fond sonore thématique sur l’annonce pour théâtraliser… » Bref, Audiadis était né ! Et, business plan en poche (nécessaire pour trouver des fonds) je suis allé au bout de mon idée. Idée qui a séduit. Pourriez-vous nous donner les points forts montrant une cohérence entre votre parcours, votre entreprise, votre équipe et vos partenaires ? En un mot, quelles sont les valeurs qui se dégagent d’Audiadis ? Au départ, nous étions trois – Magali Ohayon, Nicolas Douchy et moi-même – à réaliser les annonces, les installations des magasins, la comptabilité, etc. C’était le royaume de la polyvalence. Et une aventure humaine avant tout. Notre groupe a grandi, toujours soudé. Je crois au fait qu’une grande communication est la garantie d’une forte cohésion. La réussite, nous la devons à toutes les personnes qui ont fait et font Audiadis. S’il fallait dégager des points forts d’Audiadis, je penserais à la puissance d’une idée et l’énergie qu’elle dégage, la conviction, la pugnacité, la confiance à donner aux hommes qui vous entourent, ainsi que la fidélité à nos partenaires. Et puis la vérité. En effet, j’ai toujours été conduit par la vérité. Actuellement, Audiadis, avec une équipe de 35 personnes, est le leader européen de la production d’annonces audio (plus de 300 000 annonces réalisée en 2007). Et nos clients se nomment Migros, Casino Magro, Système U, Intermarché, Carrefour, Auchan, Casino France, Procter et Gamble, Nestlé Waters… Liste non exhaustive, bien entendu. Propos recueillis par Jean-Michel Garnier Carte de visite d’Audiadis en page 38
Comment en êtes-vous arrivé à créer une entreprise dans ce secteur d’activités ? Eric Lucien : Mon parcours professionnel a été riche et diversifié, mais aussi très éprouvant : chef de projet, responsable d’une unité de développement et fondé de pouvoir au sein de grandes multinationales, puis créateur du PACTT en 1999, le centre de transfert de technologies de l’Université de Lausanne et du CHUV. Côtoyer de grands managers a stimulé mon envie de réussite. Par ailleurs, au cours des quatre ans passés au PACTT, j’ai eu l’occasion de suivre une douzaine de start-up. Mon tour était venu. Après avoir rejoint une première société dans le domaine des biotechnologies, Apoxis, revendue en 2007, une nouvelle opportunité s’est offerte à moi. Associé à un co-fondateur d’Apoxis, Jean-Pierre Rosat, et à l’inventeur de la technologie, Christian Schmidt, qui était alors à la recherche d’associés managers, je me suis donc lancé dans cette nouvelle aventure. En résumé, je n’avais aucune prédisposition à créer un projet dans ce secteur d’activités, seulement l’envie d’exploiter pleinement l’expérience acquise. Quels sont les éléments clefs du développement de picoDrill ? Nous sommes une petite équipe au bénéfice d’une solide expérience et d’une crédibilité. Nous avons donc la capacité de créer et de nous réorienter rapidement. Il s’agit d’un aspect extrêmement important dans le cadre du développement d’une technologie dont les applications ne sont pas encore clairement identifiées. En outre, nous disposons d’une forte propriété intellectuelle (quatre brevets déposés en 2004), que nous complétons avec les récents résultats techniques obtenus. Ces éléments ont lourdement pesé en notre faveur lors des premières recherches de fonds. En quelques mois, nous avons levé CHF 6.8 millions auprès de Business Angels et différents fonds de capital-risque. Cette confortable situation financière nous permet maintenant de nous concentrer sur les développements techniques et notre stratégie. Si, lors de nos premiers contacts avec Christian Schmidt, nous imaginions pouvoir percer du verre uniquement, nous avons maintenant identifié de nombreuses matières sur lesquelles nous pouvons travailler, notamment le silicium, ce qui nous ouvre la porte de multiples applications. Comment percevez-vous l’avenir de picoDrill ? Il est encore difficile de se prononcer. Nos investisseurs sont ouverts à divers scénarios de développement. D’un point de vue personnel, j’imagine le futur avec la mise en place d’un projet industriel sur un marché de niche à forte valeur ajoutée que nous aurons identifié. Et, parallèlement, de développer notre portefeuille de brevets et de licencier des tiers pour le passage à la phase industrielle des autres applications. Les fonds dont nous disposons devraient nous permettre de Profils de créateurs Propos recueillis par Sandy Wetzel Carte de visite de picoDrill en page 35 La percée grâce à des petits trous Une idée simple, réalisée à la perfection grâce à une technologie révolutionnaire. La jeune pousse lausannoise picoDrill, promise à un avenir florissant dans le domaine du perçage de trous nanométriques, en connaît quelque chose. Explications d’Eric Lucien, COO de la société. « Pico », un millionième de millionième et « drille », la perceuse. Deux mots qui résument parfaitement l’activité de perçage des plus petits trous jamais atteints, que développe depuis octobre 2007 la société picoDrill. L’idée est simple et le marché énorme. Six collaborateurs, quelques bureaux et laboratoires, une technologie solidement brevetée et plusieurs millions récemment investis permettront à picoDrill d’affiner ses procédés techniques et de mettre en place sa stratégie à l’horizon 2010. financer nos activités jusqu’en avril 2010. A priori, nous allons donc jusque-là opter pour une croissance limitée et notre business model évoluera peu. Mais ce sont avant tout nos actionnaires, avec l’aide de notre comité scientifique, le véritable cœur de la vision et de la stratégie de picoDrill, qui donneront les priorités sur les développements à entreprendre. Quel conseil donneriez-vous à des créateurs d’entreprise ? Sachez vous entourer des bonnes personnes ! Il est primordial de convaincre, avant votre marché, les faiseurs d’opinion, les gens qui ont réussi dans leur domaine, qui bénéficient d’une notoriété et d’une crédibilité face à vos investisseurs et partenaires industriels. C’est précisément la raison d’être de notre comité scientifique. Mais il est de plus primordial, non seulement de les consulter, mais surtout de les impliquer et les intégrer à part entière dans le développement et la réussite de votre projet, de les intéresser par votre dynamisme et le retour sur investissement que vous pouvez leur offrir, de les solliciter constamment, d’en faire vos ambassadeurs. Créateurs No 7 Eric Lucien 5



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 1Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 2-3Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 4-5Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 6-7Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 8-9Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 10-11Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 12-13Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 14-15Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 16-17Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 18-19Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 20-21Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 22-23Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 24-25Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 26-27Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 28-29Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 30-31Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 32-33Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 34-35Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 36-37Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 38-39Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 40-41Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 42-43Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 44-45Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 46-47Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 48-49Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 50-51Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 52-53Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 54-55Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 56-57Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 58-59Créateurs numéro 7 déc 08/jan-fév 2009 Page 60