Créateurs n°6 sep/oct/nov 2008
Créateurs n°6 sep/oct/nov 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de sep/oct/nov 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : de la formation à la création.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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En face Metavision Metavision Metavision Systems Sàrl, c’est Michaël Ohayon, Thomas Servettaz et Geste Informatique SA. L’entreprise a développé MyCast, plateforme logicielle qui offre la possibilité de gérer, planifier et diffuser des contenus multimédias à distance, en temps réel et de manière différenciée sur un réseau d’écrans. Fiche technique Fin 2006 : Création de l’entreprise 2007:• Développement de la plateforme logicielle MyCast• Prospection active du marché cible suisse et démonstrations en situation réelle• Soutien de Genilem 2008:• Finalisation de la première version : MyCast V.10.0 Statut:• Sàrl Objectifs : Délivrer un système logiciel conjuguant puissance, flexibilité et facilité d’utilisation, basé sur les dernières technologies du marché et répondant aux exigences de la communication actuelle Caractéristiques : - 3 associés (Michaël OHAYON, Thomas SERVETTAZ, GESTE Informatique SA) - Autofinancement 58 Créateurs No 4 Jérôme Favoulet : Que font les gens qui ne font pas appel à votre service ? Qu’est-ce que vous faites que vos concurrents ne font pas ? Metavision : Les écrans que vous voyez dans les supermarchés, par exemple, sont disposés par des régies publicitaires. Elles mettent en place des écrans puis recherchent des annonceurs externes en procédant à la vente d’espaces. Nous ne considérons pas les régies publicitaires comme des concurrents mais plutôt comme des partenaires ou des clients potentiels. Nous proposons à nos clients de pouvoir gérer eux-mêmes leur communication en leur offrant un logiciel, MyCast, d’une grande facilité d’utilisation. Il faut savoir que la plupart du temps les écrans que nous voyons ne sont pas gérés par un système efficace. Il s’agit souvent d’un dvd ou d’une présentation power point qui tourne en boucle. Notre système va plus loin. Il offre la possibilité de diffuser n’importe quel contenu en temps réel et sans conversion préalable. Le gain de temps est énorme ! J.F. : Vous vendez un logiciel qui permet de gérer avec plus de pertinence les messages publicitaires. Quels sont les gains pour les clients ? Meta. : Comme nous venons de le dire, un gain de temps énorme et également une augmentation de leur chiffre d’affaires pour certains d’entres eux. La prise de décision se fait à plus de 70% sur le lieu de vente. En stimulant l’envie d’acheter, il y concrétisation de l’acte d’achat. Notre système permet de diffuser les offres promotionnelles en fonction de l’état des stocks. Ça titille les services marketing de pouvoir gérer les messages en fonction des emplacements et des stocks. On cible mieux. De plus, le magasin peut rentabiliser le système en ouvrant le canal à des intervenants externes, comme certains fournisseurs qui sont intéressés à faire de la publicité directement sur leur lieu Michaël Ohayon et Thomas Servettaz de vente. Une marque de chaussures trouvera son compte à passer des annonces dans le rayon chaussures. A côté de cela, MyCast est utile pour la communication interne d’une grande entreprise. Via un réseau d’écrans disposés dans l’ensemble de ses succursales, il est facile de passer des messages aux collaborateurs, d’accueillir les visiteurs, de parler de l’actualité de l’entreprise ou de ses succès commerciaux. On anime la vie sociale de l’entreprise à la cafétéria, à la réception ou dans les couloirs. En somme, elle a la possibilité de concevoir sa propre chaîne de télévision en quelques clics. J.F. : Dernière question : quels sont les objectifs fixés pour fin 2008 ? Meta. : Nous voulons nous attaquer au marché genevois en priorité. Les entreprises que l’on vise ont la plupart du temps des succursales à l’étranger. Le projet pourrait prendre de l’ampleur par ce biais. Nous prévoyons de signer 3 ou 4 contrats cette année encore. Comme il s’agit de projets d’envergure, le processus de décision est souvent assez long. Nous sommes sur certains d’entres eux depuis plusieurs mois mais au début de notre prospection, nous n’avions pas de produit fini, 2007 et 2008 étant surtout des années de développement. Aujourd’hui, nous avons quelque chose de complet et de parfaitement opérationnel à montrer, ce qui augmentera grandement nos ventes pour 2009. Metavision : Quelles sont les principales conditions que doivent remplir une entreprise pour bénéficier de votre soutien ? Jérôme Favoulet : L’entreprise doit être basée en ville de Genève, répondre aux exigences légales (y compris proposer des salaires décents qui répondent aux conventions collectives, ce qui n’est pas toujours facile dans la création d’entreprise) et avoir une volonté de créer des emplois. Pour définir cette volonté, nous essayons de voir si l’accroissement du chiffre d’affaires va obliger
Jérôme Favoulet Fondetec l’entrepreneur à augmenter son nombre de collaborateurs. Si quelqu’un sous-traite tout, on se doute bien qu’il ne va pas créer d’emplois. A partir du moment où il y un département de R&D, si la distribution et la promotion sont en interne, on sent une volonté d’expansion. Meta. : En terme de financement, quelles sont les possibilités ? J.F. : Il y en a trois. D’abord le prêt direct, pour financer l’investissement (une machine à acheter, des logiciels). On prête de l’argent de façon classique. La deuxième possibilité reste un prêt tout en se rapprochant des systèmes de ligne de crédit. Le chef d’entreprise a peur d’accepter un gros contrat parce que le délai de paiement-client est supérieur au délai de paiement-fournisseur. La société va jouer le rôle de la banque. On va prêter de l’argent pendant que l’entreprise en prête à ses clients. Ce qui va permettre d’accepter de gros clients sans avoir peur. En troisième lieu, nous faisons des dépôts de garantie, des cautions lors de la reprise d’un local par exemple. Avant, nous faisions du cautionnement bancaire, nous prenions les risques mais nous ne touchions pas les intérêts. Aujourd’hui, nous serions d’accord de refaire du cautionnement si les banques assumaient une partie du risque comme dans les autres pays européens, soit à hauteur de 30%. Les banques nous demandent de couvrir 120% de la dette en garantie. Ils n’ont aucune nécessité de voir l’entreprise réussir. Meta. : Privilégiez-vous certains secteurs d’activité ? J.F. : Historiquement, la Fondetec offrait de l’aide aux petits commerces et à la restauration mais nous sommes en pleine réorientation. On soutient toujours les petites activités car elles sont importantes pour la diversité du tissu économique, mais la question se pose de saisir l’impact sur ce même tissu. En finançant un coiffeur par exemple, on doit se poser la question si on l’aide à prendre le chiffre d’affaires d’un autre coiffeur indépendant ou si on limite le monopole de chaines de franchise étrangères. L’intérêt économique peut être discutable. Désormais, on recherche plus à aider des entreprises qui auront une concurrence extra-cantonale. Meta. : Au niveau du fonctionnement, vous aviez CHF 20 millions en 97, il vous en reste combien aujourd’hui ? J.F. : Il nous reste, en valeur nette, si l’on enlève les provisions, 10 millions. Cette somme comprend une partie de nos coûts de fonctionnement et des pertes sur dossier. Sur le type de crédit que nous offrons, si l’on regarde des structures identiques en Europe de l’Est, on s’aperçoit que les taux d’intérêt se montent à 25-35% pour être à l’équilibre. Nous, en prêtant à 5%, on permet à des gens de partir avec des taux d’endettement supportables qui leur permettent de développer leur entreprise. Meta. : Si l’on vous dit que vous coûtez 1 million par année, que répondez-vous ? J.F. : On coûte CHF 1 million par année pour permettre la création de 30 entreprises qui vont créer entre 3 et 4 emplois. Cela nous donne un coût de création d’emploi à CHF 10 000. A Genève, il semble que ce coût avoisine les CHF 30 000. Nous voulons faire encore mieux. On travaille sur l’organisation. Aujourd’hui, on dit que la Fondetec est plutôt dans le haut, mais dans l’avenir, j’espère que l’on pensera qu’aujourd’hui, nous étions dans le bas. Propos recueillis par Frédéric Vormus carte de visite de Metavision en page 43 carte de visite de Fondetec en page 31 En face Fondetec Directeur de la Fondation Communale pour le développement des emplois et du tissu économique en ville de Genève (Fondetec) depuis 2007, Jérôme Favoulet a auparavant travaillé 7 ans chez Genilem comme gestionnaire. Spécialiste reconnu de la création d’entreprises, il est titulaire d’une maîtrise en marketing et gestion des PME. Fiche technique Mission : La Fondation a pour but de promouvoir de nouvelles entreprises créatrices d’emplois, de soutenir et de développer des entreprises existantes et de stimuler l’innovation en ville de Genève. Les entreprises soutenues doivent avoir leur siège en Ville de Genève Modes d’intervention : La fondation intervient sous plusieurs formes, notamment le cautionnement, le prêt direct, ou l’aide à la restructuration Chiffres clés : - En 2007 : 48 nouvelles demandes reçues, 28 soutiens financiers accordés, Chf 2 727 600 de prêts accordés - Depuis 1997 : Près de 500 demandes reçues, près de 300 entreprises soutenues, près de Chf 45 millions de prêts accordés Créateurs No 4 59



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