Créateurs n°6 sep/oct/nov 2008
Créateurs n°6 sep/oct/nov 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de sep/oct/nov 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : de la formation à la création.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Produits du trimestre La nanotechnologie en action Phasis est une des seules sociétés au monde capable de fournir des substrats de microscope utilisables en nanotechnologie. En effet les procédés de manipulation et de fabrication de structures à l’échelle du nanomètre ont besoin de substrats de grande qualité cristalline, sans aucune imperfection au niveau atomique. Elaborés par évaporation de métaux précieux sous atmosphère contrôlée, les produits Phasis sont utilisés dans des laboratoires du monde entier, dans des domaines comme la chimie et la biologie moléculaire. Avec ses compétences en nanotechnologie, Phasis offre également une technique de marquage microscopique pour objets de valeur. Cette technique est utilisée essentiellement pour la lutte Coaching scolaire Spécialiste dans le soutien scolaire depuis 2003, l’Institut Polycours a mis au point une méthode innovante afin de pallier les difficultés d’apprentissage. Cette nouvelle formule prend en compte non seulement les problèmes d’assimilation et d’incompréhension de notions spécifiques, mais également les compétences transversales de chaque individu. En effet, toute personne a des ressources pour réussir un apprentissage. Ces dernières peuvent être mal utilisées, voire méconnues, ce qui engendre des obstacles. Grâce à des techniques issues du management et du sport de haut niveau, l’Institut Polycours aide 54 Créateurs No 6 anti-contrefaçon et la traçabilité de lots de fabrication. De nature non-invasive, le marquage Phasis permet d’insérer sur des objets de petite taille, comme les composants d’une montre, une signature codée, indélébile et infalsifiable permettant l’authentification du composant. www.phasis.ch Carte de visite de Phasis Sàrl en page 44 les élèves à découvrir leur potentiel, à comprendre leur méthode d’apprentissage et à trouver une réponse adaptée à leur fonctionnement et à leurs objectifs de formation. L’offre se décline en trois formules selon le besoin de l’élève : le suivi individuel, les modules thématiques et le coaching tandem qui est une association entre un soutien scolaire et un coaching afin d’associer la matière à la manière. www.polycours.com Carte de visite d’Institut Polycours en page 41
L’éthique Symbiotics En biologie, lorsque deux organismes s’associent de manière durable pour le bénéfice de chacun, l’on parle de symbiose. Dans le monde de la micro finance, lorsqu’on aborde la relation entre les organismes de micro crédits et les fonds d’investissement, on pense à Symbiotics. Roland Dominicé, l’un de ses fondateurs et directeurs, révèle un fonctionnement assez éloigné des clichés qui collent à l’investissement éthique. Quelle est la mission de Symbiotics ? Roland Dominicé : Symbiotics est un intermédiaire financier dans les investissements en micro finance. On apporte de la valeur ajoutée en faisant en sorte que n’importe quelle banque ou gérant de fonds qui veut diversifier son portefeuille puisse avoir accès à cette classe d’actifs et ce, dans la norme de ce qu’il fait habituellement. En micro finance, il n’y pas vraiment d’agences de rating, pas plus que de Bloomberg, ou de systèmes de clearing électronique ; les deals se font pour ainsi dire manuellement. Cela implique qu’auparavant on ait identifié les cibles d’investissements, qu’on ait rédigé des fiches descriptives, fait des analyses crédit. Ensuite, on va faire une proposition d’investissement avec toute la documentation d’analyse et également la documentation légale. On s’occupe aussi du back office pour clore la transaction. Ensuite durant toute la durée de la transaction, on fera en continu l’analyse crédit et le suivi des paiements. Grâce à Symbiotics, le gérant de fonds peut ainsi être assis derrière son écran, aller sur notre site Internet, choisir une transaction et cliquer sur un deal, par exemple : « Pérou, 3 ans à 8% ». Il l’accepte et celui-ci entre « automatiquement » dans son portefeuille. Comment choisissez-vous les projets que vous financez ? Nous ne donnons pas d’argent directement aux petits entrepreneurs des pays émergents, nous travaillons avec des institutions sur place qui elles travaillent avec la petite épicière ou le petit marchand du quartier. Nous finançons en dette ces « institutions de micro finance », typiquement des ONG, des coopératives de crédit, des coopératives d’état, des caisses d’épargne, des banques où n’importe quelle société financière spécialisée sur la tranche la plus pauvre mais économiquement active de la population locale. Ces institutions ont en moyenne $50 millions d’actifs ; ce sont des petites structures, en ce sens ce sont des « micro banques », mais qui ont entre 20 000 et 30 000 clients à qui ils vont prêter notre argent. Les plus grosses comptes leurs bénéficiaires en centaines de milliers et sont parfois les plus grandes institutions financières du pays en nombre de clients, tout en restant modestes en volume de leur bilan ; le client moyen emprunte effectivement mille à deux mille francs en moyenne, sous forme de « micro crédit ». Nos clients sont des banques ou des gérants de fonds en Europe qui désirent exposer leur clientèle à la micro finance, souvent des clients dits socialement responsables qui cherchent à la fois un rendement stable et décorrellé, et un impact social qui contribue au développement durable. Est-ce éthique de faire de l’argent là-dessus ? L’investissement micro finance peut être assimilé à de la finance éthique dans le sens où l’investisseur ne cherche pas à maximiser son profit au détriment du bénéficiaire final mais à le balancer avec un impact social et la durabilité de son utilité finale. Et les intermédiaires dans la chaîne de valeur que sont le gérant de fonds et le gérant de micro banque cherchent avant tout la démocratisation de l’accès au capital, en poussant la logique financière là où elle ne va pas normalement. Le problème des utilisateurs finaux n’est souvent pas de payer un intérêt sur leurs marges mais d’avoir accès au capital. Le projet de la micro finance est d’ouvrir le système financier D’ici et d’ailleurs Roland Dominicé à tout le monde, horizontalement et verticalement, dans une vision éthique de l’utilisation de la finance, sans être un objectif de maximisation de profit en soi. Instinctivement on peut dire qu’aujourd’hui 80 à 90% du capital sur terre se bat pour des marges ne concernant que cinq à dix pour cent de la population mondiale ; il y a une compétition extrême et donc beaucoup d’agressivité et peu de valeur ajoutée. Or des centaines de millions de personnes pauvres mais économiquement actives génèrent de la valeur quotidiennement ; elle est difficile à capter parce qu’il ne s’agit que de 2 ou 3 dollars par jour, mais les marges s’élèvent à 100, 200%. Ces micro entrepreneurs ne demandent qu’à avoir accès à des services financières pour soutenir leur croissance et consolider leur conditions de vie. La micro finance a réussi à développer des méthodes qui peuvent capter cette création de valeur. La finance reste la finance, et la banque reste la banque ; mais il ne faut pas avoir peur du profit s’il est bien utilisé. Je pense que ce que nous faisons est éthique ou responsable dans le sens où nous aidons des micro entrepreneurs à avoir accès à l’argent pour être inclus dans le système financier, pour avoir accès à l’épargne, au crédit et pour pouvoir financer leur croissance. Propos recueillis par Frédéric Vormus Créateurs No 6 55



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