Créateurs n°6 sep/oct/nov 2008
Créateurs n°6 sep/oct/nov 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de sep/oct/nov 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : de la formation à la création.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Fiche théorique PIB romand : Atteignant CHF 113 milliards en 2007, il a augmenté de 4% par rapport à 2006 La BCGE s’est associée aux cinq autres banques cantonales romandes et à l’Institut Créa pour dresser et publier, pour la première fois, le produit intérieur brut de la Suisse romande. En 2007, celui-ci se monte à CHF 113.1 milliards, en hausse de 4.1% par rapport à l’année précédente. Genève représente 33% de ce PIB, avec CHF 37.2 milliards. En comparaison avec les 60 régions européennes, la Suisse romande se situe en 7e position du PIB par habitant, ce qui traduit une productivité remarquable. Sur dix ans, le PIB romand a progressé au rythme annuel moyen de 2.9%. L’an dernier, il a augmenté de 4.1%, en phase avec la croissance du PIB suisse dont il représente 24% de la valeur. Corrigé des effets du renchérissement, le PIB réel romand a pour sa part augmenté de 2.7% en 2007 et de 2% par an depuis 1997. L’étude révèle une régression du secteur primaire de 1.4% par an durant la dernière décennie, une bonne vigueur du secteur secondaire et une montée en puissance du secteur tertiaire (+2% par an en moyenne), en bonne partie lié à la croissance du secteur financier genevois (+56% en 10 ans). Questions à Nicolas de Saussure qui a participé à l’étude. Un PIB romand et genevois : est-ce une première ? Le PIB romand est effectivement une première. Concernant Genève, la BCGE publie annuellement le PIB cantonal depuis 2005. Cet indicateur complète l’analyse économique permanente que la banque réalise pour conduire sa stratégie financière, pour ses clients et ses propres affaires. Quel est l’intérêt de cet indicateur ? Le PIB est un excellent indicateur de capacité productive. Nous nous sommes aperçus qu’il faisait défaut aux patrons et responsables de collectivités publiques. Nous avons jugé important, en tant que partenaire privilégié des entreprises et collectivités genevoises, de le publier. Conjugué à d’autres indicateurs économiques, le PIB est utile aux décideurs pour planifier leur gestion et maîtriser leurs risques en s’adaptant au plus près à la conjoncture. Avez-vous été surpris par les chiffres genevois livrés par le Créa ? En ce qui concerne Genève, le dynamisme du secteur financier et des activités tertiaires est confirmé. Ceci n’est pas une surprise. Toutefois, le Créa s’est aperçu que la productivité des activités financières genevoises est plus élevée que dans d’autres régions suisses. Cela l’a amené à apprécier sensiblement l’apport de ce secteur. Par ailleurs, l’étude permet de valoriser des secteurs qui n’étaient pas analysés séparément à ce jour, ce qui est précieux. Il s’agit en particulier de l’agriculture et des services publics. Comment caractériser brièvement l’évolution de la valeur produite par l’économie genevoise ? Genève connaît une croissance particulièrement soutenue depuis de nombreuses années. En particulier, les métiers des services s’y développent fortement, puisque le tertiaire représente plus de la moitié de la valeur ajoutée de l’économie, secteur public non compris. Ce dernier représente 22% du PIB. 26 Créateurs No 6 D’autres secteurs progressent bien également, notamment la construction et l’industrie. Cela permet de combler un peu le risque de déséquilibre de la structure économique du canton induit par sa tertiarisation croissante. Quelles sont actuellement les prévisions de croissance de l’économie genevoise pour 2008 ? Nos prévisions pour l’économie suisse ont été légèrement révisées à la baisse en ce début d’année, essentiellement sous l’effet d’un tassement du commerce extérieur. En revanche, la demande intérieure reste bien orientée. Nous prévoyons une poursuite de la poussée d’inflation sur le premier semestre, qui faiblira au second. A Genève, les fondamentaux de l’économie sont bons et la croissance devrait se poursuivre. Un risque toutefois est constitué par la poursuite éventuelle de la crise financière mondiale. L’étude sur le PIB romand peut être consultée sur www.bcge.ch. Propos recueillis par Olivier Schaerrer
Le factoring Relation tripartite Le contrat d’affacturage s’inscrit donc dans des relations triangulaires entre le factor, le client factoring et les débiteurs tiers (cf. schéma). D’un point de vue juridique, le client factoring fait une cession globale de ses créances au factor, qui se charge de leur gestion, accepte d’assurer leur financement, voire dans certains cas assure la garantie d’encaissement. En vertu de la cession qui lui est faite, le factor se charge ensuite de l’encaissement des créances directement auprès des débiteurs du client factoring. Pourquoi avoir recours au factoring ? Dans les relations commerciales, les entreprises laissent en général à leurs débiteurs des délais de paiement allant de 30 à 90 jours. Cette manière de faire peut poser des problèmes de liquidité et de rentabilité à court terme. Afin de pallier ces désagréments, l’entreprise peut avoir recours au factoring, et ainsi disposer de liquidités avant que ses débiteurs n’effectuent leur paiement. De plus, s’il s’avère qu’un débiteur est insolvable, c’est le factor et non le client factoring qui en assume le risque. Mais cela a un coût… Les frais d’affacturage se calculent en général proportionnellement au chiffre d’affaires de l’entreprise. Il faut donc être particulièrement attentif au coût d’opportunité du factoring. Celui-ci dépend très étroitement de l’activité de l’entreprise et de son marché. En effet, le factoring est surtout intéressant pour des entreprises ayant une multitude de petits clients qui entraînent des frais de gestion élevés. En résumé, les principaux avantages escomptés par l’entreprise sont les suivants:• rapidité du financement des créances rachetées• coût proportionnel au chiffre d’affaires• externalisation de la gestion du compte clients Affacturage vs crédit d’exploitation Une étude a été menée dans le cadre de la Hochschule für Technik und Wirtschaft de Coire afin d’analyser les avantages et les inconvénients de l’affacturage par rapport au crédit d’exploitation. Elle met en exergue les divers avantages de l’affacturage:• les capitaux propres croissent plus vite si l’entreprise recourt à l’affacturage plutôt qu’au crédit d’exploitation• les entreprises qui travaillent avec un affactureur peuvent régler leurs dettes à court terme plus rapidement• avec le temps, le degré d’autofinancement s’accroît sensiblement Alors pourquoi les Suisses boudent-ils le factoring ? Fiche technique Le factoring est une opération financière par laquelle un organisme spécialisé (le factor) rachète des créances à une entreprise (le client factoring) et se charge d’en effectuer le recouvrement tout en supportant les pertes éventuelles en cas d’insolvabilité des débiteurs. Au niveau international, le factoring (aussi appelé affacturage) prend de plus en plus d’ampleur. En Suisse, il ne joue encore qu’un rôle subsidiaire. Mais qu’est quand est-il exactement de cette forme de financement ? Quels sont ses avantages et ses inconvénients ? Et pourquoi n’est-elle pas plus utilisée dans notre pays ? La réponse est liée à l’image négative du factoring ainsi qu’à des préjugés qu’ont les entreprises, et surtout leurs clients. En effet, le factor est généralement assimilé à une société de recouvrement. Aussi pense-t-on souvent, à tort, que l’affacturage est utilisé que lorsque l’entreprise exprime des difficultés financières. Finalement, on craint que le factor ne se montre trop pressant lors du recouvrement ; ce qui pourrait avoir comme conséquence une déterioration de la relation client-entreprise. Outre les questions de mœurs, il faut également mentionner que, pour l’instant, les sociétés d’affacturage actives en Suisse ne traitent qu’avec des entreprises atteignant un chiffre d’affaires d’un million de francs. Cependant, la situation évolue. La Suisse attire toujours plus de spécialistes du factoring, dont certains cherchent à développer des services destinés spécialement aux très petites entreprises, à partir d’un chiffre d’affaires d’environ CHF 35 000.- En conclusion, nous dirons que le factoring est une alternative de financement qui permet à l’entreprise de se focaliser sur son propre développement plutôt que sur le recouvrement de ses créances. Mais il ne faut pas que les entrepreneurs oublient de garder un contact personnalisé et privilégié avec leurs clients, ce qui est un aspect vital, particulièrement pour de jeunes entreprises qui expriment souvent un fort besoin de reconnaissance. Coralie Dupasquier & Sandy Wetzel Créateurs No 6 27



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