Créateurs n°6 sep/oct/nov 2008
Créateurs n°6 sep/oct/nov 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de sep/oct/nov 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : de la formation à la création.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER - Tech vs Non-tech Hervé Lebret VPIV « Pour comprendre ce que sont les Innogrants, il faut les remettre dans leur contexte général. L’EPFL a développé la Vice-présidence pour l’Innovation et la Valorisation pour regrouper tout ce qui concerne l’entreprise, aussi bien celles qui se créent au sein de l’école que celles extérieures avec lesquelles le polytechnique entretient un rapport. La VPIV, dirigée par le professeur Jan-Anders Månson, s’occupe des partenariats avec des sociétés et prend en plus des initiatives stratégiques (création de centres, joint venture). A cela s’ajoute la responsabilité du transfert de technologie qui est assumé conjointement par le SRI (le Service des Relations Industrielles) et par Alliance (l’un des cinq consortium nationaux). Le SRI a pour mission, entre autres, de faciliter le passage des résultats de la recherche vers l’économie ainsi que de protéger et de gérer la propriété intellectuelle. Alliance pour sa part, est un consortium financé par la Confédération et qui regroupe l’EPFL, l’UNIGE, l’UNIL, l’UNINE, USI, le CHUV, les HUG, la HES-SO, la SUPSI et Swissmem. 18 Créateurs No 6 Innogrants Elle permet de mettre en réseau le savoir académique et celui des pme. Ces structures existaient avant la nomination de Jan-Anders Månson qui lui a créé les Innovation Network à savoir Implémentation Partenariats et justement les Innogrants. Les Partenariats ont pour mission d’attirer des grosses entreprises vers le campus. Nokia a annoncé son arrivée à l’EPLF, Logitech a lancé son incubateur et de très grandes entreprises ont financé des chaires (Nestlé, Serono,LODH). A quoi s’ajoute les Innogrants, ce qui permet de couvrir tout le spectre des relations avec le monde extérieur. Innogrants S’il y une chose que les universités doivent avoir comme mission de base, c’est de permettre aux startup de se créer. A travers les Innogrants, nous agissons comme des incitateurs sur deux plans l’un que l’on pourrait qualifier d’éducatif et l’autre de financier. L’aspect éducatif est primordial car il faut avant tout développer l’esprit entrepreneurial. Je pense que pour les étudiants le termestartup n’est pas encore très clair. Nous le leur expliquons avec notamment les conférences ventureideas en collaboration avec Venturelab dans lesquelles nous invitons Vice-présidence pour l’Innovation et la Valorisation Consciente de la nécessité impérieuse de renforcer les liens entre l’entreprise et les écoles, l’EPFL a mis en place la Vice-présidence pour l’Innovation et la Valorisation (VPIV). Parmi les multiples bureaux qui la composent, les Innogrants essaient d’insuffler, sous la forme de conférences ou de soutien financier, l’esprit d’entreprise aux étudiants. Hervé Lebret, son responsable, véritable passionné des startup (il y d’ailleurs écrit un ouvrage intitulé « Start-Up : ce que nous pouvons encore apprendre de la Silicon Valley), présente son fonctionnement. des entrepreneurs comme Eric Favre (l’inventeur de Nespresso) ou Pierre Chappaz (fondateur du site Kelkoo) qui viennent expliquer pourquoi il est fantastique de se lancer. Les étudiants doivent être conscients qu’il n’y a pas que deux carrières à l’issue de leurs études. Ils ne sont pas contraints à devenir prof ou cadre dans une grosse entreprise. Ils peuvent aussi devenir entrepreneur. En plus de cet encouragement, nous offrons du soutien à la création avec un accès à un réseau et du soutien financier. Nous devons nous assurer que tous les acteurs du réseau de la création d’entreprise savent que nous existons et que tous les gens que nous aidons soient au courrant de l’existence de ce réseau. Comme son nom l’indique, les Innogrants distribuent des grants (subventions). Un étudiant peut recevoir un salaire pendant une année. Ce faisant nous voulons donner une impulsion en libérant la personne de ses activités de recherche et d’enseignement. Elle peut alors se consacrer à son idée pour savoir si elle est commercialement intéressante. Si l’on regarde les chiffres, depuis juillet 2005, 150 personnes m’ont contacté ; certains avec des idées très farfelues, d’autres avec de très bonnes. Il est très délicat de filtrer, d’aider de juger. Mon travail est d’encourager, pas d’être un consultant. S’ils ont besoin d’un consultant, je les envoie aux coaches du Parc Scientifique d’Ecublens (PSE). Sur ce chiffre, 25 « projets » ont reçu de l’aide, ce qui en représente 7-8 par année. Notre rôle est de soutenir, avant des projets des individus. De mon côté, j’ai plus envie de soutenir quelqu’un de brillant avec une mauvaise idée que quelqu’un de médiocre avec une bonne idée mais qu’il ne va pas réussir à développer. » Mise en texte Frédéric Vormus
www.herese.com | Hervé Palese Pierre Keller Comment présenteriez-vous l’ECAL ? Pierre Keller : C’est une Haute école d’art et de design intégrée au réseau de Haute Ecole Spécialisée de Suisse Occidentale (HES-SO) qui donne accès à des diplômes en bachelor ou master, selon les directives de Bologne. Nous proposons des filières en arts visuels, en communication visuelle et en design industriel et de produits ainsi qu’un master en cinéma. Peut-on parler d’une école professionnelle ? Le terme d’école professionnelle implique souvent un côté méprisant. Mais c’est vrai que l’ECAL prépare des gens à travailler. Que font les étudiants à la sortie de l’école ? Ils partent directement à l’étranger pour parfaire leur formation ou faire des stages chez de grands designers ou de grandes sociétés. D’autres commencent directement à travailler. Certains, comme Fulguro, Big-game à Lausanne, fondent leur société. Mais ce n’est pas une tendance immédiate. Je dirai que sur 100 qui terminent, moins d’un tiers devient indépendant. Atelier de design graphique Herese L’ECAL vers l’entreprise ? Y a-t-il à l’ECAL une structure pour favoriser l’entrepreneuriat ? Non. Ce n’est d’ailleurs pas le rôle de l’école. Nous ne sommes pas là pour donner des bases en marketing ou en comptabilité. En revanche, au niveau de la HES-SO, nous avons des étudiants et des assistants qui développent des projets et qui les réalisent. L’ECAL est mandaté par des clients ce qui permet à de jeunes créatifs de réaliser un projet de A-Z, phase de commercialisation incluse. Pour l’étudiant, c’est un plus exceptionnel qui le rapproche du monde de l’entreprise. Pensez-vous qu’il soit plus facile pour un étudiant de l’ECAL que pour un étudiant de l’EPFL de fonder sa propre structure ? Oui c’est plus facile car un designer n’aura pas les mêmes besoins d’infrastructure qu’un scientifique qui va devoir s’appuyer sur une technologie très onéreuse. DOSSIER - Tech vs Non-tech L’Ecole Cantonale d’Art de Lausanne (ECAL) est devenue en une dizaine d’année l’une des meilleures écoles d’art du monde. Ses étudiants trustent les podiums et collectionnent les récompenses dans les festivals. Pourtant sont-ils nombreux à se lancer dans l’entreprise après leurs études ? L’ECAL les aide-t-elle dans ce difficile chemin ? Pierre Keller, Directeur de l’école, tente de répondre. Mais est-ce que l’innovation artistique est aussi facilement exploitable ? Oui, bien entendu. Son développement est moins cher et ses chances de succès commerciales relativement importantes. Nous avons édité un bec verseur qui s’est vendu à plus de 300 000 exemplaires. Au contraire, une édition d’un design d’auteur peut porter sur de très petites quantités, de l’ordre de 20-30 pièces. Pour finir, comment définiriez-vous le terme « innovation » ? Le terme d’innovation est un peu étrange. Je pense que l’innovation permet de trouver des solutions nouvelles pour vérifier des choses actuelles. Propos recueillis par Frédéric Vormus Incubateur artistique : les Ateliers de la Ville de Renens De prime abord le soutien aux jeunes entreprises liées au monde de l’art peut paraître difficile. Pourtant, la Fondation des Ateliers de la Ville de Renens a relevé la gageure en développant, depuis le mois d’octobre dernier, un incubateur pour de jeunes graphistes, designers et architectes. Situés dans une ancienne usine (la même que l’Ecal), les Ateliers offrent aux futurs entrepreneurs de l’espace à coût réduit. 8 surfaces cloisonnées, d’une taille variant de 50 à 92 m2 sont à louer ainsi qu’une salle de 210 m2, partagée en espaces ouverts de 20 m2. De plus un local d’exposition, une salle de conférence équipée d’un projecteur et une cuisine agencée sont en libre utilisation. Néanmoins, les avantages principaux résident dans la durée du contrat de location qui peut être de très courte durée mais reconductible pendant 5 ans. L’absence de dépôt de garantie favorise la mise en place du projet entrepreneurial. Les étudiants en école d’art n’étaient pas particulièrement incités à fonder leur propre structure. Cette initiative vient combler un vide et ne manquera pas d’affermir, s’il le fallait encore, la place prépondérante dans la région en matière de création visuelle. Créateurs No 6 19



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