Créateurs n°5 jun/jui/aoû 2008
Créateurs n°5 jun/jui/aoû 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de jun/jui/aoû 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 5,5 Mo

  • Dans ce numéro : la médiation commerciale illustrée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Profils de créateurs Pour que les individus puissent jouir d’une sécurité accrue tout en ayant la garantie de la protection de leur sphère privée, EMITALL Surveillance SA a développé une technologie dans le domaine de la vidéo surveillance intelligente, qui permet de répondre à ces deux préoccupations. Plusieurs cofinancements du Service de l’économie du Canton de Vaud ont contribué à atteindre cet objectif. Pouvez-vous m’en dire davantage sur les développements techniques entrepris par EMITALL Surveillance ? Pierrick-Henri Viaud : Notre système de vidéo surveillance comprend un composant électronique (hardware) qui s’insère à la sortie de chacune des caméras et qui contient un logiciel garantissant la protection de la sphère privée. Toutes les personnes et les objets dynamiques filmés par la caméra sont alors brouillés, c’est-à-dire rendus flous à l’écran. Il n’est plus possible de les reconnaître mais leurs faits et gestes sont pleinement visualisés. Si un acte répréhensible est commis, une clé électronique (par exemple clé USB) contenant les codes de décryptage permet de voir sans brouillage la vision directe ou l’enregistrement de la scène. La vision devient alors parfaite et les personnes sont identifiables. Ce système de brouillage totalement réversible est unique grâce à une technologie brevetée par la société. En résumé, en mode opérationnel, il n’existe aucun flux 6 Créateurs No 5 d’information non protégé et seule une personne accréditée peut accéder, si justifié, à l’information totale. EMITALL Surveillance est une spin-off de la société EMITALL SA. Pourquoi avoir choisi d’externaliser cette activité ? EMITALL SA détient des technologies très diversifiées, par exemple un système permettant de capter les ondes électromagnétiques émises par le cerveau. La société a créé la spin-off EMITALL Surveillance SA et y a transféré l’ensemble des technologies liées à la vidéo surveillance. Cette nouvelle entité est ainsi en possession d’une technologie spécifique et concentre ses ressources à développer des activités clairement définies. Comment avez-vous constitué l’équipe de collaborateurs et acquis les compétences nécessaires au développement de votre entreprise ? La personne clé dans le domaine technique d’EMITALL SA est le Professeur Touradj Ebrahimi. Au bénéfice d’une renommée mondiale, il fait partie de nombreux comités, notamment ceux impliqués dans la définition des normes des images et de la vidéo. Grâce à lui, nous avons pu sélectionner une équipe extrêmement qualifiée et performante pour mener à bien le développement technologique et la mise au point des produits. Le team d’EMITALL Surveillance a, en particulier, de grandes compétences dans les systèmes embarqués (systèmes électroniques et informatiques autonomes dédiés à des tâches bien précises), l’analyse vidéo et la compression d’images. Propos recueillis par Sandy Wetzel www.emitall.com Des caméras respectueuses de la sphère privée Face aux menaces terroristes et criminelles, les autorités publiques déploient massivement des systèmes de vidéo surveillance dans les points stratégiques (aéroports, banques, transports publics, zones urbaines) pour assurer la sécurité de leurs concitoyens. Ce type de mesures soulève immédiatement la question de la protection de la sphère privée, de l’utilisation abusive des données et, implicitement, du risque de déviance vers une société à la Big Brother. Que retenez-vous de la phase de création d’EMITALL Surveillance et comment percevez-vous son avenir ? Une phase décisive a été d’établir clairement la demande du marché ; ce qui a permis de définir les produits à développer à court et moyen terme et, ensuite, de les intégrer dans le « Vidéo Management Système » de diverses sociétés telles que Siemens, Honeywell ou GE. Actuellement, nous proposons aux sociétés ayant un système de vidéo surveillance déjà installé ou en cours d’installation nos hardware et software de brouillage, la clé de débrouillage et un rack pour les systèmes comprenant de nombreuses caméras. Nous sommes conscients que la protection de la sphère privée, et de manière plus générale la protection des données, est un problème croissant. Nous sommes donc à la fois confiants en notre technologie et en les débouchés commerciaux qu’elle offre. Le respect de cette équation basique « produit = demande » laisse présager de belles perspectives de croissance.
Le moteur de l’entreprise : Dynamic Motion C’est en périphérie de La Chaux-de-Fonds, la ville de la microtechnique et de la micromécanique, que Bernard Vaucher a fondé, voilà plus de trois ans, Dynamic Motion. Spécialiste en moteurs, il a su pleinement profiter du tissu économique local pour développer son entreprise. Quelle est votre activité ? Bernard Vaucher : Je fais fonctionner des moteurs électriques d’un demi kW et pesant jusqu’à un kilo. Ils sont utilisés partout où il y un mouvement : dans une fraise de dentiste, pour pomper un produit chimique ou pour usiner une pièce. Je résous des contraintes liées à la commande de ces moteurs en leur ajoutant de l’électronique pour qu’ils puissent effectuer l’application pour laquelle ils ont été conçus. Le centre de mon activité est le pont qui existe entre l’électronique et le moteur. Je pars de ce point central pour créer un ensemble harmonieux entre les deux. Avez-vous des concurrents ? Oui, mais pas directs. Je suis en concurrence avec des entreprises qui utilisent des moteurs et qui ont développé la même compétence que moi en interne. Comme ils ont dû la créer de manière un peu « artificielle », je suis souvent plus performant. Il y a également les entreprises qui font du développement électronique mais, comme j’ai la connaissance du moteur en ayant travaillé huit ans dans les r&d d’un fabricant, j’ai là aussi un avantage. En somme je suis rarement confronté à de la concurrence directe. Il s’agit plutôt d’un client qui doit décider s’il désire produire en interne ou s’il préfère sous-traiter. A ce propos comment se passe votre relation client ? Il y a eu un changement radical après l’anniversaire des trois ans de Dynamic Motion. Avant je devais faire énormément de démarches pour décrocher une commande. Pour une entreprise qui démarre de la feuille blanche, c’est très difficile, très long. Il faut se faire connaître et les clients doivent acquérir de la confiance. Ils vont y aller à petits pas en passant une première commande. Ils ont énormément de crainte à prendre un risque. Et puis, si ça s’est bien passé alors ils recommandent. Même si l’entreprise est très bien préparée, même si le service est excellent, ça prend énormément de temps ! Les prestations ne doivent pas mettre le client sous pression ni l’engager sur du long terme car à leurs yeux les jeunes sociétés ont souvent la fâcheuse habitude de faire faillite. Après trois ans, il est devenu bien plus facile d’acquérir la confiance des clients, les projets peuvent désormais se décliner sur le long terme. J’ai prouvé que j’allais durer, que les produits que je fabriquais et que je livrais fonctionnaient bien. Non seulement je retrouve des clients pour lesquels j’avais fait des pièces il y a deux ans, mais j’en acquiers aussi de nouveaux à un rythme accéléré, pour des projets qui leur sont stratégiques. Pourquoi avez-vous fait appel à Genilem ? Quand j’ai commencé, je n’avais aucune connaissance de la gestion d’entreprise et de ce qui allait autour. Avec Genilem, j’ai trouvé des réponses à mes questions. Dans les périodes de doute, j’ai apprécié de Moteur Tinaxis Il s’agit d’un moteur de série dont l’électronique a été mise au point par Dynamic Motion après une année et demie de recherche. Il permet à son client de le programmer de manière très simple et ainsi de donner une succession d’ordres au moteur. Son très bon rapport performance-coût laisse augurer d’excellentes ventes. Profils de créateurs Propos recueillis par Frédéric Vormus Carte de visite de Dynamic Motion en page 39 Bernard Vaucher pouvoir en discuter avec le gestionnaire et d’autres entreprises qui étaient aussi passées par là. J’ai pu rencontrer des gens que je n’aurais pas rencontrés et qui m’ont donné des coups de pouce. Ça a vraiment valu la peine de faire le dossier pour participer au Comité de sélection de projet. Bien qu’il prenne quelques jours à réaliser, ça a été un très bon investissement. Beaucoup de choses ne sont pas tangibles et pourtant elles font évoluer la vie de l’entreprise. Genilem m’en a fait prendre conscience. Comment voyez-vous le futur de Dynamic Motion ? Très bien ! Mon carnet de commande est plein pour les quatre prochains mois. J’ai réalisé en 2007 plus 70% de ventes par rapport à 2006, qui était l’année la plus creuse. En 2008, à cette date nous avons une progression de plus de 80% sur 2007. De plus le marché est colossal et ma part est insignifiante. Ma marge de progression est indéfinie. Les seules limites vont provenir des clients que je vais trouver et des produits que je vais pouvoir faire ainsi que de la croissance logistique. Je ne veux pas rester une petite société, j’aimerais compter un minimum de 10 personnes. Il y a deux ans, je me suis donné cinq ans de plus pour avoir atteint un stade où je pourrai avoir les conditions de vie (salaire, temps libre) que j’aurais eues ailleurs. Je n’y suis pas encore mais ça progresse vite. L’objectif, si je continue comme ça, sera atteint l’année prochaine. Créateurs No 5 7



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