Créateurs n°5 jun/jui/aoû 2008
Créateurs n°5 jun/jui/aoû 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de jun/jui/aoû 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 5,5 Mo

  • Dans ce numéro : la médiation commerciale illustrée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Profils de créateurs Prêt à décoller ! Dr. Paolo Botti Pourriez-vous nous dire quelques mots sur votre parcours professionnel qui vous a amené à fonder ArisGen ? Dr. Paolo Botti : Après des études en Italie, j’ai effectué durant trois ans un post-doctorat à l’université Vanderbilt, Nashville (USA). Ce qui m’a amené à rejoindre Gryphon, une société de haute technologie à San Francisco où je suis devenu Chef de la Chimie. J’y suis resté presque quatre ans, jusqu’à la fin de l’an 2000. C’est à cette époque que je suis arrivé à Genève pour travailler chez GeneProt en tant que Directeur de la R&D et de la Chimie. Malgré de nombreux atouts, l’entreprise a arrêté ses activités en 2005. Comme cela faisait longtemps que j’avais l’idée d’une nouvelle technologie pour l’administration de médicaments, j’ai renoncé à des postes dans l’industrie, et grâce au Professeur Robin Offord, je suis entré à l’Université de Genève pour élaborer et valider ces technologies. C’est alors que j’ai décidé de me lancer. Ça n’a pas été donc trop difficile de passer, en si peu de temps, de l’état de chercheur à celui d’entrepreneur ? Non, car j’avais acquis une très bonne expérience durant mes années aux USA où j’ai observé de près les déboires d’entreprises en biotechnologie notamment ceux de deux sociétés aux 4 Créateurs No 5 technologies excellentes mais qui, pour des raisons différentes, n’ont pas réussi à décoller. Pour ma propre société, je ne prétends pas avoir la « potion magique », mais je sais maintenant ce qu’il faut faire ou, mieux encore, ce que je ne dois pas faire. J’ajuste avec les conseils qui me sont prodigués. Quelle est la raison qui vous a poussé à monter votre start-up à Genève ? J’avais d’autres possibilités ailleurs. Mais ce qui est superbe, ici, c’est qu’Eclosion m’a donné la possibilité de démarrer très vite. Lorsque vous lancez une start-up, vous avez beaucoup de choses à faire. Ici, tout en suivant un peu le côté administratif, je ne dois rien faire d’autre qu’obtenir des résultats. Car c’est avec de bons résultats qu’on peut récolter des financements afin de poursuivre les recherches. Grâce à deux conseillers d’Eclosion je peux développer mon projet de manière optimale. Benoît Dubuis pour l’aspect technique et scientifique et Jesús Martin-Garcia pour l’aspect financier. Tout seul, je n’y arriverai pas. Cette équipe est précieuse pour m’aider à négocier avec des grands groupes pharmaceutiques et leur armée d’avocats. En tant qu’entrepreneur, quelles ont été vos difficultés dans la création d’ArisGen ? J’ai toujours travaillé dans la recherche. Je suis donc habitué à la difficulté. Il faut donc traiter le succès comme l’échec. Prendre du recul dans les deux cas. Quoiqu’il en soit, Eclosion a été un véritable "facilitateur" dans la création d’ArisGen et continue de l’être dans son développement. Etre dans cet incubateur, c’est être au sein d’une famille… Propos recueillis par Jean Michel Garnier Carte de visite de ArisGen en page 37 Fondée en novembre 2006, avec le soutien d’Eclosion, ArisGen est une start-up genevoise qui développe actuellement un produit permettant d’amener une protéine ou un peptide, délivrés à ce jour essentiellement par injection, à leur lieu d’action de manière non-invasive, orale, sublinguale ou topique (patch). Et cela, avec autant d’efficacité que par injection. Le Dr. Paolo Botti, fondateur etC.S.O. d’ArisGen, nous explique les premiers pas de son entreprise. Vous avez créé votre société en novembre 2006. Où en êtes-vous désormais ? Nous avons pu signer avec Roche, Merck Serono et Italfarmaco. Et nous avons obtenu des résultats extrêmement prometteurs dans plusieurs études sur les animaux pour l’administration sublinguale des médicaments contre le diabète. Nous préparons maintenant les premiers tests sur l’homme. Avec notre technologie, nous avons inventé un système qui permet d’éviter l’injection. Nous pouvons donc espérer, par la suite, l’appliquer à plusieurs autres types de médicaments qui aujourd’hui doivent être injectés. C’est à ce moment-là que votre société prendra son « envol » ? Si dans une année nous avons de bons résultats sur l’homme, beaucoup de grands groupes pharmaceutiques seront intéressés par la technique que nous avons développée. L’évolution actuelle est très prometteuse. Nous avons plusieurs collaborations très étroites avec des entreprises pharmaceutiques. Si tout se passe bien, nous aurons un médicament prêt à être mis sur le marché dans 3 à 4 ans. Cela nous donnera alors une grande visibilité.
Profils de créateurs Des consultants seniors pour une expertise ciblée Reza Doomun Vous avez fait vos classes à l’Ecole hôtelière de Lausanne. Après sept ans dans le secteur hôtelier en finance et informatique, vous avez décidé de prendre une toute autre direction en vous lançant dans le consulting et en évoluant pendant plusieurs années pour des sociétés de conseil de renom avant de créer votre propre structure. Un parcours plutôt atypique… Reza Doomun : Oui, mais il m’a donné une vision globale de l’entreprise. Il m’a permis de comprendre les besoins des sociétés et surtout d’identifier les problèmes qu’elles rencontrent en matière d’assurance-qualité en raison d’exigences internationales toujours plus élevées. La voie de l’indépendance s’est-elle tracée d’elle-même ? L’idée de créer une entreprise de conseil aux sociétés actives dans le domaine de la santé me titillait depuis longtemps. C’est seulement fin 2005 que j’ai pris le taureau par les cornes, créé ma propre structure et demandé le soutien de Fri Up, l’antenne fribourgeoise de GENILEM Suisse. Sous votre propre enseigne, Aston Consulting, vous proposez aujourd’hui du conseil en « Compliance » et Systèmes d’informations GxP, en Business Management et en Gestion de projets. Plus concrètement ? Notre première mission est d’accompagner les entreprises du secteur des sciences de la vie, dans la gouvernance réglementaire et qualité, notamment en conformité avec les normes GxP. Nos experts leur dispensent conseil et support afin de permettre une gestion optimale des risques réglementaires et une croissance sereine dans un environnement très compétitif. Notre unité Business Management Consulting a la vocation d’assister ses clients dans la définition et la conduite de projets stratégiques, qui requiert des connaissances souvent pointues en matière de gouvernance, de gestion des changements (crises, risques, etc.) et des services (informatiques, télécoms, etc.). Chez Aston Consulting, nous sommes conscients que la réussite d’un projet dépend de son organisation. Aussi, notre division Project Management Services accompagne nos clients dans l’identification et la mise en place de méthodologies de projets et de PMO (Project Management Office). En quoi vous démarquez-vous de la concurrence ? Nous avons un positionnement rare. Avec la « compliance » et les systèmes d’information GxP, nous offrons un « skills mix » qui répond aux besoins de l’industrie des sciences de la vie fortement régulée par la FDA. Nous nous démarquons aussi par la « séniorité » et l’expertise de nos consultants. Depuis juillet dernier, le Groupe Alten, numéro 1 du conseil en ingénierie en Europe avec ses 10 000 consultants et près d’EUR 700 millions de chiffre d’affaires, détient une participation majoritaire dans votre société. Une perte d’indépendance ? Un peu et c’est normal… Mais nous avons la chance de pouvoir travailler main dans la main avec le « country manager » d’Alten en Suisse afin de développer une identité forte autour de l’expertise et des services pointus d’Aston Consulting. Propos recueillis par Véronique Monney Carte de visite d’Aston Consulting en page 38 Créée fin 2005 par Reza Doomun, Aston Consulting entre en partenariat avec le Groupe Alten en été 2006 pour assurer sa pérennité. A 41 ans, Reza Doomun se réjouit de la croissance de son entreprise et des nouvelles perspectives. Ce rachat, c’est la volonté de grandir rapidement ou le besoin d’appartenir à un grand groupe ? Nous avions besoin d’argent frais pour assurer la croissance. Soit nous faisions appel à une banque qui, par définition, ne comprend pas forcément notre business, soit nous rejoignions un groupe actif dans notre domaine d’activité, le conseil. Nous avons opté pour la seconde option. Cela nous a permis de nous appuyer sur la solidité financière d’Alten Europe pour avoir une crédibilité commerciale face à des entreprises internationales dont le siège est en Suisse, ainsi que pour assurer la pérennité et le développement des affaires. Toutefois, grâce à une gestion saine des dépenses, nous n’avons jamais utilisé les liquidités du Groupe, bien qu’elles soient à disposition. Notre partenariat avec Alten nous a également permis de développer des synergies avec les deux autres entreprises du groupe en Suisse, Axen, active dans l’ingénierie IT et Télécoms, et Elitys, spécialisée dans l’amélioration de processus industriels. L’avenir ? Aston Consulting a pour objectif principal d’être reconnu comme le spécialiste de la gouvernance de la qualité et des services d’informations dans le secteur pharmaceutique ainsi que la gouvernance IT de manière générale. Nous voulons tendre vers une croissance linéaire mais contenue. D’ici la fin de l’année, nous espérons augmenter notre équipe d’experts, essentiellement des ingénieurs et des universitaires avec post-grade, à 25 collaborateurs, soit 9 de plus qu’aujourd’hui. Quant au chiffre d’affaires, nous tablons sur CHF 3 millions en 2008, ce qui correspond à CHF 1 million de chiffre supplémentaire par année. Pour y parvenir, il faudra notamment renforcer l’aspect commercial, qui repose encore trop sur mes épaules… Créateurs No 5 5



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