Créateurs n°5 jun/jui/aoû 2008
Créateurs n°5 jun/jui/aoû 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de jun/jui/aoû 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 5,5 Mo

  • Dans ce numéro : la médiation commerciale illustrée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER - Les chambres de commerce Pourquoi une association patronale encourage la médiation commerciale ? Norma Streit-Luzio : Les Chambres de commerce suisses regroupent une majorité d’entreprises dans les secteurs de l’industrie, des services, des arts et métiers. Dans la mesure où, en Suisse, la médiation tend à s’imposer progressivement, les Chambres de commerce considèrent que la médiation commerciale permet aux sociétés, d’une part, d’obtenir une solution « win-win » pour les parties au conflit et de préserver les relations commerciales même lorsque un différend surgit et, d’autre part, de limiter les frais de procédure et de gagner du temps. De plus, la Suisse est un pays reconnu comme compétitif, mais aussi comme neutre. Sa tradition de confidentialité n’est plus à démontrer. Notre pays dispose ainsi de conditions cadres propices à la médiation commerciale. J’ajouterais également que pour une entreprise, le temps est un luxe. La liberté de rester maître de son conflit, de restaurer le dialogue, mais aussi de mettre fin à son litige sans rester dans l’impasse, permet de « gagner » du temps et de se consacrer à d’autres activités. Aussi, en tant que Chambre de commerce, il est de notre devoir de trouver des solutions adaptées et efficaces pour les entreprises. Concrètement, qu’avez-vous mis en place ? Après le lancement en 2004 du Règlement suisse d’arbitrage international par les Chambres de commerce, ces dernières ont décidé d’unir leurs compétences en vue de lancer le Règlement suisse de médiation commerciale et ont créé un service de médiation commerciale à 24 Créateurs No 5 Les Chambres de Commerce dans la résolution des conflits Norma Streit-Luzio, sous-directrice à la Chambre Vaudoise du Commerce et de l’Industrie, est responsable du centre de gestion de conflit (arbitrage, conciliation et médiation). Elle se prête au jeu des questions-réponses sur la relation entre les Chambres de commerce et la médiation commerciale. l’attention des entreprises. C’est chose faite, en date du 1er avril 2007. Par le biais d’une médiation commerciale sous les auspices d’une Chambre de commerce, nous avons consacré le principe de la liberté et de la volonté des parties. Nous n’imposons pas de règles de procédure aux parties, qui sont libres de mener le processus comme elles l’entendent. Toutefois, une règle importante, qui ne peut être modifiée par les parties, est la confidentialité de la médiation. La confidentialité est primordiale. De plus, les parties sont libres de désigner le médiateur de leur choix. En revanche, si les parties ne s’entendent pas sur le choix de ce dernier, les Chambres de commerce acquerront ainsi l’autorité de nommer le médiateur. Les parties peuvent, si elles le souhaitent, être accompagnées par un avocat. Aussi, une entreprise peut faire appel à vos services pour mettre en place une médiation commerciale ? Absolument ! Et ce, même si les parties n’ont pas forcément convenu l’application du Règlement de la Chambre de commerce ou n’ont pas préalablement convenu d’avoir recours à la médiation. De plus, une partie peut déposer seule une requête de médiation en demandant à la Chambre concernée d’inviter l’autre partie à accepter le processus de médiation sous les auspices du Règlement suisse. Pratiquement, la mise en œuvre est la suivante : un conflit surgit, les parties (ou une partie uniquement) déposent une requête auprès de la Chambre de commerce, comme la CVCI ou la CCIG, et cette dernière se saisit ensuite de la mise en œuvre. Une fois le médiateur désigné et confirmé, et ce dans un délai relativement court, le dossier est transmis au médiateur nommé qui administrera le processus. Sachant qu’en moyenne, une médiation commerciale nécessite 4 séances d’une demi-journée, le processus est extrêmement rapide et évidemment fiable. Pourquoi choisir la médiation des Chambres de commerce suisses ? Il n’existe actuellement pas d’institution de médiation commerciale en Suisse. Le Règlement suisse de médiation commerciale des Chambres de commerce suisses crée les fondements d’une institution de médiation commerciale auprès des Chambres de commerce suisses. Dans de nombreux pays convaincus des bienfaits de la médiation pour les entreprises, des institutions proposent des Règlements de médiation auxquels les parties peuvent faire référence. Ces institutions administrent le processus de médiation et nomment des médiateurs. Dans ce contexte, il est apparu que les Chambres de commerce suisses, dont certaines fonctionnent comme institutions d’arbitrage, ont justement un rôle à jouer dans la promotion et l’offre de services pour la médiation commerciale. N’oublions pas qu’une Chambre de commerce a pour mission de promouvoir les conditions cadres de l’économie et de servir les entreprises membres par le biais de services de qualité. Norma Streit-Luzio
Olivier Nimis « Nos parents ont tout mangé. Il ne reste plus grand-chose à faire dans le commerce. Pourtant, nous avons encore la possibilité de gagner de l’argent en développant des franchises. En Suisse, par rapport à d’autres pays européens, nous sommes à la traîne », explique Olivier Nimis, directeur de Remi Com et actif dans le monde de la franchise depuis plus de 15 ans. Pourtant, ce mode de relation commerciale, basé sur la notion de réseau, offre au franchiseur et au franchisé un certain nombre d’avantages. Le franchiseur fournit du savoir-faire, de l’assistance et de la formation contre de la rémunération. Le franchisé bénéficie de la notoriété du réseau auquel il s’affilie et de l’accès à une centrale d’achat. En contrepartie, il se retrouve soumis à des obligations, notamment dans sa pratique commerciale. Bien que cette situation semble à l’avantage des deux parties, la franchise ne rencontre pas de réel succès en Suisse. Les raisons d’un retard Différents facteurs sont à l’origine de ce retard parmi lesquels la frilosité des banquiers suisses. En France, les établissements bancaires se livrent une guerre sans merci pour offrir des crédits aux franchisés qui veulent s’établir. En Suisse, le banquier ne prête qu’en échange de solides garanties et pour peu que le client montre un réel savoir-faire dans son activité. De plus, les différentes régions linguistiques de la Suisse et donc ses cultures multiples posent un réel problème. Le marché est moins facilement abordable et nécessite quelques ajustements (législatifs, monétaires et douaniers entre autre). Du côté du franchisé Acheter la franchise d’une marque n’est pas exempt de risques. Le futur franchisé doit prêter attention à plusieurs points. Olivier Nimis les énumère : « Il doit s’assurer que la marque à laquelle il s’affilie fait de la publicité nationale et que celle-ci sera visible en Suisse. Si la marque est très connue dans son pays d’origine mais pas sous nos latitudes, la franchise ne sert alors qu’à bénéficier d’un savoir-faire et d’un manuel de procédures. Le prix payé (pouvant aller jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros,ndlr) sera trop élevé. » Il poursuit : « Le produit que le franchisé compte vendre doit être bien adapté au marché suisse. Les différences de mentalité ne doivent pas être sous-estimées car si les Franchise : l’Eldorado suisse La franchise permet une plus-value commerciale fort intéressante. Or, en Suisse, ce modèle de vente n’est pas encore très développé. Pour le franchiseur ou le franchisé en devenir, quels facteurs sont à prendre en considération ? succursales helvétiques ne marchent pas, le franchiseur rechignera à remplir ses obligations. Souvent ces hommes d’affaire perçoivent la Suisse comme une sorte de Paris mais avec plus d’argent. Les résultats les déçoivent et la relation se détériore pour finalement aboutir à un échec. » Les mauvaises expériences ne sont de loin pas la règle. La franchise permet généralement de se lancer dans une activité commerciale avec un filet de sécurité mais nécessite des fonds à investir. Au contraire, en transformant son activité commerciale en franchise, les investissements sont minimes et les possibilités de gains importantes. Devenir franchiseur Fiche pratique Pour garantir son succès, il faudrait, avant même de se lancer, imaginer l’entreprise comme une franchise potentielle ; ce qui veut dire développer un concept original avec une identité forte et aisément identifiable. Après avoir éprouvé la validité de ce modèle avec un premier magasin, il est nécessaire d’en ouvrir un deuxième. Si les deux boutiques rencontrent du succès alors l’idée de franchiser peut s’imposer. Pour ce faire, il faut d’abord choisir un franchisé proche des premières enseignes. La proximité est requise car la tâche d’accompagnement peut se révéler ardue. Un franchisé n’est pas un employé, c’est un indépendant qui aura aussi son idée sur la gestion du commerce et, si cette personne peut se révéler très bonne dans un domaine, elle peut être exécrable dans un autre. Elle aura donc besoin d’accompagnement. « Devenir franchiseur, c’est changer de métier ! » s’exclame Olivier Nimis. Il faut apprendre une nouvelle profession. De petit commerçant, on devient patron avec une autre activité à la clé. On doit amener du dynamisme dans le réseau, du savoir-faire, il faut motiver les gens pour que l’équipe fonctionne. On n’est plus dans son core business. » Pour un commerçant, se lancer dans la franchise veut dire changer non seulement de statut mais également de métier. C’est pourquoi une bonne préparation est requise, dans la mesure du possible, avant même l’ouverture du premier commerce. Quant au franchisé, en s’appuyant sur un modèle qui aura déjà fait ses preuves, il réduit sensiblement sa prise de risque. Frédéric Vormus Créateurs No 5 25



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