Créateurs n°4 mar/avr/mai 2008
Créateurs n°4 mar/avr/mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de mar/avr/mai 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 5,4 Mo

  • Dans ce numéro : convaincus, croyants ou fous, que sont-ils ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Que sont-ils devenus ? www.linalis.com www.pixeluxentertainement.com La Force libérée : Raphaël Arrigoni Fondée en 2002 par Raphaël Arrigoni à son retour de la Silicon Valley, LynuxTraining est une société de service qui propose des cours, du support de projets et des produits autour du système d’exploitation libre Linux. Elle a été soutenue par Genilem de 2003 à 2006. Aujourd’hui, la sàrl est devenue Linalis et, bien qu’il en soit toujours le gérant, son fondateur a remis la direction à Anthony Favre pour se consacrer au développement d’une technologie qui risque bien de révolutionner les jeux vidéo. Raphaël Arrigoni est redevable aux Etats-Unis de lui avoir donné le goût d’entreprendre : « Là-bas j’ai appris à essayer. Quand on est que technique, on ne sait pas se valoriser. Or, il est fondamental de savoir vendre ses compétences. Comme je ne suis pas au cœur de la technologie, j’ai développé ma capacité à être un pont entre le monde commercial et technologique. » De LynuxTraining à Linalis C’est pourquoi à son retour, il a voulu rendre l’utilisation de Linux moins ardue. Ce système d’exploitation était réputé être réservé à une certaine « élite » informatique. En proposant depuis 2002 avec la société LynuxTraining des formations sur l’administration des systèmes et réseaux, Raphaël Arrigoni a permis à de nombreuses entreprises d’utiliser Linux sans avoir à engager des informaticiens à plein temps. Dans la lancée, il fonde, une année plus tard, LynuxSolutions qui permet d’intégrer des logiciels libres (dont le code source est accessible à tous et qui permet à chacun d’y apporter des modifications) au système d’exploitation. Ces logiciels sont adaptés aux besoins particuliers des clients. 60 Créateurs No 4 Devenu depuis Linalis, la société est passée de 3 employés à 9 et déploie ses activités en Rhône-Alpes et en Suisse alémanique. Elle a également développé le logiciel SwissOS, une distribution linux, qui permet, aussi bien au grand public qu’aux professionnels, de faciliter l’utilisation du système d’exploitation en lui ajoutant des programmes classiques (Flash, Adobe, Skype). De Linalis à Pixelux Aujourd’hui Raphaël Arrigoni n’occupe plus que la fonction de gérant dans la société car il se consacre pleinement à sa nouvelle entité, Pixelux dont le siège est à Genève mais l’activité principale dans la Silicone Valley. L’entreprise a développé une nouvelle technologie, Digital Molecular Matter (DMM), qui va révolutioner la physique en 3D. Dans un jeu vidéo, une planche ou mur se casse toujours de la même manière. Ni le matériau, ni l’endroit de l’impact ne sont pris en considération, ce qui rend l’environnement un peu stérile. Avec DMM, les règles de la physique sont intégrées dans le monde virtuel ce qui améliore l’effet de réel. Ainsi, une planche en bois virtuel se brisera de la même façon que dans la réalité. Cette technologie nécessite une très grande puissance de calculs que Raphaël Arrigoni et son équipe avait anticipé en 2003 déjà : « On savait très bien que les consoles allaient se développer puissance mille. Donc, dans le cycle de développement, on a pris en compte que, lorsque nos algorithmes seront au point, les machines seront assez puissantes pour les calculer et permettre de faire du temps réel. » MM. Raphaël Arrigoni et Anthony Favre De Pixelux à la Guerre des étoiles Cette prodigieuse avancée technologique n’a pas échappé à Georges Lucas, le père de le Guerre des étoiles, qui a investi pour en accélerer le développement. « Lucas a dit, raconte Raphaël, qu’il en avait besoin maintenant. Il a mis l’argent. A la fin du cycle, il ne pouvait plus nous laisser partir avec ce qu’on avait réalisé en 10 semaines. C’était trop précieux pour lui. Nous nous sommes liés par un contrat dans lequel il a exigé d’avoir toujours une année d’avance sur ses concurrents. » DMM est intégré au nouveau jeu des studios Lucas arts, Star Wars : The Force Unleashed qui sortira cet été L’équipe de Pixelux travaille en ce moment sur la deuxième version de DMM qui va permettre de manipuler plus d’objets dans une scène, qui rendra le feu et les liquides de façon plus réaliste et qui inclura d’autres fonctionnalités. Avec de telles réalisations, Raphaël Arrigoni a pleinement raison de voir l’avenir avec confiance. Ses projets sont nombreux, parmi eux Leman Games, qui va réaliser et éditer des jeux vidéo en Suisse. Que la Force soit donc avec lui ! Frédéric Vormus
Symbios Orthopédie SA Au carrefour de la chirurgie, du management et de la technologie www.symbios.ch La société Symbios Orthopédie SA, sise à Yverdonles-Bains, a été créée en 1989. Jean Plé en est le principal actionnaire. Depuis, l’entreprise a connu une M. Jean Plé croissance importante grâce à son savoir-faire et ses technologies de pointe. Comment Symbios a-t-elle évolué durant ces années ? Quels sont les facteurs de son succès ? Lors de la création de l’entreprise, le marché de la prothèse articulaire implantable (hanche, genou, épaule, etc.) était disputé par une trentaine de grands groupes, tous très présents. La PME helvétique cherchait donc logiquement à se différencier. Les perspectives de développement étaient alors bien identifiées : Symbios s’affirmerait sur un marché de niche comme le seul spécialiste de la prothèse de hanche « sur mesure ». Aujourd’hui, quelques 10 000 prothèses de ce type ont été implantées en Europe. Une expérience reportée avec succès dans les plus grands journaux scientifiques mondiaux d’orthopédie. Une expérience clinique sans équivalent ! De nombreuses collaborations avec les hautes écoles Dans les secteurs de haute technologie, et notamment dans le domaine médical, l’entreprise doit accorder une attention toute particulière aux évolutions techniques et scientifiques afin d’être toujours à la pointe de son activité. Cette vigilance technologique s’exerce à la fois sur le marché, auprès des concurrents, des partenaires, des clients et des fournisseurs, mais également au sein des instituts, des universités et des hautes écoles qui mènent en continu des projets de R&D, souvent peu perceptibles à l’externe car peu communiqués. Ces contacts réguliers avec les instituts et laboratoires peuvent déboucher sur des projets de collaboration concrets. Symbios est un exemple en la matière. L’entreprise yverdonnoise collabore depuis de nombreuses M. années Etienne Mirlesse avec des universités de renommée internationale : l’Hôpital Orthopédique de la Suisse Romande (HOSR), l’Université de Lausanne et l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, ainsi qu’avec l’Université d’Aix-Marseille. Ces relations lui permettent de bénéficier de travaux originaux et de mieux comprendre le comportement des prothèses à long terme. Elles ont aussi offert l’opportunité de mettre en place une base de données informatique des radiographies et scanners unique au monde. Ce recensement d’informations a permis de décrire une nouvelle classification anatomique des fémurs, et ainsi de mieux comprendre les différentes questions soulevées par les prothèses sans ciment. Une diversification maîtrisée Au fil des années, la stratégie de Symbios a évolué. Sa gamme de produit s’est élargie une première fois en 1993 aux prothèses standards de la hanche en raison de meilleures perspectives de pénétration du marché ; le prix d’une prothèse « sur mesure » étant substantiellement plus élevé que celui d’un produit standard, et la proportion des « sur mesure » ne représentant qu’une part infime – 3 à 5% – Et après le démarrage ? du marché. De cette manière, la société pouvait fournir une gamme complète de produits nécessaires à une opération de la hanche tout en conservant son know-how dans le domaine des prothèses « sur mesure ». Symbios a donc réussi a transcrire le savoir-faire acquis avec les prothèses « sur mesure » dans le domaine des prothèses standard ; ce qui lui offre des débouchés dans un marché européen très grand (750 000 prothèses de hanche implantées par année). En 2003, après avoir conçu une prothèse totale de la hanche dans le cadre d’une collaboration avec l’HOSR, Symbios a été approchée par le professeur Leyvraz, directeur médical de l’HOSR et responsable du service d’orthopédie du CHUV, pour participer à la conception d’une nouvelle prothèse du genou appelée « FIRST » (Free Insert Rotation Stabilized Translation). Les discussions ont mené à la signature d’un contrat exclusif de transfert de propriété intellectuelle. Symbios allait donc non seulement concevoir mais également, après deux ans de travail et l’obtention du marquage CE et du protocole d’essais cliniques de la Commission d’Ethique du CHUV, produire et commercialiser cette prothèse innovante. Ce nouveau business, dont le savoir-faire est différent et le marché égal à celui de la prothèse de hanche, a contribué significativement à la poursuite de la croissance de Symbios. Aujourd’hui, chez Symbios, on ne parle plus de produits standards ou « sur mesure » mais d’une mission qui consiste à apporter au chirurgien orthopédiste des solutions qui améliorent la qualité de vie des patients ayant besoin d’une arthroplastie de la hanche ou du genou. Sandy Wetzel Créateurs No 4 61



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