Créateurs n°4 mar/avr/mai 2008
Créateurs n°4 mar/avr/mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de mar/avr/mai 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 5,4 Mo

  • Dans ce numéro : convaincus, croyants ou fous, que sont-ils ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
Profils de créateurs MM. Olivier Graber et Christian Bochet En quoi la création d’entreprise vous a-t-elle séduite ? Olivier Graber : Christian m’avait demandé de fabriquer un appareil pour son équipe de recherche. L’idée de créer une entreprise était dans l’air. Elle s’est ensuite présentée comme une évidence… Pourquoi vous êtes-vous adressé à Fri Up ? Christian Bochet : Nous avions participé à une journée consacrée à la création d’entreprise à l’Ecole d’ingénieurs, à laquelle tout le staff de Fri Up était présent. C’est ainsi qu’on a appris son existence. Etre suivi par cette structure nous donne une certaine stature. Que vous apporte l’association ? C.B. : On connaît notre produit ainsi que son marché. Par contre, on requiert le soutien de Fri Up pour la gestion de notre entreprise. La présence de l’équipe sur place facilite bien les choses. L’association met à disposition une structure logistique qui nous a permis, dès le départ, de nous concentrer sur notre produit. Il était aussi important d’utiliser nos moyens financiers pour notre core business et non pour des bureaux. De la chimie propre… 6 Créateurs No 4 Comment gérez-vous votre entreprise à côté de votre mandat à l’Université de Fribourg ? C.B. : Dès le début, nous avons clairement séparé nos activités entrepreneuriales de notre mandat universitaire, en choisissant de nous établir à Fri Up. Avec notre entreprise, nous valorisons la mise au point d’un produit académique pour que d’autres scientifiques puissent en profiter. Que vous apporte la fonction de professeur dans le développement de votre entreprise ? C.B. : La connaissance du marché et un réseau de relations. Nous avons rencontré la majorité de nos clients lors d’activités professionnelles à l’instar de colloques ou au travers de publications scientifiques. Selon vous, quelles sont les qualités d’un bon entrepreneur ? C.B. : Un bon entrepreneur doit croire en son produit, son activité. On ne peut pas vendre du vent. Il faut aussi saisir au vol les opportunités avec flexibilité et ouverture. Vous avez conçu un appareil appelé « LUMOS 43 ». Cela veut-il dire qu’il y a eu 42 prototypes ? O.G. : Presque… (rires). On adapte notre produit en fonction des besoins des clients. Votre entreprise évolue dans un marché de niche. Pour progresser en termes de croissance, songez-vous à développer de nouvelles applications ? C.B. : Pour agrandir notre marché, nous devons fabriquer le besoin. Cela veut dire tester nous-mêmes notre appareil sur de nouveaux produits tels que des médicaments ou de la peinture pour Atlas Photonics a élaboré un appareil appelé « LUMOS 43 » qui produit de la lumière ultra-violette d’extrêmement bonne qualité (monochromatique). Pour provoquer une réaction chimique, il faut des réactifs qui sont généralement toxiques, polluants et chers. Atlas Photonics a développé des outils nécessaires pour remplacer ces réactifs par de la lumière. Quant aux procédés eux-mêmes, ils sont développés à l'Université. Propos recueillis par Véronique Monney Carte de visite d’Atlas Photonics en page 37 Que la lumière soit ! Ils se sont rencontrés à l’Université de Fribourg. Christian Bochet, professeur de chimie organique et Olivier Graber, ingénieur de développement ont uni leurs compétences pour fonder, il y a un peu plus d’un an, Atlas Photonics et commercialiser des réacteurs photochimiques. Lumière sur leur parcours. www.atlas-photonics.com connaître leur stabilité après exposition à la lumière. Puis, nous pourrons démarcher une clientèle ciblée. Avec votre appareil, vous vous adressez à un public scientifique, à des initiés. La commercialisation en est-elle facilitée ? C.B. : Pas vraiment. Car ce n’est pas forcément l’utilisateur qui va prendre la décision d’acheter notre produit. On est face à une chaîne. Il ne suffit pas d’être convaincant. Plaisanterie mise à part, il serait plus simple de vendre un aspirateur… Quelles sont les valeurs que défend votre entreprise ? O.G. : La recherche de profit à court terme n’est pas une priorité. Nous recherchons la qualité. Nous faisons donc très attention à ne pas dépasser notre capacité de production. Quel regard portez-vous sur votre parcours ? C.B. O.G. : Fondamentalement, on referait le même. On ne regrette rien tout en tirant les leçons du passé. Comment voyez-vous votre avenir ? C.B. : On se réjouit de le vivre… A terme, on entend engager du personnel. Et surtout financer nous-mêmes notre propre croissance. On s’en tient à notre philosophie de départ, définie dans notre plan d’affaire : « no sale, no loss ».
Mme Céline Renaud et M. Jean-Michel Capt Comment est né JMC Lutherie ? Jean-Michel Capt : Compositeur et guitariste, je suis un fou de lutherie et de guitare, ce qui m’a amené à apprendre le métier de luthier-guitarier et ainsi à construire par moi-même mes propres instruments. Avec les années, j’ai appris à mêler la tradition de la lutherie avec de nouvelles techniques que j’ai mises au point au fur et à mesure. Pour moi, créer une entreprise de lutherie était une possibilité de vivre de ma passion ainsi qu’une suite logique à mon parcours. Céline Renaud : C’est Jean-Michel qui m’a proposé de faire partie de l’aventure. A l’époque, je travaillais pour le département des finances d’une grande entreprise horlogère. Mon parcours est éclectique. J’étais dans le marketing auparavant et je ressentais le besoin de mettre en avant ces différentes expériences. L’envie de créer une entreprise a toujours été présente en moi. Jean-Michel, qui était mon voisin, m’a donc offert cette chance afin que je m’occupe de la création et de la gestion de l’entreprise. Avant de nous lancer totalement, nous avons pris le temps de la réflexion, avons effectué des recherches et contacté beaucoup de monde. La première discussion a eu lieu en novembre 2004 et nous avons créé officiellement JMC Lutherie en septembre 2005. (A Céline) Avez-vous tout de suite accepté l’offre de Jean-Michel ? C.R. : Non, j’ai vraiment pris le temps de réfléchir. Au départ, j’étais très partagée entre l’envie de vivre cette enrichissante et magnifique aventure et la peur de mettre tous mes œufs dans le même panier. Pour finir, j’ai adopté la philosophie de Jean-Michel qui m’a appris qu’il faut Propos recueillis par Leïla Kamel Carte de visite de JMC Lutherie en page 41 Les guitares à cœur toujours vivre ce qu’on a envie de vivre et qu’il faut écouter son cœur afin de donner un véritable sens à sa vie. En effet, pour lui, le cœur est notre guide et le cerveau le moyen utilisé pour réaliser nos rêves et nos désirs. A l’heure actuelle, je ne regrette en rien mon choix car, même s’il y a des difficultés, mon travail est devenu une véritable passion. Quels sont vos produits ? C.R. : Nos produits sont des créations de lutherie qui utilisent comme bois « maître », l’épicéa de résonance. Nous fabriquons principalement des guitares qui peuvent être des modèles définis ou des créations personnalisées. Pour les modèles de la collection, nous proposons plusieurs styles de guitares : l’acoustique, l’électrique ou encore la guitare basse. Récemment, nous nous sommes concentrés sur la collection acoustique composée de la guitare folk, manouche et à cordes nylon. En ce qui concerne les modèles personnalisés, nous les fabriquons non seulement selon les envies du musicien mais également par rapport à sa manière de jouer (concert, solo, studio). Chaque instrument sur mesure est fait du début à la fin pour la personne qui l’a commandé. Si les guitares JMC sont notre produit phare, devenir le leader sur ce marché est long. Ce constat nous a amené à diversifier nos activités en créant la division Résonance. Les objets de résonance sont pensés et fabriqués – toujours avec le même bois – dans le but d’amplifier et de donner une couleur au son. A l’heure actuelle, nous avons développé des coffrets de résonance pour montres à sonnerie avec Audemars Piguet ainsi qu’une enceinte de diffusion du son, le Soundboard JMC, destiné à tous les mélomanes désireux de donner une chaleur, une couleur et une présence au son. Ce dernier est une Profils de créateurs Au cœur de la Vallée de Joux, Céline Renaud et Jean-Michel Capt, amoureux de leur région et de ses richesses, ont uni leur talent pour créer en 2005 leur entreprise, JMC Lutherie SA. Cette start-up a pour vocation de valoriser le bois indigène tel que l’épicéa d’harmonie de la forêt du Risoud, par la fabrication de guitares et d’objets de résonance. Interview des deux fondateurs qui nous livrent avec enthousiasme l’histoire de leur parcours, leur métier et leur passion. innovation (brevet en cours) qui représente bien le philosophie de JMC : simplicité, esthétique, techniques de lutherie et surtout épicéa de résonance. J.-M.C. : Pour conclure les propos de Céline, notre première vocation est de valoriser les bois indigènes tel que l’épicéa d’harmonie que nous trouvons dans la forêt du Risoud. En quelque sorte, c’est la présence de ce bois qui légitime notre raison d’être et notre présence au Brassus. Quels sont les spécificités du bois de résonance ? J.-M.C. : La forêt du Risoud est très connue pour la qualité de ce bois en matière de lutherie. En effet, pendant de nombreuses années, des luthiers du monde entier venaient ici chercher leur matière première. La qualité des bois de cette forêt, on la doit à la rudesse du climat et à la pauvreté du sol. Cette combinaison de facteurs fait que l’arbre pousse lentement et ainsi il acquiert une structure serrée, légère et résistante. Un bois que seul l’instinct peut trouver. Un bois unique au monde et sans lequel notre métier n’aurait pas lieu d’exister. Le bois du Risoud est non seulement la raison d’être de JMC mais représente également la philosophie de notre entreprise. Comme pour lui, notre environnement est la source de notre énergie et notre cœur est notre richesse et notre force. Créateurs No 4 7



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 1Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 2-3Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 4-5Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 6-7Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 8-9Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 10-11Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 12-13Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 14-15Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 16-17Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 18-19Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 20-21Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 22-23Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 24-25Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 26-27Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 28-29Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 30-31Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 32-33Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 34-35Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 36-37Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 38-39Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 40-41Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 42-43Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 44-45Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 46-47Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 48-49Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 50-51Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 52-53Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 54-55Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 56-57Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 58-59Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 60-61Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 62-63Créateurs numéro 4 mar/avr/mai 2008 Page 64