Créateurs n°4 mar/avr/mai 2008
Créateurs n°4 mar/avr/mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de mar/avr/mai 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 5,4 Mo

  • Dans ce numéro : convaincus, croyants ou fous, que sont-ils ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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En face Capital Risque et Asyril Alain Codourey Alain Codourey a terminé son doctorat à l’Institut de Microtechnique de l’EPFL en 1991. Le robot qu’il y avait développé est aujourd’hui encore, avec trois « Pick and Place » par seconde, le plus rapide du monde. Il étudie ensuite à l’Université de Stanford et à l’EPF de Zurich. Il est enfin chef de secteur dans le domaine de la micro-robotique au CSEM à Alpnach avant de devenir, en 2007, le directeur de la nouvelle société Asyril, dont le siège se trouve à Villaz-St-Pierre (Fribourg). Fiche technique 2004 : Début des développements du robot PocketDelta au CSEM 2007:• Le PocketDelta reçoit le Swiss Technology Award 2007• Création d’Asyril SA en octobre 2007 Statut:• SA• Société de CPA group SA Objectifs : Développer des solutions compactes et économiques pour l'assemblage automatique dans les domaines des micro-, nano- et biotechnologies ainsi que dans le domaine médical. Chiffres clés : experts in mechatronics - 5 collaborateurs - Financement:• CPA Group SA• Banque Cantonale de Fribourg• Crédit cautionné par le canton de Fribourg et la Confédération - Soutien:• Promotion économique du canton de Fribourg 50 Créateurs No 4 Alain Coudrey : Le but de Capital Risque Fribourg (CRF) est de favoriser le développement de technologies innovantes. Comment définissez-vous l'innovation et quels sont vos critères de sélection ? Patrick Zurkinden : L'innovation est en effet l'un des critères. Par définition, innover signifie créer quelque chose de nouveau, qui n'existe pas encore, un nouveau produit ou une nouvelle technologie. CRF soutient les entreprises orientées vers l'avenir qui répondent aux besoins du marché. Asyril, active dans le domaine de la robotique, a par exemple de bonnes chances d'être soutenue. Pour autant que les autres critères soient également remplis, à savoir : les compétences de l'entrepreneur, la viabilité du projet démontrée par un plan d'affaires et la création d'emplois dans le canton de Fribourg. A.C. : Actuellement beaucoup d'investissements sont réalisés dans les technologies du web ou des nouvelles énergies. Dans votre sélection, favorisez-vous les projets qui s'inscrivent dans la mode du moment ? P.Z. : La sélection n'est pas basée sur des critères de mode ou de tendance. Le critère essentiel est la qualité du projet, qui doit répondre à une demande réelle du marché. Dans cet ordre d'idée, je souligne le fait que nous encourageons et aidons les entreprises à collaborer avec l'Université ou l'Ecole d'ingénieurs de Fribourg dans le domaine de la recherche et du développement. A.C. : Qu'attendez-vous en retour de l'organisme qui a bénéficié d'un financement de votre part ? Comment suivez-vous les projets ? P.Z. : Nous attendons que l'entreprise nous considère comme un partenaire et non pas comme un simple bailleur de fonds. Il est essentiel qu'un climat de confiance règne entre les responsables de l'entreprise et CRF. Nous avons des contacts réguliers avec les entreprises pour suivre la réalisation des objectifs. Les entrepreneurs doivent nous informer des décisions importantes. Nous nous réservons le droit d'avoir un membre au sein du conseil d'administration pour suivre de près l'évolution de la société. En règle générale nous revendons notre participation après cinq ans avec l’objectif d'une majoration de 10% par année. A.C. : Qu'est-ce qui vous différencie d'autres organisations de financement de jeunes entreprises ? P.Z. : CRF est détenu par l'Etat de Fribourg et des institutions étatiques (BCF, Caisse de prévoyance du personnel de l'Etat et Groupe E) et est au service de l'économie fribourgeoise. Contrairement à une société de « venture capital » privée, CRF n'est pas contrainte de générer des profits élevés à court terme. En règle générale, CRF octroie des conditions de sortie avantageuses après cinq ans. Cela permet aux entreprises en développement de mettre sur pied des plans de participation destinés aux principaux cadres ou d'associer d'autres partenaires à leur entreprise. Comme CRF est un organisme d'Etat, nous collaborons étroitement avec la Promotion économique du canton de Fribourg et Genilem. Ensemble nous offrons toute la gamme de services nécessaires aux jeunes entreprises, avec l'objectif de leur offrir des conditions leur permettant de se développer le plus harmonieusement possible. Patrick Zurkinden : Asyril SA est une entreprise très jeune. Quels sont les problèmes majeurs que vous avez rencontrés lors de la création de l’entreprise et durant les premiers mois d’activité ? Alain Coudrey : Grâce au groupe CPA nous n’avons pas eu de problème majeur pour trouver le financement. Christophe Fragnière du groupe CPA était prêt à relever le défi et à
commercialiser la technologie que nous avons développée au CSEM. Nous avons 3 millions de francs à disposition pour démarrer l'entreprise. Je constate toutefois que l'introduction d'une nouvelle technologie sur le marché ne se fait pas toute seule. Il faut établir un climat de confiance. Cela prend plus de temps que je ne l’'imaginais. Christophe Fragnière a l'expérience de la création d'entreprises et il sait qu’il faut être patient. Nous avons réalisé le plan d'affaires sur la base de ses expériences. P.Z. : Quels sont les produits phares et les marchés principaux d’Asyril SA ? A.C. : Notre produit phare est le robot PocketDelta, qui a gagné le Swiss Technology Award en mars 2007. Comme le produit est très innovant, nous ne pouvons pas nous baser uniquement là-dessus pour aborder le marché, qui n'est pas encore totalement prêt à absorber cette innovation. Nous avons donc également développé un robot un peu plus grand, le DesktopDelta, qui répond aux besoins de l'industrie. Il est plus rapide et plus précis que les produits de la concurrence. Nos marchés cibles sont tous ceux qui visent la miniaturisation. Notamment l'horlogerie, qui n'arrive plus à suivre au niveau de la production et ne trouve pas la main d'œuvre nécessaire. Ils sont donc forcément poussés vers l'automation. Les domaines médicaux, de la pharmacie et de la nanotechnologie ont également un potentiel important. Nous visons le marché mondial. P.Z. : Dans une entreprise de haute technologie telle que la vôtre, quelle est la part de ressources humaines et financières consacrée à la recherche et au développement ? Quels sont les grands défis dans ce domaine ? A.C. : En tant qu’entreprise en démarrage, une grande partie de notre personnel travaille dans la recherche En face Patrick Zurkinden Licencié en sciences économiques de l’Université de Fribourg, Patrick Zurkinden a travaillé plus de 20 ans à l’UBS (Zurich, New York, Lausanne, Fribourg) dans les domaines du crédit et du management. Il a créé en 1997, avec des partenaires, la société Rouiller, Zurkinden et Cie Finance SA qui fait partie du groupe LCF Rothschild depuis 2003. Monsieur Zurkinden est directeur de la Banque Privée Edmond de Rothschild SA. et le développement. Trois de nos cinq employés ont pour tâche le développement de nouveaux produits. Asyril a comme objectif d'investir entre 15% et 20% du chiffre d'affaires dans la recherche pour pouvoir se maintenir dans le trend. Notre défi principal est la miniaturisation de tous les composants. Il est par exemple difficile de miniaturiser les moteurs tout en conservant suffisamment d'énergie pour déplacer des objets. Notre objectif est d'être à la pointe, d'être les premiers sur le marché et d’innover constamment afin d’avoir toujours un temps d’avance sur nos concurrents. P.Z. : Quel rôle joue le CSEM dans le développement du groupe CPA ? A.C. : Avant la création d'Asyril, aucune relation n’existait entre notre maison mère CPA et le CSEM. La première chose qui a été faite quand je suis arrivé au sein du groupe CPA a été de négocier un rachat technologique au CSEM. Afin de rester indépendant, CPA a préféré racheter la technologie plutôt que de faire un joint-venture avec le CSEM. Deuxièmement, nous avons négocié un projet commun au niveau de la recherche par le biais d'un projet CTI. Comme le CSEM peut être financé par la CTI, nous avons lancé un tel projet et nous continuerons à collaborer avec le CSEM sous cette forme. Nous avons aujourd’hui un partenariat privilégié avec le CSEM. Propos recueillis par Christoph Aebischer carte de visite de Asyril en page 32 carte de visite de Capital Risque en page 27 Fiche technique 1998 : Création de Capital Risque Fribourg SA 2008 : Soutient actuellement une dizaine d'entreprises Mission : Capital Risque Fribourg SA (CRF) s’adresse aux entreprises novatrices en phase de création ou d’expansion. Elle a pour but de favoriser le développement de nouvelles technologies et la création de nouveaux emplois dans le canton de Fribourg. CRF s'engage dans des entreprises au travers de participations minoritaires pouvant aller jusqu'à CHF 750 000. Chiffres clefs : - Capital en actions : CHF 7 500 000 - Le montant des participations varie entre CHF 100 000 et CHF 750 000. Créateurs No 4 51



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