Créateurs n°4 mar/avr/mai 2008
Créateurs n°4 mar/avr/mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de mar/avr/mai 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 5,4 Mo

  • Dans ce numéro : convaincus, croyants ou fous, que sont-ils ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Profils de créateurs Chasse à la contrefaçon M. Frédéric Hahn Fondée en 2004 et soutenue par la Fondation d’Aide aux Entreprises qui vient de lui attribuer un financement, Algoril représente une petite révolution dans le domaine de la traçabilité des produits et de la lutte anti-contrefaçon. Frédéric Hahn, CEO de la société, nous confie l’histoire du développement de son entreprise. Pouvez-vous nous éclairer sur les origines et le domaine d’action de votre société ? Frédéric Hahn : Au tout début, il y a une rencontre avec un inventeur qui a développé un principe d’identification basé sur des algorithmes innovants. Petit à petit, nous avons pris conscience du développement du marché de la contrefaçon qui est gigantesque et a une croissance de 20% par an. Face à cette expansion, il est indispensable de lutter car les risques pour la santé et la sécurité publique sont importants. En effet, la contrefaçon du luxe ne représente que « la pointe de l’iceberg », derrière cela il y a des secteurs vitaux tels que la production de pièces détachées pour les automobiles ou encore les médicaments. Aujourd’hui nous offrons des solutions d’identification et d’authentification permettant la traçabilité des produits et une lutte efficace contre la contrefaçon. 4 Créateurs No 4 Comment avez-vous démarré ? F.H. : Nous avons démarré en 2004 en rencontrant des personnes sur le terrain, actives dans différents secteurs industriels. A la suite de ces contacts qui nous ont permis d’affiner notre approche, nous avons été invités en 2005 à participer à Vinexpo, en tant qu’intervenants au colloque sur la lutte anti-contrefaçon. Nous avons été frappés par l’étendue des besoins dans l’industrie viticole. En discutant avec les viticulteurs nous nous sommes rendus compte qu’il y avait un véritable marché à prendre. En six semaines nous avons développé notre solution « vins » et avons commencé à la commercialiser. Aujourd’hui nous essayons de nous faire une place et d’obtenir un effet « boule de neige ». Nos solutions permettent non seulement la traçabilité mais représentent également un outil marketing puissant. Le système créé s’adresse, en effet, à tous les échelons du marché, du producteur aux consommateurs en passant par les autorités. Propos recueillis par Irina Sakharova Quitt Carte de visite de Algoril en page 32 Qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer ? F.H. : J’ai toujours eu une âme d’entrepreneur. Avant de me lancer dans cette entreprise, j’ai travaillé en tant que consultant indépendant pour la création d’entreprises. Les expériences des autres m’ont beaucoup inspiré. Quand j’ai rencontré l’inventeur de notre solution, j’ai eu un très bon feeling pour le projet car il y avait un véritable marché en devenir. Comment avez-vous géré vos doutes pendant la phase de création ? F.H. : Je suis persuadé qu’un entrepreneur doit être doté d’un esprit d’aventurier dans le bon sens du terme. En effet, il faut avoir la volonté d’aller jusqu’au bout pour réussir un projet. Face aux doutes, j’ai toujours eu la conviction de pouvoir trouver des solutions. Cet aspect est aussi passionnant dans l’entrepreneuriat. Dans quelle configuration fonctionne votre entreprise ? F.H. : Aujourd’hui nous sommes une petite équipe constituée de quatre personnes, multi-talentueuses, chacune ayant son dicastère : recherches & développements, technologies, marketing et ventes, stratégie. Nous mettons un point d’honneur à travailler en équipe car nos compétences sont complémentaires. C’est essentiel pour nous, sans ce mode de fonctionnement, nous n’en serions pas là. Comment voyez-vous l’avenir de votre entreprise ? F.H. : Actuellement nous sommes en train de finaliser le financement pour notre expansion commerciale. Nous avons aujourd’hui nos clients-références et nos réseaux, donc c’est véritablement le bon moment pour s’orienter sur la croissance. Nous recherchons aussi à développer un réseau de partenaires crédibles. Quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaitent s’engager dans l’entrepreneuriat ? F.H. : Avant tout, il me semble essentiel de s’entourer de gens de confiance. Par ailleurs, il est important de ne pas négliger le facteur « temps » et de ne pas sous-estimer le financement nécessaire. Enfin, il faut s’investir dans un domaine qui vous motive. En ce qui me concerne, la dimension éthique de mon métier est très motivante.
Le plaisir de créer Photo (de gauche à droite) : Vincent Husson, Scientific Advisor, Julia Orsini, Sales & Marketing Director et Stéphan Nicoulet, Business Development Director Derrière la porte du 4e étage de l'avenue Ruchonnet 2 à Lausanne, c'est un accueil chaleureux et dynamique qui vous attend. Pourtant installée depuis peu dans ses nouveaux locaux, l'équipe de BioPack fait fi du stress du déménagement pour laisser place à de larges sourires et à la joie de recevoir. « Nous avons toujours recherché l'harmonie interne et la synergie entre les employés car elles font la force d'une PME. » C'est par ces termes qu’Hélène Wegmüller, CEO, entame l'histoire de BioPack. Elle poursuit : « BioPack a connu un parcours atypique, une croissance rapide mais très séquencée. Aucun d'entre nous ne maîtrisait initialement une technologie. En revanche, nous avions tous un savoir-faire et des compétences complémentaires dans les domaines scientifique et commercial. De plus, l'envie de création était imprégnée en nous et des idées germaient depuis plusieurs années. Nous avons débuté par l'acquisition d'un réseau de distribution de consommables de chromatographie, une méthode analytique permettant d'identifier et de quantifier les substances contenues dans les produits/matières. Même si cette activité n'était pas la finalité recherchée, notre esprit de création a toujours prédominé, quel que soit le projet ». Réseau et diversification La reprise de ce réseau, alors sous-exploité, a permis à la société de s'autofinancer très rapidement et de se faire connaître auprès d'une clientèle déjà existante. « Ainsi, nous avons pu évoluer à notre rythme, sans pression financière externe et sans prendre de risques vis-à-vis de tiers. Une telle indépendance était un critère sine qua non à la création de notre entreprise. Développer un projet avec nos seuls moyens était un défi ! » Cette activité a également conduit à l'engagement d'un collaborateur supplémentaire, spécialiste en analyse chimique. Une fois implantée sur le marché, la jeune pousse vaudoise a progressivement eu l'opportunité de se diversifier grâce au fonds de roulement dégagé par les ventes de consommables dans des activités complémentaires qui correspondent davantage aux inspirations de ses fondateurs. « Nous étions intéressés par les nouvelles technologies médicales et avons œuvré à la recherche de liens entre celles-ci et les besoins réels des médecins », continue la directrice. Profils de créateurs Propos recueillis par Sandy Wetzel Carte de visite de Biopack en page 32 Le Doppler L'élargissement de la gamme de produits distribués aux appareils médicaux a, quant à lui, permis de réaliser des marges commerciales suffisantes pour entamer la conception intra muros d'un doppler, un appareil qui étudie le débit du sang dans les artères et les veines, donnant ainsi des renseignements sur ses conditions d’écoulement et l'irrigation des organes. L'idée du Doppler n'a pas surgit de nulle part, bien au contraire. M. Stéphan Nicoulet, directeur du développement commercial, était responsable des exportations chez DMS, un grand distributeur d'appareils médicaux, et bénéficiait donc d'un réseau international. Puis DMS a cessé de vendre ses dopplers. « Nous avons fait beaucoup de travail de recherche pour améliorer le produit de manière à optimiser le travail du médecin et offrir un meilleur diagnostic au patient. Nous sommes allés jusqu'à la conception d'un prototype. Nous nous sommes ensuite présentés sur la scène internationale afin de valider notre démarche commerciale, notamment dans le cadre du salon Medica (Allemagne), grâce à un cofinancement de l'Etat de Vaud (SELT). Nous avons obtenu des lettres d'intention et des partenariats commerciaux sont en attente dans une quinzaine de pays. Reste aujourd'hui à obtenir une certification CE et à trouver des fonds ; ce qui nous offrirait des perspectives d'évolution plus rapide », explique M. Nicoulet. BioPack a actuellement le potentiel de produire une trentaine de machines par année mais vise à terme une production annuelle de cent machines pour une distribution aussi bien sur le marché domestique, grâce à sa propre force de lobbying, qu'à l'étranger, par l'intermédiaire de distributeurs, garantissant ainsi aux clients un meilleur service après-vente. Le cycle du produit – trois à cinq ans – et les excellentes marges sur les ventes – environ 50% – laissent entrevoir un brillant futur pour la société. « Un investissement de CHF 300 à 500 000 suffirait à commercialiser environ cinquante machines durant la première année et à libérer les fonds nécessaires à l'accroissement du volume d'affaires », conclut Stéphan Nicoulet. Créateurs No 4 5



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