Créateurs n°3 déc 07/jan-fév 2008
Créateurs n°3 déc 07/jan-fév 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de déc 07/jan-fév 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : financement, pas de cadeau sous le sapin !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Et après le démarrage ? Entrepreneur, un métier à ne pas manquer dans une vie professionnelle A propos de Dartfish Dartfish, créé en 1999, apporte une nouvelle dimension à l’entraînement sportif, l’éducation et la médecine du sport en y intégrant la vidéo. Des stations de télévision dans le monde entier, ainsi que de nombreuses sociétés et personnalités du monde du sport utilisent actuellement les produits de Dartfish pour des transmissions télévisuelles ou pour l’analyse de l’entraînement. Dartfish compte aujourd’hui plus de 120 employés ou associés entre son siège principal à Fribourg et ses bureaux à Atlanta, Nice, Munich, Londres, Sydney, Tokyo et Séoul. www.dartfish.com Jean-Marie Ayer est un créateur sans cesse en quête de nouveautés. Il fixe son attention sur le potentiel commercial de nouvelles idées. « Je trouve passionnant, dit-il, de développer une chose qui n’existe pas encore sur le marché. » Il a toujours aimé voyager et visiter d’autres pays, tant à des fins professionnelles qu’à titre privé. Ainsi, après des études d’économie en 1988, il est allé s’établir avec sa famille aux Etats-Unis pour y achever son travail de doctorat. Ensuite, il a séjourné un certain temps en Tchéquie, et enfin à Kuala Lumpur. Jean-Marie Ayer a fait ses premières expériences chez ABB et Swisscom. Tout en ayant choisi de travailler dans de grandes entreprises, il savait qu’il prendrait un autre chemin : « Je me disais qu’un jour, j’allais créer ma propre entreprise. Mais je voulais tout d’abord maîtriser l’environnement et les outils de l’entrepreneur. Comme quelqu’un qui part en montagne et qui doit avoir l’équipement qu’il faut. » 60 Créateurs No 3 C’est en 1999 qu’il fonde l’entreprise Dartfish en collaboration avec quatre spécialistes IT. A ce moment-là, l’objectif était d’atteindre en cinq ans un chiffre d’affaires de CHF 30 millions. « Nous n’avons pas réussi. Nous en sommes aujourd’hui à environ CHF 10 millions. Pourquoi ? Parce que nous avons surestimé le marché. Pour qu’une innovation s’impose, il faut bien plus de temps que nous ne l’avions pensé. De plus, en l’an 2000, l’éclatement de la bulle technologique a sensiblement retardé la réalisation de notre plan d’affaires. » Dès son démarrage, la jeune entreprise Dartfish a été soutenue par la société Capital Risque Fribourg SA et par la Promotion économique du canton de Fribourg. Dès sa deuxième année d’existence, elle a pu également compter sur des apports de capital-risque de la part de bailleurs du secteur privé. « Au début, il était très simple d’obtenir du capital-risque. Mais après l’éclatement de la bulle technologique, c’est devenu bien plus difficile. Les investisseurs cherchent souvent la rentabilité rapide. » Fort de son expérience, Jean-Marie Ayer va de ses conseils aux jeunes entreprises : « Il faut aligner les objectifs avec les investisseurs, autrement dit les définir en concertation avec eux. Il importe aussi de prévoir un temps suffisant. Non seulement la technologie prend beaucoup de temps, mais il en faut également pour que le marché soit prêt à accepter les innovations. » La vidéo sur Internet est actuellement le nouveau défi de Jean-Marie Ayer : « Dans la deuxième étape de développement de Dartfish, nous voulons conjuguer vidéo et Internet, en exploitant le marché actuel de Dartfish. Notre entreprise dispose de tous les atouts pour réaliser ce projet. » M. Ayer est responsable des nouvelles affaires de la société. « Ce sera une sorte de YouTube, mais en plus professionnel et offrant une plus-value aux utilisateurs. Nous allons proposer une nouvelle façon de créer et d’interagir avec du contenu vidéo sur le Web dans le domaine du sport et de l’éducation. Cette solution sera utile à nos 40 000 clients actuels et nous permettra de les multiplier par un facteur important. » Jean-Marie Ayer est passionné par sa profession : « C’est un « métier » passionnant que je ne voulais pas manquer dans ma vie professionnelle. Mais c’est un « métier » qui n’est pas fait pour tout le monde. Il vaut mieux ne pas aimer les certitudes. » Christoph Aebischer
L’art de la survie dans un monde en mouvement Il était une fois… un paradigme nouveau Quand on demande à Etienne Mirlesse, CEO de Transmedia Communications SA, une définition du domaine d’activité de son entreprise, il répond qu’il s’agit « d’un groupe actif dans l’agrégation et la distribution de contenus sur des plate-formes télécom ». Derrière cette définition, il y a une réalité qui entre, depuis peu dans notre quotidien – la télé interactive, basée sur les systèmes de vidéo à la demande (VOD). Ces systèmes opèrent un véritable changement de paradigme car les téléspectateurs peuvent sélectionner eux-mêmes les contenus qu’ils souhaitent visionner et le moment de la diffusion. C’est le cas, par exemple avec Bluewin TV, qui fait déjà le bonheur de nombreux abonnés. Sur ce marché mondial innovant, la start-up genevoise joue un rôle moteur. « Nous sommes une entreprise B2B, nos clients sont les entreprises télécom, explique Etienne Mirlesse. Notre travail consiste d’abord à « packager » pour eux divers contenus. » Mais Transmedia apporte bien plus, puisque l’entreprise crée des solutions clé en main pour les opérateurs qui souhaitent utiliser les opportunités de la large bande passante. « En effet, ces opérateurs ne sont pas des spécialistes des médias, notre travail leur permet de mettre à disposition des contenus hautement diversifiés », précise M. Mirlesse. Une constante – le changement Créée en 2003, Transmedia est le fruit de la rencontre de deux mondes, celui d’Etienne Mirlesse, producteur de télévision, et de Natalia Tsarkova, diplômée du MIT Media Lab, consultante de haut niveau et créatrice de la plate-forme technologique de la société. Les deux entrepreneurs ont décidé de mettre leurs compétences au service d’un projet dans un environnement en mouvement. Etienne Mirlesse voit justement la première difficulté du M. Etienne Mirlesse développement de l’entreprise dans l’adaptation constante aux changements rapides de l’environnement. « Quand nous avons commencé, le VOD n’existait pas vraiment, il fallait être prudent d’entrée de jeu. Par la suite le marché s’est développé rapidement, à l’exemple de la plate-forme Bluewin. Mais cette croissance n’amoindrit pas les risques. Les modèles de fonctionnement changent très vite. Par exemple, il y a quelques années, la VOD était payée à l’acte, puis c’est passé à l’abonnement. Nos clients changent les règles du jeu de façon continue. Notre adaptabilité est donc un enjeu majeur. » Un développement à maîtriser Autre défi de taille - survivre à l’accélération de la demande. « Nous sommes dans un marché à très forte demande, de surcroît, face à des clients qui sont tous de très grande taille », souligne Etienne Mirlesse. Ainsi, un des enjeux du développement de la société est de gérer sa croissance, tout en répondant adéquatement à la demande. Pour ce faire, la stratégie de Transmedia est d’équilibrer son développement, en veillant à bien planifier les mandats et les ressources nécessaires. « Notre devise est de ne pas dépenser l’argent qu’on n’a pas gagné, raison pour laquelle nous sommes profitables depuis Et après le démarrage ? nos débuts », indique M. Mirlesse. Il parle aussi du rôle de Genève : « Notre localisation est importante, il nous fallait une position sur un nœud central en Europe. C’est le cas à Genève, qui permet, avec le CERN, de profiter de ses boucles d’interconnexion. L’Office de la Promotion Economique du canton nous a aussi apporté un soutien important à différentes étapes de développement. » Un avenir fait de travail En des termes imagés, Etienne Mirlesse définit le chemin parcouru et les développements futurs. « Actuellement nous avons procédé au lancement de la fusée, il s’agit maintenant de mettre la société sur orbite. » L’investissement réalisé par Swisscom dans la start-up en 2007 doit permettre d’accélérer la croissance et d’apporter une certaine stabilité à l’entreprise. « Mais nous ne sommes pas à l’abri, il faudra encore travailler dur. » M. Mirlesse souligne l’importance d’une attitude « cash and cary » pour les entrepreneurs qui démarrent. « Il ne faut jamais spéculer sur l’avenir, surtout quand il y a du succès. Ceci est particulièrement vrai pour les nouveaux secteurs : il faut garder la tête froide pour rester en vie et tenir la distance. » Irina Sakharova Quitt Créateurs No 3 61



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