Créateurs n°3 déc 07/jan-fév 2008
Créateurs n°3 déc 07/jan-fév 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de déc 07/jan-fév 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : financement, pas de cadeau sous le sapin !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Le débat La proximité d’Atracys Pierre Bordry Arrivé en Suisse en 2000, après un parcours international de 15 ans dans le domaine du private equity pour les PME traditionnelles, Pierre Bordry a complété sa formation académique par une spécialisation en gestion de fonds à l’Université de Genève. Après avoir initié le premier fonds Mezzanine privé romand, il a pris la direction de Capitalproximité, plate-forme de rencontre entre investisseurs privés et entreprises soutenue l’Etat de Vaud et les milieux privés. Fiche technique 1995 : création 2003 : extension sur le canton de Neuchâtel 2007 : création d’un premier club d’investisseurs. Mission : Favoriser la rencontre entre investisseurs privés et entreprises du tissu économique régional. Chiffres clés : - Plus de 250 investisseurs - Plus de 120 sociétés à la recherche de fonds - CHF 35 Millions de fonds levés - Plus de 80 opérations réalisées en 10 ans 50 Créateurs No 3 Gaëtan Marti : Capitalproximité a pour mission d’apporter des fonds propres aux entrepreneurs de la région. N’est-ce pas le rôle des banques cantonales ? Pierre Bordry : Non, ce n’est pas leur métier ! Les banques font du crédit mais n’interviennent pas en fonds propres. En effet, des contraintes légales leur imposent de n’intervenir qu’en présence d’un certain ratio de fonds propres, apportés par des sociétés de capital risque ou par des particuliers. C’est ce dernier segment que couvre Capitalproximité. Par ailleurs, il faut retenir que les fonds investis par les banques ne leur appartiennent pas. Il s’agit de dépôts qu’elles doivent rendre à leurs clients et pour lesquels elles attendent en contrepartie une rémunération proportionnée au risque encouru. Capitalproximité est une association à but non lucratif. Les particuliers avec lesquels nous travaillons ont souvent d’autres motivations. Notre raison d’être est de favoriser les opérations d’investissement privées dans le tissu économique régional. G.M. : Capitalproximité est un lieu de rencontre des marchés cachés. Qui en sont les acteurs ? P.B. : Nous sommes en présence de deux mondes qui se recherchent sans se connaître. D’un côté, nous avons des entreprises à la recherche de fonds propres qui n’ont pas envie ou n’ont pas les moyens de le faire savoir sur la place publique. Nous pouvons qualifier les entreprises en quatre catégories. Environ 40% sont des start-up, 30% sont des entreprises en transmission, 25% en développement et 5% en restructuration. Quant aux investisseurs – qui eux aussi veulent rester discrets – nous distinguons trois populations:• les investisseurs stratégiques (environ 15%) en quête d’opportunités d’investissement dans des secteurs connexes ou complémentaires à leurs activités professionnelles.• les investisseurs en transition (25%), le plus souvent des cadres de haut niveau entre 45 à 55 ans qui cherchent à reprendre des sociétés. Ils disposent de moyens financiers significatifs et peuvent apporter de précieuses compétences (international, …).• Le solde (60%) correspond à des investisseurs étrangers venus s’établir en Suisse dans le cadre d’un contexte fiscal négocié. Il s’agit souvent d’ex-entrepreneurs fortunés qui sont prêts à investir dans des activités économiques qu’ils connaissent bien ou qui les passionnent. G.M. : Vous m’avez dit procéder systématiquement à des recherches d’antériorité avant de travailler avec un investisseur. Qu’en est-il du filtrage au niveau des entreprises ? P.B. : Capitalproximité fonctionne selon le principe du libre accès. Nous offrons à toute entreprise la possibilité de s’inscrire et ce, à tout stade de son développement. Toutefois, nous sommes dans un marché d’offre et de demande et l’entrepreneur doit convaincre ses futurs investisseurs. Pour ce faire, nous lui demandons de rédiger un « teaser », sorte de curriculum vitae de la société en une ou deux pages et qui doit répondre aux questions que se pose tout investisseur:• Que fait l’entreprise ? En quoi est-elle unique ? • De combien d’argent a-t-elle besoin ? Pour quoi faire ? • Qu’est ce qu’elle m’offre en contrepartie ? Nous utilisons notre base de données et notre site Internet pour préparer la mise en relation, mais la composante humaine est incontournable, notamment pour préserver l’anonymat des parties aussi longtemps que nécessaire. A tous les stades du processus Capitalproximité est un recours, de manière à faciliter le dénouement de l’opération. G.M. : Comment évaluez-vous la valeur intrinsèque d’une entreprise technologique telle qu’Atracsys ? P.B. : Il existe plusieurs centaines de méthodes d’évaluation théorique d’une
entreprise. Mon expérience (NDR : plus de 500 prises de participations) me laisse à penser que la valeur réelle d’une entreprise technologique dépend avant tout de son capital humain et, en premier lieu, de ses dirigeants. Lorsque je me trouve face à un entrepreneur, je me pose trois questions : A-t-il une bonne vision du marché ? Sait-il s’entourer des bonnes personnes ? Que fera-t-il en cas d’imprévu ? Autrement dit, un porteur de projet doit savoir « penser en stratège et agir en primitif ». Pierre Bordry : Quelle est la nature de votre activité ? Gaëtan Marti : Nos compétences de base se situent dans la métrologie optique et le traitement d’image. Il s’agit d’un domaine d’activité assez vaste qui peut déboucher sur des applications très diverses. Jusqu’à présent nous avons produit des GPS pour chirurgiens grâce à notre technologie dite de suivi ou tracking. Mais ce micromarché de niche ne permet pas à Atracsys d’atteindre une dimension suffisante. En effet, dans le secteur médical le Time to Market est très lent, environ 3 à 4 ans, et constitue un facteur pénalisant pour une jeune entreprise qui a besoin de générer du cash flow rapidement. Cela d’autant plus qu’Atracsys fonctionne sur un business model d’autofinancement. Nous avons donc décidé de « recibler » nos activités et notre clientèle. Actuellement, nous entrons dans l’ère de l’interactivité. L’émergence des nouveaux moyens de communication crée un marché nouveau dans lequel nous souhaitons prendre une place importante. Ce marché peut presque être qualifié de marché de masse. Notre métier évolue donc sans cesse au gré de cette diversité de technologies en constant développement. P.B. : Qu’entendez-vous par moyens de communication interactifs ? G.M. : Je pense surtout à la communication commerciale. De manière traditionnelle, nous trouvons de la publicité sur des affiches, dans les journaux ou à la télévision. Nous nous dirigeons maintenant vers une publicité personnalisée qui interagit directement sur le client. Nous cherchons à développer des produits publicitaires qui présentent une dimension supplémentaire capable de capter davantage l’attention du client. Nous travaillons en partenariat avec différentes agences de communication dans le but de mieux définir les besoins de ce marché et la manière dont Atracsys peut y répondre. P.B. : Lorsque vous me parlez de GPS pour chirurgien, cela me parle. Je crois par contre qu’il vous manque un véritable facteur de différenciation à faire valoir sur le marché que vous convoitez… G.M. : Nous venons de démarrer nos activités dans ce domaine. Nous avons déjà recensé de nombreux clients potentiels qui expriment un intérêt pour les technologies que nous souhaitons développer. Je pense que vous avez partiellement raison mais, à observer la stratégie de développement d’Atracsys, il faut mettre quelques bémols. Certes avec un meilleur « Unique Selling Proposition » (USP) nous pourrions envisager une croissance encore plus verticale de nos activités. Mais, comme dans beaucoup de start-up, nous travaillons en éteignant des feux : nous avons des clients et devons leur livrer des systèmes. Nous essayons par ce biais d’atteindre une taille critique qui permette de disposer des ressources humaines suffisantes à l’élaboration d’une stratégie d’entreprise solide. Nous essayons donc, avant tout, d’augmenter la valeur intrinsèque d’Atracsys. Les clients qui se montrent intéressés par nos technologies nous aideront à atteindre ce but et nous définirons ensemble le véritable USP d’Atracsys. Nous percevons depuis peu le « break heaven point » de notre entreprise ; ce qui nous permet d’envisager une levée éventuelle de fonds à un horizon de 6 à 12 mois. Dans ce laps de temps, nous allons déterminer une stratégie d’investissement claire. En résumé, Atracsys, qui pensait à la base valoriser sa technologie à l’état brut, est en phase de devenir une société avec une vraie stratégie de produits sur laquelle elle créera sa valeur. Le débat Gaëtan Marti Gaëtan Marti obtient en 1997 un master en informatique de l’EPFL. Un an plus tard, son projet de diplôme, réalisé au SRI International (Stanford), est récompensé par le prix Logitech. En 2007, il obtient un titre de Docteur ès sciences à l’EPFL. Après avoir développé diverses applications de haute technologie, il a co-fondé 2C3D SA en 2000 puis Atracsys Sàrl en 2004, société active dans le domaine de la métrologie optique et de la navigation chirurgicale dans laquelle il occupe le poste de Directeur. Fiche technique Début 2004 : Création de l’entreprise. Statut : Sàrl Domaine d’activité : Métrologie optique, navigation chirurgicale et systèmes d’interactions homme-machine innovants Chiffres clefs : - 6 collaborateurs - financée à 100% par des fonds propres propos recueillis par Sandy Wetzel carte de visite de Capital Proximité en page 30 Dr. Paolo Botti, fondateur de la société ArisGen carte de visite d’Atracsys en page 35 Créateurs No 3 51



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