Créateurs n°3 déc 07/jan-fév 2008
Créateurs n°3 déc 07/jan-fév 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de déc 07/jan-fév 2008

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : financement, pas de cadeau sous le sapin !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Profils de créateurs De la recherche fondamentale à l'entrepreneuriat Piero Zucchelli Bart Van De Vyver Quelles sont les raisons qui vous ont amenés à créer votre entreprise ? Piero Zucchelli : Je suis arrivé à Genève en 1991 pour travailler au CERN dans la recherche fondamentale en physique. Les projets menés m’ont donné l’occasion d’apprendre énormément, notamment dans des domaines tels que le software, l’électronique, les RH ou encore les budgets. Cette gestion de projets est similaire à l’activité de création d’une entreprise. Il s’agit de structurer clairement son idée, de convaincre les autres de l’opportunité, pour enfin réaliser et mettre en œuvre un business plan. J’étais aussi tenté par l’aventure de l’entrepreneuriat car c’est positif pour la créativité. On travaille sur des échelles de temps réduites, alors qu’en recherche fondamentale la durée des projets est très importante. Bart Van De Vyver : Pour ma part, je suis arrivé au CERN en 1995. Dès le début de mes études universitaires, mon objectif était de faire un travail appliqué tourné vers le développement d’un business. 4 Créateurs No 3 J’ai fait une thèse car, dans le milieu scientifique, c’est un gage important pour accéder à des responsabilités. Assez vite, j’ai acquis de l’expérience sur les projets. Deux voies s’ouvraient à moi pour aller en entreprise : passer dans la finance ou dans le consulting, deux domaines qui valorisent les profils scientifiques. J’ai finalement choisi une troisième voie, celle de la création d’entreprise : cela permet de toucher à tous les aspects car tout est à créer. Comment le projet a-t-il vu le jour ? B.V.D.V. : Au tout début, il y a eu une rencontre entre Piero et un business angel. Un peu plus tard, un ami nous a présentés aux gens d’Index Ventures, un important VC actif dans les industries high tech. Nous sommes entrés en contact avec ce VC au bon moment. En effet, nous avions une idée, sans validation, ni brevet. En même temps, Index Ventures s’intéressait au domaine de la micro-fluidique. Leur manière de fonctionner est particulière : ils se forgent d’abord une idée sur les domaines d’avenir, puis ils identifient le « champion » de demain et investissent entièrement dans le développement du projet qui leur semble avoir le plus fort potentiel de développement. Ils avaient déjà des contacts avec plusieurs entreprises dont les technologies respectives manquaient de flexibilité dans la déclinaison pour des applications diverses. Dans notre cas c’est justement notre point fort : notre technologie est applicable à de nombreux domaines. C’est d’ailleurs l’origine du nom de la société, le « X » dans « SpinX » se référant aux multiples directions. Après un an d’interrogation sur le concept et les divers aspects de la problématique, Index Ventures a décidé de soutenir notre projet. In fine, il s’agit d’un mélange entre la force de l’idée et la chance d’être arrivés au bon moment vers les bonnes personnes. Propos recueillis par Irina Sakharova Quitt Carte de visite de SpinX technologies en page 38 Soutenue de longue date par l’Office de la Promotion Economique de Genève et la FAE (Fondation d’Aide aux Entreprises), qui vient de lui attribuer un financement, cette start-up genevoise exploite les outils de la physique – à travers son système de micro-fluidique – pour confronter les problèmes des sciences de la vie. Les fondateurs de l’entreprise, Piero Zucchelli et Bart Van De Vyver, confient l’histoire de leur début. Quelle est votre vision du risque associé à l’entrepreneuriat ? P.Z. : Avant toute chose, il faut avoir confiance dans l’idée et les gens, il faut que les bons ingrédients soient présents. B.V.D.V. : Pour moi le risque de ne pas essayer était plus important. Par ailleurs, l’année du « due-diligence » réalisé par Index Ventures était cruciale pour eux et pour nous. Cela nous a donné la possibilité de préciser, de mûrir l’idée et de se convaincre de sa viabilité. Que retenez-vous de votre parcours à ce jour ? B.V.D.V. : Il me semble important de rassembler les gens autour de l’entreprise et de s’exposer au maximum à la critique, afin d’apprendre. Dans notre cas, la présence d’Index Ventures est un énorme capital. Ces professionnels réputés sont aussi là pour poser les bonnes questions et nous aider à anticiper pour garder une longueur d’avance. Autre point important – la sélection des employés : la qualité des personnes nous a permis d’arriver là où nous sommes aujourd’hui. P.Z. : A mon sens, il y a beaucoup de gens qui n’osent pas se lancer dans l’entrepreneuriat. Cela tient beaucoup au fait que le changement est souvent vu comme négatif. A mon avis, c’est faux : c’est un aspect fondamentalement positif car il amène des perspectives variées.
Une vision objective du marché Fondée en mars 2007, la société Elactis conçoit et développe des solutions électroniques destinées au pilotage intelligent des électrovannes. Quatre employés, un bureau et un petit laboratoire situés à Gland. Comment Elactis évolue dans ce marché ? Djamila Duc et Balázs Jánossy ont accepté de partager leur expérience de ces derniers mois. De gauche à droite : CarlKjeldsen, Stéphane Broillet, Djamila Duc, Balázs Jánossy Pouvez-vous expliquer l’origine de votre projet ? Balázs Jánossy : A la base, je suis chercheur, une personne visionnaire ayant envie et besoin d’indépendance. Il y a six ans, j’ai été embauché par un grand fabricant de vannes dans le but d’améliorer ses produits. J’ai très rapidement compris le potentiel d’amélioration qu’offrait la microélectronique à ce type de vannes, jusqu’alors mécaniques. J’avais envie d’exploiter ce potentiel grandissant. Djamila Duc : Balázs est un ami de longue date. Quand il m’a présenté son projet, je l’ai immédiatement trouvé intéressant. Ingénieure de formation, je le comprenais techniquement et percevais la valeur ajoutée que pouvaient amener à ces vannes une miniaturisation et un apport d’intelligence. En outre, je possédais des compétences complémentaires en business acquises lors d’un MBA et de diverses expériences professionnelles. Nous avons donc décidé d’entreprendre une étude de marché plus sérieuse. Avez-vous impliqué d’autres personnes dans le projet ? B.J. : Après avoir identifié la niche, nous avions encore besoin que le marché valide notre projet. J’ai donc sondé mes connaissances du milieu, notamment les anciens dirigeants de l’entreprise pour laquelle je travaillais. J’ai obtenu beaucoup de soutien de leur part. D.D. : Nous nous sommes lancés avec nos fonds propres uniquement, en optant pour une croissance rapide de l’entreprise. Dans un premier temps, nous avons conservé nos emplois respectifs car nous avions des responsabilités familiales à assumer. Nous avons donc eu besoin très tôt de ressources humaines supplémentaires afin de s’adjoindre les compétences nécessaires au développement des activités. Avez-vous eu l’occasion de collaborer avec des structures d’aide au démarrage d’entreprise ? B.J. : Très rapidement, nous avons sollicités plusieurs organismes. Trop tôt je pense. L’entreprise était considérée très jeune et nous n’avions pas encore de clients. Pour ces raisons, et malgré l’intérêt exprimé par les organismes contactés, nous avons essuyé beaucoup de réponses négatives. Le secteur dans lequel nous évoluons, très technique et peu attrayant pour le grand public, n’a pas facilité les choses. D.D. : Je pense qu’il manque de vraies aides au démarrage qui interviendraient plus en amont des projets. Tant qu’il Profils de créateurs Propos recueillis par Sandy Wetzel Carte de visite d’Elactis en page 36 n’existe pas de chiffre d’affaires, il est très difficile d’obtenir un soutien. Nous passons presque 18h/24h à la recherche de clients. C’est le seul moyen pour attirer des investisseurs. Le taux de retour est très bon. Mais nous percevons un sentiment d’insécurité, un besoin de s’assurer de la pérennité d’Elactis et de sa capacité à fournir les pièces en quantité suffisante en l’absence de fond de roulement. Quels sont vos atouts ? B.J. : Nous travaillons exclusivement avec des sous-traitants de la région avec qui nous entretenons d’excellentes relations ; ce qui nous offre un peu de souplesse dans les affaires. Et les clients le ressentent. Cela nous permet également de faire valoir le label « Swiss Made », très porteur dans ce secteur et qui a déjà convaincu un client japonais. Les fondateurs d’Elactis sont tous issus de l’EPFL. Nous avons ainsi de nombreux contacts établis avec les instituts de l’EPFL ou autres. Cela nous facilite les démarches pour des projets de collaboration technique et pour recruter des stagiaires en fin d’études. Actuellement, dans quel état d’esprit êtes-vous ? D.D. : Nous sommes dans une période déterminante pour Elactis, une période pleine d’optimisme. Plusieurs projets vont prochainement se concrétiser ; ce qui va permettre à Elactis de faire un grand pas en avant. Nous sommes conscients que le chemin est encore long mais devenons chaque jour plus persévérants et plus motivés. Créateurs No 3 5



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