Créateurs n°2 sep/oct/nov 2007
Créateurs n°2 sep/oct/nov 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de sep/oct/nov 2007

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 3,4 Mo

  • Dans ce numéro : le juste équilibre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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D’ici et d’ailleurs D r Lorenz Müller, directeur de la STI La STI est un organisme doté de CHF 5 millions, créé conjointement par la banque cantonale de Berne (BCBE) et la Haute Ecole Spécialisée Bernoise (HESB), Technique et Informatique. La haute école, désireuse de développer un réseau de start-up dans son sillage, a édicté, avec l’aide de ses partenaires, quatre mesures phares pour les structures qu’elle ferait éclore: 1. Mise à disposition des services et espaces professionnels à des conditions très intéressantes 2. Formations et coaching (CTI Start-up) 3. Gestion des questions de propriété intellectuelle 4. Allocation de crédits à long terme sans intérêts, à travers la STI Cependant, la STI dépasse le cadre de ces mesures, comme nous l’explique le D r Lorenz Müller, son directeur: «Nous allons au-delà du spin-off park de la HESB car nous avons un statut d’indépendant qui nous permet d’accepter des projets venant de l’extérieur de l’école. Nous en avons déjà reçu un. Sans doute qu’à terme, la moitié des propositions dont nous nous occuperons ne proviendra pas de la HESB. Un projet «extérieur» ne peut certes pas disposer des locaux et des services liés à la propriété intellectuelle. En revanche, il peut bénéficier des compétences de CTI start-up et de notre soutien.» Les deux organismes travaillent de manière complémentaire. La STI accorde un capital d’amorçage (seed money) aux entreprises – ce qui leur permet de couvrir les frais précédant la mise sur le marché de leur produit – et CTI Start-up s’occupe de leur encadrement (business coaching). Les projets ne peuvent provenir que du Mittelland pour la bonne raison que la STI ne souhaite pas concurrencer d’autres organismes de financement, notamment la FIT vaudoise. D’ailleurs, la région offre un bon potentiel car elle compte traditionnellement beaucoup d’entreprises médicales et de microtechnique. Les nouvelles technologies s’y développent également bien, spécialement dans le ICT (Information and Communications Technology), l’informatique et la chimie. Tout à fait logiquement, les propositions reçues par la STI sont un reflet de ce tissu économique. Bien que dynamique, le Mittelland n’a pas un réservoir illimité. Le D r Müller ne s’attend pas à plus de dix demandes par année. Après deux ans d’activité, onze demandes ont été déposées, parmi lesquelles trois sont encore en cours d’évaluation, quatre n’ont pas été acceptées et quatre entreprises sont d’ores et déjà soutenues. 8 Créateurs No 2 STI soutien à l’innovation Aller voir ailleurs permet toujours de se faire une meilleure idée de la situation qui prévaut chez soi. A Bienne, la Stiftung für technologische Innovation (STI) ou Fondation pour l’Innovation Technologique, en bon français, offre du soutien financier aux start-up innovantes de la région Mittelland. Seuls les start-up revêtant déjà une forme juridique (SA ou Sàrl) peuvent déposer, à quatre moments définis de l’année, un dossier de candidature. Il est apprécié une première fois avant d’être soumis à un comité d’experts qui donne sa recommandation au conseil de fondation. Le candidat présente oralement son projet devant le conseil qui statuera. Ensuite, un contrat liant les deux parties est signé car les sommes prêtées oscillent entre CHF 100 000 et CHF 500 000 pour une période de 8 ans. Le D r Müller nous donne la raison d’une telle longueur: «Dans le secteur des hautes technologies, l’entreprise ne crée du revenu qu’après 5 ou 6 ans, et 10 années sont nécessaires pour s’assurer de sa viabilité. Si une faillite survient avant, le fondateur est responsable de la somme reçue car les prêts sont personnels. Bien entendu, s’il n’a pas commis de faute évidente, si le développement s’est poursuivi selon le business plan, la fondation ne le contraindra pas à payer.» Pour l’instant rien de tel ne semble arriver. L’une des entreprises soutenues a déjà créé plus de 12 places de travail. Quant aux autres, elles croissent de manière continue. Il est vrai que leurs domaines d’activité, variés et novateurs, leur assurent une certaine sécurité. Axsionics SA invente les passeports biométriques de demain, Hastema Sàrl a développé un système de mesure pour le contrôle automatique des aiguillages ferroviaires, m-engineering Sàrl a produit des objets d’habitat favorisant une position confortable et Arcoptix SA est spécialisé dans les systèmes optiques. «Le travail de la STI semble déjà porter ses fruits» Frédéric Vormus
Dossier DOSSIER - Le juste équilibre Travailler 18 heures par jour n’assure en rien le succès d’une entreprise. Au contraire, il s’agit même d’un facteur qui amoindrit ses chances de survie. Lors de sa création, une structure repose principalement sur les épaules de son fondateur. Si celui-ci tombe, tout l’édifice s’écroule dans la chute. Il faut donc adopter les réflexes d’un coureur de fond: se ménager pour tout donner à l’approche de l’arrivée. Trouve-t-on des starting-blocks au départ d’un marathon? Une telle épreuve d’endurance ne peut se concevoir sans une hygiène de vie impeccable. Elle commence par une attention portée à son corps et à son esprit. D’ailleurs, un proverbe résume cette idée à merveille: «Une personne trop occupée pour se soucier de sa santé est comme un artisan qui ne prend pas le temps d’entretenir ses outils.» L’entrepreneur doit s’efforcer de trouver une juste répartition entre le temps qu’il passe au bureau et celui qu’il consacre à sa famille, à sa vie sociale et à ses loisirs. C’est ainsi qu’il pourra tendre vers un bon équilibre de vie, preuve d’une réussite totale. Malheureusement, il n’est pas si évident à atteindre. Deux interviews en montrent les difficultés. Trois spécialistes (un coach, un gestionnaire ainsi qu’un directeur d’assurance) partagent leur savoir et prodiguent leurs conseils. Pour clore ce dossier, deux créateurs d’entreprise donnent leur recette d’équilibre. équilibre Créateurs No 2 9 Le réalisation par Pascale Gigandet Leïla Kamel et Frédéric Vormus juste



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