Créateurs n°2 sep/oct/nov 2007
Créateurs n°2 sep/oct/nov 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de sep/oct/nov 2007

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 3,4 Mo

  • Dans ce numéro : le juste équilibre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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« Et après le démarrage ? M. Moscheni revient sur les débuts de Fastcom Technology SA L’aventure a démarré en 1998, alors que je souhaitais valoriser mes connaissances acquises à travers la planète (USA, Japon et Suisse, entres autres). J’ai fait deux rencontres décisives: tout d’abord une équipe avec laquelle je partageais la même vision entrepreneuriale (nous voulions créer des outils qui transforment des «données» en «informations») et la Fondation pour l’Innovation Technologique (FIT) qui nous a soutenu financièrement. Tous les ingrédients étaient alors réunis pour lancer notre prototype de caméra intelligente. Ensuite, nous avons surfé sur la vague start-up jusqu’au début des années 2000 avec un bon produit. Notre société croissait rapidement et les investisseurs nous courtisaient. C’était l’euphorie et l’avenir s’annonçait plutôt bien. Le crash de la «nouvelle économie» est survenu, les marchés se sont resserrés et le fait d’être une jeune société technologique n’était plus considéré comme un avantage. Il a fallu nous restructurer et nous repositionner sur le marché. C’est à cette époque que nous avons abandonné la production de notre produit initial pour nous concentrer sur les deux segments où nous sommes encore actifs aujourd’hui: la sécurité des données (essentiellement une activité de service et de consultance) et la sécurité physique (contrôle d’accès, gestion de flux, etc.). Cette période nous a transformé, nous imposant un réel 52 Créateurs No 2 Fastcom Technology SA la réussite, c’est durer! changement de paradigme: plus personne ne parlait désormais d’IPO; nous voulions juste dorénavant générer de la croissance en suffisance pour assurer les places de travail de nos collaborateurs. Nous n’étions plus une start-up avec un potentiel de croissance exponentiel mais une PME «normale», technologique il est vrai, confrontée à des marchés exposés à la globalisation. Cette expérience nous a aussi enseigné qu’il ne faut jamais lutter contre le marché mais au contraire s’y adapter constamment. Dans notre activité, la globalisation revêt deux aspects: premièrement, le monde rétrécit, amenant toujours plus de concurrents étrangers sur nos terres tout nous offrant également de nouvelles opportunités à saisir; deuxièmement, le monde s’accélère, raccourcissant toujours plus le cycle de vie des produits développés (à tel point que certains jours, on se demande si les cycles existent encore…), nous forçant à être chaque jour plus innovants. Cette situation nous oblige à être complètement transparents. Il est impossible, pour une PME comme la nôtre, de justifier une différence de prix en jouant sur la marque. Nous devons donc maîtriser parfaitement nos processus de fabrication. Il y a un autre point important dans la chaîne de valeur qui joue en notre faveur: il n’y a pas de corrélation entre le caractère technologique d’un produit et la marge qu’il permet de dégager (voyez comment s’en sortent les fabricants de composants électroniques; ils innovent sans cesse, mais luttent continuellement pour se maintenir hors de l’eau). A ce jeu, nous en tirons plutôt bien et envisageons sereinement l’avenir de notre société et des 25 places de travail qu’elle représente. En effet, nous avons mis en place des processus de veille qui nous autorisent à regarder un peu plus loin. Notre challenge aujourd’hui est de nous implanter durablement et de manière rentable à l’international. Même si c’est plus dur en Suisse qu’ailleurs, car le métier d’entrepreneur n’est pas encore considéré à sa juste valeur, nous avons appris à nous appuyer sur les structures de soutien en place, comme la Chambre de commerce et l’Osec Business Network Switzerland, l’organisme suisse de promotion du commerce extérieur, la CTI ou le CCSO. Il y a peut-être du vrai dans les paroles de Nietzsche: ce qui ne me détruit pas me rend plus fort! » propos recueillis par Régis Joly
Ecomme économie. Non pas celles que l’on reçoit à nos 20 ans et qui nous permettent peut-être de nous lancer dans l’aventure, la vraie vie ou dans un projet que l’on aurait développé; mais je veux parler de cette économie, celle qui est tellement actuelle, dans laquelle il faut être précurseur pour se lancer ou alors avoir pu profiter d’un devin capable de savoir de quoi sera fait l’avenir. Autrefois, les projets à long terme ne manquaient pas, aujourd’hui, c’est rarement le cas, tout va très vite. Ncomme naturel. Chassez-le et il revient au galop, disait l’autre. Il est vrai que de rester proche de ses vraies valeurs et de persister à être soi-même mène à coup sûr à la réussite. Tcomme travail. Seul le travail paye, c’est bien connu. L’avenir appartient aux gens qui se lèvent tôt, peut-être pour le voir avant les autres, le travail. Ce qui est certain, c’est que seuls les plus acharnés y arrivent et ne jamais se décourager deviendra leur mot d’ordre. Rcomme rêve. Voir son rêve se réaliser est la plus belle chose qui puisse arriver à une personne. Et lorsque la tâche n’a pas été aisée, il est d’autant plus jouissif de voir s’accomplir ses idées les plus secrètes. Les rêves sont faits pour êtres réalisés. Ecomme équilibre. Trouver l’équilibre entre temps et argent, l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle et surtout l’équilibre au sein même de sa vie professionnelle reste la meilleure des manières de mener ses affaires au front sur le long terme. Pcomme paysan. Cela aurait pu être également politique. Mais le métier de paysan, le plus beau métier du monde, reste le mien, mon rêve, mon équilibre, mon travail au naturel afin de me soucier au mieux de mes économies… Rcomme région. Savoir s’occuper des gens autour de soi, que ce soit en tant que député au Grand Conseil vaudois ou en tant qu’agriculteur de la plaine du Rhône, je tente de faire au mieux pour le bien de tous, chaque jour. Ecomme envie. Il arrive de tout avoir dans les mains, comme on dit, mais de ne pas avoir envie. Et bien, dommage pour ces gens-là! Ncomme navigateur. C’est fait, la référence à Alinghi est là. La réussite, d’une personne qui a su prendre les bonnes décisions aux bons moments, d’une personne qui voulait, à tout prix aller de l’avant et, disons-le, la réussite d’un entrepreneur mais également la victoire de toute une… Ecomme équipe. Eh oui! La victoire d’une équipe. Seul, on est bien peu de chose. Les plus grands sont ceux qui ont su s’entourer des bonnes personnes. Ucomme univers. L’ouverture d’esprit mais également l’ouverture au monde qui nous entoure. Pour une entreprise, c’est savoir se diversifier et se diriger vers des marchés nouveaux. Rcomme réaliste. Rester les pieds sur terre et ne pas se lancer à l’aveuglette. Parole à… Gregory Devaud Acrostiche agro-stimulant Entrepreneur, voilà un bien joli mot. On pourrait l’associer à ambition, équilibre, chance, possibilités ou encore envie. Ou alors s’amuser à le décortiquer… Gregory Devaud Agriculteur Député libéral au Grand Conseil vaudois Créateurs No 2 53



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