Créateurs n°2 sep/oct/nov 2007
Créateurs n°2 sep/oct/nov 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de sep/oct/nov 2007

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 330) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 3,4 Mo

  • Dans ce numéro : le juste équilibre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Profils de créateurs Swisskisafari Entreprise et passion… Danielle Stynes Pouvez-vous nous parler de l’activité de Swisskisafari et de votre clientèle? Danielle Stynes: Swisskisafari organise des séjours sportifs «en safari», sur mesure, originaux et luxueux. Le concept safari signifie que les participants bougent d’un endroit à un autre et voient ainsi un maximum de lieux et de paysages en un minimum de temps. Ma clientèle se compose principalement de personnes de pays anglo-saxons, de formation supérieure. Comme elles travaillent beaucoup, elles ont besoin de voir beaucoup de choses en peu de temps et y mettent les moyens nécessaires. C’est donc une clientèle très exigeante qui attend confort et luxe. Je travaille également avec des entreprises pour l’organisation de séjours particuliers et inédits. Comment rentrez-vous en contact avec vos clients? Je fais un peu de prospection pour les entreprises. Pour les particuliers, une partie vient du bouche-à-oreille et l’autre par le biais du site Internet, qui permet de mieux visualiser les séjours proposés. Dès qu’ils ont une idée, les clients me contactent et nous évaluons ensemble le niveau, le temps, les activités et le budget. Bien entendu, tout ceci doit faire partie de mon créneau. Je tiens absolument à rester dans le haut de gamme. Je n’ai donc aucune crainte à refuser un contrat si le budget ou le type d’activités ne me convient pas. 4 Créateurs No 2 Spécialiste du tourisme de luxe, Danielle Stynes a su rester une jeune femme simple. Positive et ne reculant pas devant les obstacles, elle nous délivre ici son parcours, de l’Australie aux Alpes valaisanne où elle a fondé sa petite entreprise, Swisskisafari. propos recueillis par Leïla Kamel carte de visite de Swisskisafari en page 40 Comment avez-vous atterri dans ce milieu «haut de gamme»? J’ai appris le métier du tourisme dans une école hôtelière en Australie. Après une expérience de quelques années comme professeur de plongée, je suis partie en France – un rêve pour une Australienne – afin de travailler dans une entreprise canadienne. J’y suis restée dix ans. Je planifiais des vacances actives, mêlant sport et culture. Je devais donc trouver les meilleurs hôtels et les meilleurs parcours pour satisfaire une clientèle très exigeante. Comment est née l’idée de Swisskisafari? Pourquoi avez-vous choisi la Suisse? Lorsque je travaillais en France, j’adorais prendre mes vacances en Suisse pour faire du ski. Un jour, j’ai suivi un cours professionnel de snowboard qui se déroulait comme un safari. J’ai adoré! J’ai pensé alors à un concept semblable mais plus luxueux afin que cela corresponde aux attentes de ma clientèle habituelle. Il m’a fallu beaucoup de temps avant de me lancer totalement. J’ai dû faire une multitude de recherches afin d’être prête à 100% car l’erreur ne pardonne pas dans ce milieu. «Il m’a fallu beaucoup de temps avant de me lancer totalement» J’ai choisi la Suisse pour deux raisons: en premier lieu par amour des paysages spectaculaires qu’offrent le Valais et, en second lieu, l’image «smart» du pays – ses banques, ses horlogers et ses grandes stations de ski ultrachic. Malheureusement ce n’est pas tout à fait le cas du Valais! Néanmoins, selon moi, il y a un véritable potentiel à la mise en place d’infrastructures luxueuses. Quelles difficultés avez-vous rencontrées lors du démarrage? J’ai tout de suite eu quelques difficultés. D’origine étrangère, j’ai été très vite confrontée à un nouveau système fiscal, juridique, etc. Comme l’accès à ce type d’information est difficile comparé à l’Australie, j’ai «pataugé» jusqu’à ma rencontre avec Genilem, qui a enfin pu m’aider. L’association m’a également permis de tenir le coup. Ce n’est pas évident de se lancer dans l’aventure toute seule! Si c’était à refaire, j’aurais un associé. D’ailleurs, je recherche un partenaire… J’ai également rencontré un problème assez particulier: en Valais, il y a nombre de traditions et règles qui rendent les choses souvent «impossibles». Moi qui viens d’un pays où tout est possible, cela m’a paru étrange! Avec le temps, j’ai choisi d’ignorer ces entraves! Pour l’instant ça marche! Pourquoi changer?
propos recueillis par Céline Dupasquier carte de visite de Mabasi en page 37 Le marché du skateboard est peu connu, pourquoi ce secteur d’activité? Gérard Telfser: Il s’agit d’un univers particulier, en effet. Un monde très «friendly» dans lequel nous n’avons pas toujours l’impression de faire du business: les marques refusent de signer des lettres de confidentialité, les gens collaborent souvent sans contrat écrit et, pour ainsi dire, les affaires ne marchent qu’au bouche-à-oreille. Je suis avant tout un aficionado du skateboard. Dès mes premiers pas dans le monde professionnel, je me suis orienté dans cette direction. Tout d’abord comme salarié auprès de distributeurs suisses puis, de manière indépendante, notamment dans le cadre de l’organisation Mabasi Spécialiste en outillage pour skateboard, Mabasi Lab Sàrl construit sa réputation dans ce secteur sportif depuis 2004. Gérard Telfser, co-fondateur de la société, nous raconte son parcours, les valeurs de Mabasi et ses projets. du Grand Prix of Skateboarding 2002 à Lausanne, un événement phare en Europe, en tant que responsable de la conception et de la réalisation des obstacles. Parlons de la création de votre société… Je me suis toujours considéré comme un autodidacte, donc prédestiné à devenir mon propre patron. Le professionnalisme que mon équipe avait réussi à amener au Grand Prix a accentué mon désir de création. Il m’importait d’exploiter davantage ce savoir-faire, sans concurrencer mes relations du milieu mais en développant quelque chose de nouveau. Mabasi s’est créé de manière dispersée, suivant le cours de mon imagination. Je n’avais aucune vision stratégique, ni même de projet concret. Par intérêt personnel, je me suis essayé à la conception graphique et au design industriel. Je dessinais Passion et outil beaucoup de modèles, très divers, innovants pour la plupart, mais ne m’intéressais que très peu à leur commercialisation. Parmi vos dessins: un outil de poche spécialement adapté au montage et au démontage d’un skateboard. Comment cet objet est-il devenu le fer de lance de Mabasi? L’idée d’un tel outil m’est venue en 2003. Les sportifs exprimaient alors un besoin explicite auquel aucun produit ne répondait: réparer efficacement et rapidement son skateboard sur place. Dès cet instant, ma vision des choses s’est éclaircie: Mabasi deviendrait le premier spécialiste en outillage pour skateboard. Je répondais ainsi tant à mon besoin personnel de différenciation qu’à une nécessité du marché. J’y ai consacré beaucoup de temps et, actuellement encore, je m’atelle à l’amélioration de cet outil. Celui-ci a connu de nombreuses versions prototypes. Le soutien de l’Etat de Vaud m’a finalement permis de financer la conception d’un moule à injection plastique. Qu’en est-il de la commercialisation de cet outil? Il vient d’être produit pour la première fois en petite série. Afin d’acquérir une reconnaissance avant de s’attaquer aux grands marchés, nous l’avons fait tester par nos équipes de Profils de créateurs De gauche à droite: Gérard Telfser, Tapani Haapiseva, Stéphane Gros skaters. Techniquement parlant, notre produit jouit d’une très bonne perception. Les prochaines étapes concernent surtout le marketing et la constitution d’un réseau de distribution. Pour la promotion et la communication de Mabasi, la créativité et la qualité du travail de notre atelier de sérigraphie (seconde activité de la société gérée par mon associé Tapani Haapiseva) nous sera d’un grand soutien. Par ailleurs, j’ai d’ores et déjà étudié le marché et répertorié plus de 400 distributeurs potentiels et 4500 magasins spécialisés à travers le monde. Nous comptons également sur des ententes de co-branding afin de véhiculer plus rapidement notre marque en bénéficiant de la notoriété des partenaires. Mais il est difficile de les séduire et de se faire une place. Quid de l’avenir de Mabasi? Nos personnalités sont en adéquation avec le domaine dans lequel nous évoluons, ce qui constitue un avantage indéniable. Notre passion nous fait vivre dans le milieu qu’on aime. Le marché a du potentiel et Mabasi des ressources considérables pour développer de nouveaux projets. Je pense principalement à la diversification de notre offre d’outillage et à l’organisation d’évènements. Créateurs No 2 5



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