Créateurs n°14 sep/oct 2010
Créateurs n°14 sep/oct 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de sep/oct 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 6 Mo

  • Dans ce numéro : les institutions dopent la création d'entreprises.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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32 Les institutions dopent la création d’entreprises Dossier Irina Sakharova Quitt Une nouvelle mesure pour soutenir les jeunes entreprises Le Grand Conseil de Genève vient d’adopter un projet de loi qui améliore considérablement les conditions cadres pour les jeunes entreprises développant des innovations (JEDI). Une procédure simplifiée permettra aux sociétés de bénéficier plus facilement d’allégements fiscaux et d’une exonération de l’impôt sur le capital. Elles pourront ainsi consacrer leur capital à des fins de recherche et développement, d’emploi, de services ou d’équipements. Entretien avec Daniel Loeffler, Directeur du Service de la promotion économique de Genève. Daniel Loeffler Directeur du Service de la promotion économique de Genève www.ge.ch/entreprises Créateurs No 14 - AUTOMNE 2010 Le Grand Conseil vient d’adopter un nouveau projet de loi, améliorant les conditions cadres pour les jeunes entreprises innovantes. De quoi s’agit-il ? Ce projet, nommé JEDI, a pour but de simplifier les procédures d’octroi d’allègements fiscaux aux jeunes sociétés innovantes. Celles-ci ne devront plus fournir un dossier complexe pour soumettre une demande d’exonération fiscal. Il leur suffira de remplir un questionnaire qui permettra de mettre en évidence le caractère innovant de l’entreprise. Comment ce projet de loi s’inscrit-il dans les objectifs poursuivis par l’Etat en matière de soutien aux entreprises ? La promotion de l’innovation et le développement de nouvelles sociétés sont parmi les objectifs prioritaires du Conseil d’Etat. Le projet de loi permet de simplifier les procédures administratives pour les entreprises d’une part et de favoriser le développement de nouvelles sociétés d’autre part. Ainsi, les sociétés technologiques ayant levé des fonds important pour développer de nouveaux produits, ne seront plus pénalisées par un impôt sur le capital et pourront investir ces montants dans le développement de leur projet. Il s’agit d’une avancée concrète et précieuse pour les entrepreneurs. « La promotion de l’innovation et le développement de nouvelles sociétés sont parmi les objectifs prioritaires du Conseil d’Etat. » Sur la base de quels critères le statut JEDI est-il accordé et que doit faire concrètement une entreprise pour pouvoir en bénéficier ? La démarche est réservée aux jeunes entreprises innovantes et le statut est accordé sur la base de six critères cumulatifs. Un seul questionnaire permet au Service de la promotion économique de Genève de se prononcer sur l’attribution du statut à toute entreprise qui en fait la demande. Si l’entreprise remplit les conditions requises, son dossier est transmis à l’administration fiscale cantonale, qui se charge de traiter la demande d’exonération. Il est à noter que le statut JEDI n’entraîne aucun droit formateur.
Dossier Les institutions dopent la création d’entreprises 33 Camille Guignet Le PSE, en ligne directe avec la recherche scientifique Conseils, locaux, financement : depuis 1991, le Parc Scientifique d’Ecublens (PSE) offre un important soutien aux jeunes entreprises. Jean-Philippe Lallement, directeur du PSE depuis 2008, souligne l’importance d’une telle structure en Suisse romande. Directement sur le campus de l’EPFL, il abrite 89 entreprises spécialisées dans les hautes technologies. C’est dire si le Parc scientifique d’Ecublens s’est imposé, depuis 1991, comme un acteur décisif de la création de start-up. « Le Massachusetts Institute of Technology (MIT), avec sa structure d’accompagnement aux jeunes entreprises, est évidemment l’un de nos modèles, explique Jean- Philippe Lallement, directeur du PSE depuis 2008. Mais, les entreprises n’y cohabitent pas comme chez nous, ce qui m’amène à penser qu’il existe peu d’organismes comparables au notre. » De fait le PSE est une exception. Proche des sources d’innovations que représentent l’EPFL et l’Université de Lausanne (Unil), il bénéficie d’un contact privilégié avec le monde de la recherche. Cette proximité joue un rôle décisif : « Le contact entre chercheurs et jeunes entreprises facilite la création de nouvelles technologies et leur valorisation sous forme de spin-off ou de start-up, poursuit le directeur. Cela permet d’intensifier les interactions et de multiplier les possibilités de collaboration. » « Pour bénéficier de ces prestations et devenir membres du PSE, les candidats sont sélectionnés sur dossier par le comité de l’EPFL. » Concrètement, le PSE offre aux jeunes entreprises des locaux équipés. Pour y rester, elles doivent justifier d’une collaboration avec l’EPFL et ne pas se développer au-delà d’un certain stade : « À partir de 50 employés, les locaux de 400 à 500 mètres carrés deviennent trop restreints et les entreprises doivent s’en aller. » En plus de leur offrir un environnement dynamique et stimulant, l’incubateur d’Ecublens a développé différents organismes de soutien à la création. Six conseillers aident les jeunes entrepreneurs à établir un premier contact avec les clients, fournisseurs ou autres partenaires. Une aide bienvenue même si, souligne Jean-Philippe Lallement, « la partie la plus importante du travail demeure la recherche de financement ». Pour contribuer à cette étape, le PSE attribue chaque année le prix Vito qui récompense à hauteur de 100’000 francs trois entreprises développant des projets aux Etats-Unis, leur permettant ainsi de rembourser une partie de leurs frais à l’étranger. Par ailleurs, le Parc scientifique est proche d’autres sources de financement comme la Fondation pour l’Innovation Technologique (FIT) qui accorde chaque année 100’000 francs à dix jeunes entreprises, ou encore le prix « Coup de Pouce » de la Fondation du Docteur René Liechti. Jean-Philippe Lallement met également l’accent sur le développement du réseau interne : « Nous organisons régulièrement des workshops. Ces réunions, en plus de favoriser les contacts, comportent une dimension éducative : nous y abordons différentes problématiques comme l’esprit d’équipe, les sources de financement, le e-marketing etc. L’apéritif mensuel, dans une ambiance plus détendue, permet aussi aux entrepreneurs de se rencontrer. » Les jeunes entrepreneurs peuvent également bénéficier des conseils du Club des Mentors (regroupant des bénévoles et des anciens de l’EPFL) et du soutien de business angels. Pour bénéficier de ces prestations et devenir membre du PSE, les candidats sont sélectionnés sur dossier par le comité de l’EPFL, selon la qualité de leur business plan et le potentiel de collaboration scientifique de leur projet. « Chaque année, sur les 30 à 40 dossiers qui nous parviennent, nous n’en gardons qu’une vingtaine. » Les prétendants sont généralement des étudiants ayant terminé un Master ou un Doctorat qui souhaitent commercialiser leurs travaux de diplôme en lançant leur propre société. Et l’avenir ? « Nous souhaitons développer l’accompagnement au niveau international, renforcer les sources de financement et développer nos réseaux avec les grandes entreprises », répond Jean-Philippe Lallement. A ce niveau, le PSE va bientôt intégrer le quartier innovation de l’EPFL et côtoyer une vingtaine de grandes entreprises comme Nokia, Logitech, Cisco et Credit Suisse. « Ces nouveaux partenaires vont nous aider à valider nos technologies et ouvrir nos marchés. Nous allons donc, en plus des échanges entre PME, développer les échanges avec ces grandes structures. » Créateurs No 14 - AUTOMNE 2010



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