Créateurs n°14 sep/oct 2010
Créateurs n°14 sep/oct 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de sep/oct 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 6 Mo

  • Dans ce numéro : les institutions dopent la création d'entreprises.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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28 Les institutions dopent la création d’entreprises Dossier Stanislas Cavalier Les créateurs d’entreprises sont les aventuriers d’aujourd’hui Alors que le deuxième lauréat du prix Genilem sera connu le 4 octobre prochain, François Abbé-Decarroux, directeur général de la HES-SO Genève et promoteur de ce prix, explique l’intérêt d’un tel concours pour la relève économique en Suisse romande. Interview. François Abbé-Decarroux Directeur général de la HES- SO Genève Créateurs No 14 - AUTOMNE 2010 « Il faut encourager les étudiants à créer des entreprises. Pas seulement ceux qui font des études en ingénierie ou en gestion, mais les étudiants de tous les domaines, même celui du social. » François Abbé-Decarroux, directeur général de la Haute école de Genève (HES-SO Genève), qui regroupe six écoles à Genève recensant environ 4500 étudiants, est convaincu que tous les domaines de la haute école peuvent conduire à la création d’entreprises qui assureront « la relève économique en Suisse romande ». C’est dans cet esprit que le directeur a lancé en 2009 le prix Genilem HES-SO Genève. Le lauréat remporte une entreprise clés en main d’une valeur de 20’000 francs et le coaching de Genilem pendant trois ans. Comment est née l’idée de créer le prix Genilem HES-SO Genève ? Il y a quelques années, Armand Lombard, président de Genilem, nous a fait le plaisir de venir parler aux jeunes diplômés de l’expérience unique qu’est la création d’entreprise. Après son intervention, nous avons eu l’envie de poursuivre avec Genilem et d’entreprendre dans les écoles HES une série d’actions pour stimuler les bonnes idées et encourager les étudiants à se lancer. Le prix Genilem HES-SO Genève était né. Pourquoi récompenser le lauréat avec une entreprise clés en main, plutôt que de lui donner simplement de l’argent ? Le but du prix n’est pas de simplement récompenser avec un chèque le ou la lauréat(e) ayant réalisé le meilleur plan d’affaires, mais bien de l’aider concrètement à ce que son rêve devienne réalité. Nous réalisons donc la première étape de la création d’une entreprise, et notamment les démarches notariales qui permettent de créer une société anonyme, une société à responsabilité limitée, ou même une association ou une fondation s’il s’agit d’activités à but non lucratif. La structure ainsi créée est dotée d’un capital de 20’000 francs. Nous mettons également en place un accompagnement afin d’accroître les chances de succès. C’est dans ce cadre-là qu’intervient l’accompagnement de Genilem… Oui. L’équipe de Genilem va coacher le ou la jeune entrepreneur(e) pendant trois ans. Les débuts d’un entrepreneur sont passionnants mais pas toujours faciles, et fournir un accompagnement donne davantage de chances de réussite aux jeunes entreprises. Justement, un an après comment se porte la société du premier lauréat ? Le premier prix Genilem a récompensé, en 2009, un petit génie de l’informatique : Patrick Gonzales. Diplômé de la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève (Hepia). Ce jeune nous avait proposé une application informatique de livre électronique interactif extrêmement novateur, ajoutant une vraie valeur ajoutée par rapport à ce qui existe sur le marché. Ce projet avait été initié durant les études de Patrick Gonzales à l’Hepia. Aujourd’hui, malgré une concurrence très vive, le projet avance et le développement du produit se poursuit. Le prix récompense donc essentiellement des projets issus des nouvelles technologies… Absolument pas. L’objectif est vraiment de promouvoir tous les domaines de formation, pas seulement les projets issus des nouvelles technologies. Bien sûr, les étudiants et les étudiantes en ingénierie et en gestion sont souvent plus sensibles à la création d’entreprise, mais nous sollicitons également des projets dans les arts, le social et la santé. Le dénominateur commun à ces projets est l’innovation. Ils doivent proposer quelque chose de nouveau, qu’il s’agisse d’un concept, d’une approche, d’un produit. En 2009, nous avons enregistré 17 projets provenant de tous les domaines. Sept dossiers avaient été retenus dans un premier temps, avant que le jury porte son choix final sur le projet NexLibris de Patrick Gonzales. Cette année, grâce à la promotion du prix dans les six écoles de la HES-SO Genève, nous avons reçu 23 projets parmi lesquels dix ont été retenus pour l’analyse du plan d’affaires. Le lauréat sera désigné le 4 octobre prochain. Pourquoi est-ce si important d’encourager la création d’entreprise chez les étudiants et étudiantes HES ? Nous sommes tous émerveillés par les exploits de tels ou tels sportifs, qu’il s’agisse de la traversée à pied de l’Australie ou d’un tour du monde en ballon. Pourtant, même s’ils sont moins médiatisés, les créateurs d’entreprises peuvent être comparés à des aventuriers d’aujourd’hui. Ils partagent avec les Marquis et autres Piccard la passion, l’envie de liberté, le courage, la ténacité et le goût d’entreprendre. Notre rôle est de donner aux jeunes de nos HES l’envie d’entreprendre et de se lancer dans cette aventure. La Suisse doit sa prospérité à ses petites et moyennes entreprises dont les HES sont si proches. Développer l’esprit créatif est un travail qui débute dès la petite enfance, mais qui doit se poursuivre dans les Hautes écoles spécialisées dont la mission est d’être proche du terrain. A côté du prix Genilem HES-SO Genève, nous proposons dans certaines écoles des cours de sensibilisation à la création d’entreprises. Nous essayons également de mobiliser les professeurs à ce sujet afin qu’ils encouragent leurs étudiants à se lancer, notamment à partir de projets de diplômes particulièrement innovants et prometteurs. En effet, de nombreux travaux d’études peuvent être valorisés par la création d’une entreprise.
Dossier Les institutions dopent la création d’entreprises 29 Stanislas Cavalier Prix Strategis : quand les étudiants se prennent en main Organisé depuis dix-huit ans par l’association estudiantine HEC Espace entreprise, le prix Strategis récompense chaque année une start-up romande par un chèque de 50’000 francs. « Je trouve ça excellent que l’association HEC Espace entreprise soit entièrement gérée par des étudiants. Cela montre que les jeunes savent se prendre en main et monter des projets entrepreneuriaux qui fonctionnent. » Joël Gashaza, membre du département sponsoring au sein de l’association HEC Espace entreprise de l’Université de Lausanne (Unil), ne cache pas sa satisfaction de faire partie de l’équipe estudiantine qui gère le prix Strategis. « D’un point de vue personnel, intégrer cette association m’a permis de mettre en pratique mes connaissances. Les cours demeurent souvent très théoriques. Au sein de l’association, je mets en pratique ce que j’ai appris. » Depuis 18 ans, le prix Strategis récompense une start-up romande tous les ans en lui remettant une somme de 50’000 francs. Parmi les entreprises lauréates, quelques sociétés se sont distinguées depuis, comme l’épicerie en ligne LeShop.ch (premier site de commerce de détail en ligne de Suisse), le site Jobup.ch (devenu depuis le numéro un de l’emploi en Suisse romande) ou encore Sensometrix, start-up genevoise lauréate du prix en 2009, qui a créé un nouveau système d’identification biométrique. « Depuis 18 ans, le prix Strategis récompense une start-up romande tous les ans en lui remettant une somme de 50’000 francs. » « Nous sommes tous intéressés par l’entrepreneuriat, poursuit Joël Gashaza. Par ce prix, nous offrons un premier financement non négligeable aux start-up romandes qui débutent. Toutes les sociétés lauréates ont entre zéro et cinq ans d’existence. Ce prix les aide à réaliser leurs premiers investissements. » L’association est financée essentiellement par deux partenaires officiels et prestigieux : le producteur de cigarettes Philip Morris International, établi à Lausanne, et le cabinet d’audit Deloitte, aux côtés desquels se glissent d’autres soutiens tels le magazine économique Bilan, la Banque cantonale vaudoise (BCV), Ernst & Young, LeShop.ch ou encore PricewaterhouseCoopers (PwC). Chaque année, l’association reçoit une cinquantaine de dossiers. Des consultants réalisent une présélection, puis des binômes d’étudiants (l’un provenant de l’Ecole polytechnique de Lausanne (EPFL) et l’autre de HEC), visitent les entreprises et rédigent des rapports. Dans un deuxième temps, le lauréat est désigné par un jury composé de plusieurs membres du monde économique romand, parmi lesquels on retrouve Stéphane Benoit-Godet (rédacteur en chef du magazine Bilan), Christian Wanner (CEO de LeShop.ch), Thierry Aubertin (Associé Responsable Suisse Romande de Deloitte), Julian Izant (Vice President Investor Relations de Philip Morris International), ou encore Philippe Gaemperle (Directeur de Genilem Vaud-Genève). Depuis deux ans, le prix s’est nettement modernisé afin de mieux répondre aux attentes des entrepreneurs. C’est ainsi que le montant pour le lauréat a été rehaussé à 50’000 francs, accompagné de diverses prestations en nature (également d’une valeur de 50’000 francs). Par ailleurs, le « Prix du management » s’est transformé en « Prix de l’entrepreneuriat », ciblant des entreprises innovantes à fort potentiel, dont la commercialisation du concept est confirmée. Le spectre s’est ainsi élargi à toute innovation pour des jeunes entreprises avec un concept opérationnel et un potentiel de développement local, européen ou mondial. L’idée est d’identifier avant les autres « le futur Logitech » et lui donner une exposition médiatique et un coup de pouce à un moment utile de son développement. « Notre objectif est vraiment de promouvoir le dynamisme économique de la Suisse Romande. Cela passe par un soutien indéfectible aux jeunes entreprises, qui seront les employeurs de demain. » A côté du Prix Strategis, l’association HEC Espace entreprise sert également de plateforme pour la recherche de stage. « Nous sommes un intermédiaire entre les étudiants et les entreprises. Lorsqu’un étudiant recherche un stage, nous pouvons le mettre en relation avec une entreprise. Dans certains cas, ces stages peuvent servir à l’étudiant afin d’acquérir des crédits pour ses diplômes. » Joël Gashaza Membre du département sponsoring au sein de l’association HEC Espace entreprise de l’Université de Lausanne (Unil) www.prixstrategis.ch Créateurs No 14 - AUTOMNE 2010



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