Créateurs n°14 sep/oct 2010
Créateurs n°14 sep/oct 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de sep/oct 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 6 Mo

  • Dans ce numéro : les institutions dopent la création d'entreprises.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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22 LES 15 ANS DE GENILEM Organismes Camille Guignet Philias : Pour lancer un projet, il faut une bonne dose d’inconscience Pour le dixième anniversaire de Philias, sa fondatrice et directrice, Bettina Ferdman Guerrier, revient sur ses débuts. Histoire. Bettina Ferdman Guerrier Créateurs No 14 - AUTOMNE 2010 Si, ces dernières années, les entreprises sont devenues de plus en plus conscientes de leur responsabilité sociale, c’est notamment grâce à des initiatives comme Philias. Cette fondation a été créée il y a tout juste dix ans par Bettina Ferdman Guerrier et son associée Laurence Fabri Lorenzini. À l’époque, ce concept de responsabilité sociale est encore largement méconnu. La fondation est porteuse d’un message pionnier : révéler le rôle citoyen des entreprises. Au travers de formations, de rencontres et d’ateliers thématiques, Philias favorise les échanges et instaure un dialogue constructif afin de mettre sur pied des projets de coopération entre les trois piliers du développement durable : le monde social, économique et environnemental. « Un soir de 1998, je regardais un reportage sur l’engagement responsable de l’assureur Axa, raconte Bettina Ferdman Guerrier, aujourd’hui âgée de 41 ans. L’idée m’a séduite et j’ai eu envie de développer ce genre de projet en Suisse. » Elle a la chance de rencontrer en personne Claude Bébéar, le patron d’Axa à l’Institut du mécénat de solidarité à Paris. Il lui assure de son soutien et Philippe Nordmann, du groupe Manor, lui apporte une aide financière. La machine est lancée. « Créer et gérer une entreprise est quelque chose que je ne savais pas faire, reconnaît cette politologue de formation. Et lorsqu’on ne sait pas… il faut apprendre. » Elle assiste à des séminaires de vente et bénéficie de séances individuelles de coaching. « La démarche entrepreneuriale est quelque chose de très personnel. Au départ, je me sentais très seule. Parfois, je cherchais seulement quelqu’un avec qui partager ma pause-café ! » Dans ce contexte, Genilem lui fait rencontrer d’autres créateurs avec qui elle partage ses locaux, ce qui insufle une énergie positive et l’aide à démarrer. « Genilem doit beaucoup de son succès à l’alchimie qui naît entre l’entrepreneur et le gestionnaire. Mon conseiller Genilem, Pierre-Yves Tapponnier, m’a suivie et coachée tout au long de la phase de création. Pour moi, cette relation a constitué la clé de voûte de la réussite. » Pour autant, Bettina Ferdman Guerrier ne cache pas avoir traversé des périodes de doutes et de remise en question : « Pour lancer une entreprise, il faut une bonne dose d’inconscience. J’ai présenté mon projet plusieurs fois avant qu’il ne soit retenu par le comité de sélection Genilem. Il n’était pas prêt : je devais améliorer certains points et trouver mes premiers clients. Convaincre le comité fut une très belle leçon : cela a renforcé ma confiance et m’a permis, par la suite, de mieux défendre mon idée. » Après la période d’accompagnement de Genilem, la transition reste difficile. « Les besoins de soutien existent toujours, même après trois ans. Plus une structure se développe et plus les problématiques deviennent complexes. Il serait utile de créer des relais pour accompagner les entrepreneurs dans la suite de leur parcours. » Fondatrice et directrice de Philias « La démarche entrepreneuriale est quelque chose de très personnel. » La fondation Philias compte aujourd’hui 8 employés, une antenne à Bâle et 30 entreprises membres du réseau (soit plus de 120’000 collaborateurs en Suisse). Philias a développé ses activités dans tout le pays et étendu ses actions avec 28 partenaires européens, ce qui représente quelques 2’000 entreprises. Et la crise ? En période de compétitivité accrue, la responsabilité sociale s’affiche comme un argument pouvant faire la différence. N’en déplaise aux mauvaises langues affirmant que le concept ne vise qu’à soulager les consciences. « Aujourd’hui, la responsabilité sociale est entrée dans l’agenda des entreprises. La bonne santé de la fondation prouve qu’il existe un réel besoin de trouver un équilibre entre société, environnement et économie. » Plusieurs défis restent à relever. Intégrer la responsabilité sociale dans toutes les fonctions de l’entreprise et non plus dans un seul département, par exemple. « Chacun des acteurs détient une partie de la réponse et les solutions doivent être cherchées dans le dialogue et la collaboration. » Pour faire un pas dans ce sens, Philias a créé une brochure de sensibilisation à l’attention des entreprises. À l’occasion de son dixième anniversaire, la fondation remettra le prix du volontariat d’entreprise aux sociétés qui, en plus de signer un chèque, auront mis leur temps et leurs ressources au service de la collectivité.
dossier Sommaire Les institutions dopent la création d’entreprises 24 L’incubateur de l’Ecole hôtelière fête ses dix ans 24 Une entreprise-école à la conquête du monde 26 L’aide de l’IMD ? Un cadeau extrêmement précieux 27 Les créateurs d’entreprises sont les aventuriers d’aujourd’huI 28 Prix Strategis : quand les étudiants se prennent en main 29 Soutenir et valoriser l’innovation en milieu hospitalier 30 Une nouvelle mesure pour soutenir les jeunes entreprises 32 Le PSE, en ligne directe avec la recherche scientifique 33



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