Créateurs n°14 sep/oct 2010
Créateurs n°14 sep/oct 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de sep/oct 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 6 Mo

  • Dans ce numéro : les institutions dopent la création d'entreprises.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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20 ILS SOUTIENNENT GENILEM Organismes Stanislas Cavalier PwC, « Les jeunes entrepreneurs ont besoin de soutien et d’écoute » Le cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers (PwC) soutient la fondation Genilem depuis cinq ans. Dominique Lustenberger, associé chez PwC, explique les raisons de cet engagement « bénéfique pour la Suisse romande ». www.pwc.ch Créateurs No 14 - AUTOMNE 2010 « Soutenir les entreprises débutantes est très important pour l’économie de la Suisse romande. » Dominique Lustenberger, associé chez PricewaterhouseCoopers (PwC), juge primordial l’apport que son entreprise offre depuis cinq années à Genilem. « Notre soutien consiste en un apport financier à l’association, auquel s’ajoute une participation au repas des parrains. » Cabinet d’audit, de conseils, d’expertises comptables, juridiques, fiscales et économiques, Pwc est reconnu dans le monde entier (153’000 collaborateurs travaille en réseau dans 151 pays). Pourquoi soutenir un tel organisme local ? « Notre objectif n’est clairement pas de proposer des services dans l’espoir de décrocher un mandat d’audit, sourit Dominique Lustenberger. Notre action se fait de manière désintéressée, pour la vitalité de la Suisse romande. » Né en 1998 des fusions successives des acteurs anglosaxons historiques de ce secteur (Pricewaterhouse et Coopers and Lybrand), PwC emploie près de 2’600 personnes en Suisse, répartis dans 15 succursales, dont 600 employés en Suisse romande. « Notre activité consiste à aider les petites et moyennes entreprises en leur proposant des audits et des conseils. Dans le cadre de Genilem, notre soutien se fait de manière bénévole et informelle auprès de start-up qui connaissent des interrogations similaires à celles d’entreprises plus âgées. » Outre Genilem, PwC soutient également en Suisse romande le prix de l’entrepreneuriat Strategis, de l’association estudiantine HEC Espace entreprise basée à Lausanne, qui récompense chaque année une jeune entreprise d’un prix de 50’000 francs. Concrètement, au-delà du soutien financier, PwC rencontre les jeunes entrepreneurs lors des lunchs organisés par Genilem. « Ces réunions sont l’occasion de discuter et d’apporter notre savoir-faire à des patrons de start-up. Si ces entrepreneurs demandent davantage, les discussions peuvent se poursuivre au-delà des repas, lors de rencontres informelles. Notre objectif n’est bien évidemment pas de remplacer Genilem. Mais parfois, disposer de deux avis différents et indépendants peut être intéressant pour les entrepreneurs. » Récemment, deux entreprises ont ainsi bénéficié des ressources du géant PwC. « Ces deux entrepreneurs avaient besoin de conseils en matière de fiscalité. Ils sont venus dans nos locaux et je leur ai fait rencontrer nos fiscalistes. Nous accordons volontiers ce type de soutien, mais la demande doit venir des entrepreneurs. Elle ne provient jamais de nous. C’est un rôle de parrain dans lequel nous nous sentons bien. Nous sommes là si les start-up ont besoin de nous. Si elles ne demandent rien, nous n’imposons rien. » « Notre activité consiste à aider les petites et moyennes entreprises en leur proposant des audits et des conseils. » Dominique Lustenberger estime qu’un soutien aux jeunes entrepreneurs est décisif utile : « Ils ont besoin d’écoute. Si Genilem n’existait pas, beaucoup d’entre eux seraient esseulés, voire totalement perdus face aux nombreux obstacles que pose la création d’une entreprise. Aucun d’entre eux n’oserait pousser la porte de PwC pour solliciter un conseil de notre part. Et c’est le pire pour un entrepreneur : rester seul au milieu de ses problèmes. C’est là toute la valeur de Genilem. A ma connaissance, il n’existe aucune autre structure qui joue ce rôle. C’est pourquoi nous la soutenons. Nous avons un rôle de conseil et d’écoute que nous réalisons de manière bénévole, tout en gardant à l’esprit que tout ce qui est bon pour l’économie de la Suisse romande l’est également pour nous. »
Organismes Fabienne Bogadi La Fongit, une pépinière de talents UN ORGANISME SOUS LA LOUPE Dans la zone industrielle high-tech de Plan-les-Ouates à Genève, l’incubateur de la Fongit (www.fongit.ch) offre aux créateurs d’entreprises technologiques des locaux et un accompagnement professionnel pour mener leur projet à bien. Depuis 1997, elle a ainsi permis à une trentaine de sociétés nouvelles de prendre leur envol. La Fongit, c’est 14 entreprises aidées, 222 postes de travail, 3600 m² de bureaux et 30 entreprises lancées. Un essor impressionnant pour cet incubateur implanté à Plan-les- Ouates, et qui existe sous sa forme actuelle depuis 1997. Sa principale activité est l’accompagnement d’entreprises technologiques innovantes dans les secteurs de la medtech, des IT, des télécoms, des cleantechs ou de la mécatronique. Dans les dédales de couloirs et de pièces de l’incubateur, l’atmosphère est calme, concentrée. Il y a peu de documents sur les tables, mais beaucoup d’ordinateurs. Et beaucoup de matière grise dans l’air. « Au début, nous avions des machines-outils partout, raconte Pierre Strübin, directeur de la Fongit. Nous aidions les entrepreneurs à réaliser leurs prototypes. Mais ce n’était pas rentable. » Vers les années 2000, l’incubateur a opéré un virage à 180°. « Notre accompagnement met désormais l’accent sur les aspects commerciaux et la qualité de l’équipe en place », poursuit le directeur. Aujourd’hui, la Fongit recueille de nouvelles jeunes pousses, mais continue à héberger ses anciennes « protégées » devenues grandes, autonomes et surtout très rentables. A l’instar d’Anteis SA, un leader mondial des produits médicaux injectables basés sur la transformation de biopolymères ; ou d’Abilis SA, active dans les IT et rachetée entretemps par Kudelski, ou encore de la société biotechnologique Selexis SA. On voit, à ces réussites, l’ampleur du chemin parcouru. « En plus des locaux et d’un accompagnement par des coachs expérimentés, nous offrons du financement par le biais de Fongit Seed Invest (lire encadré) », poursuit Pierre Strübin. L’incubateur propose aussi de prendre en charge la comptabilité et l’administration des jeunes entreprises : « Cela nous permet de voir si elles sont en ordre avec leurs factures et leurs liquidités, et si elles font les démarches nécessaires, souligne François Gilardoni, coach senior. Nous pouvons ainsi anticiper les problèmes éventuels. » En outre, la Fongit collabore avec la CTI, l’agence de la Confédération pour la promotion de l’innovation. Elle est également soutenue par le DARES, la promotion économique de l’Etat de Genève, qui lui fournit une partie de ses ressources. Ses quatre coachs possèdent une formation universitaire multiple et 15 ans au moins d’expérience industrielle dans des multinationales. Et tous ont, au cours de leur carrière, créé une société pour leur propre compte. L’équipe de la Fongit privilégie les idées novatrices. « Les entrepreneurs peuvent venir nous voir très tôt dans leur projet, reprend Emmanuel de Watteville. Mais si l’équipe n’est pas convaincue que leur idée est vraiment nouvelle et qu’elle possède un marché potentiel, elle n’entre pas en matière. Parfois nous arrivent des inventeurs fous qui nous proposent le moteur perpétuel. Ou des créateurs qui proposent des produits déjà écoulés par de grandes multinationales. Nous ne les retenons évidemment pas. » Une fois un projet agréé, les coachs de la Fongit procèdent à un audit de la propriété intellectuelle ; puis, ils vérifient les éléments de marché du business plan, et examinent en détail la partie financière. Sur la soixantaine de projet que l’équipe reçoit chaque année, elle en retient une douzaine. « Nous recherchons l’excellence et l’innovation », conclut Gian-Luigi Berini. L’innovation, c’est ce qui a plu à l’équipe de la Fongit quand elle a examiné le projet de Stéphane et Nicolas Gamard, les fondateurs de salsaDev. La jeune pousse, active dans les IT, a développé un logiciel intelligent capable d’extraire de la signification et du sens à partir de textes non structurés. Une technologie particulièrement utile en compliance et en gestion de la connaissance. « Au niveau du financement, l’aide la Fongit a été cruciale pour nous, explique Nicolas Gamard, CEO de salsaDev. Elle a investi dans notre société et nous a recommandé auprès de Fongit Seed Invest qui a pris des parts dans salsaDev. » Au niveau du financement, mais pas seulement : « Notre coach nous a aidé à trouver notre premier client et à rédiger notre plan de développement technique, poursuit le jeune créateur. Et nous n’avons pas besoin de nous occuper de notre comptabilité. » Grâce à ce soutien, Nicolas et Stéphane Gamard gagnent une énergie et un temps précieux qu’ils peuvent consacrer à leur entreprise. Fongit Seed Invest en bref La société Fongit Seed Invest (www.fongitseedinvest.ch) est un fonds d’investissement avec la structure d’une SA. Elle dispose de ses propres fonds, et n’a pas besoin de financements externes. Son actionnariat est constitué de caisses de pension genevoises et de particuliers qui ont décidé de combiner un rendement raisonnable avec la création d’entreprises dans la région genevoise. Ce fonds, créé en 1997, finance des prises de participation dans le capital d’amorçage des sociétés, pour des montants allant de 100’000 à 500’000 francs. De gauche à droite Emmanuel de Wattewille Pierre Strübin Vanessa Boy François Gilardoni Stéphane Gamard www.fongit.ch Créateurs No 14 - AUTOMNE 2010 21



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