Créateurs n°13 jui/aoû 2010
Créateurs n°13 jui/aoû 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de jui/aoû 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 7,2 Mo

  • Dans ce numéro : le capital humain.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 PROFILS DE CRéATEURS Sociétés Luisa Burdel Une entreprise qui vit avec son temps Lorsque le temps en cache un autre. C’est sur cette idée que l’ingénieur Côme de Valbray s’est lancé dans l’aventure horlogère en compagnie de la designer Olga Corsini. Ensemble, ils révolutionnent la face cachée du chronographe. Olga Corsini et Côme de Valbray Créateurs No 13 - éTE 2010 Côme de Valbray est un amoureux de mécanique. Petit déjà, il démontait et remontait tout ce qu’il pouvait. A l’âge de 18 ans, il quitte Paris, sa ville natale, pour la Suisse afin d’effectuer ses études d’ingénieur en microtechnologie à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne. Son diplôme en poche, il rejoint l’équipe de production horlogère de la prestigieuse marque Cartier. Cette expérience l’aiguillera définitivement vers sa passion des montres. « C’est lors d’un dîner, en griffonnant la nappe sur le coin d’une table, que l’idée se concrétise. » L’idée de créer sa propre entreprise faisant son chemin, il décide de parfaire ses connaissances en gestion d’entreprise. Départ pour l’Université d’Harvard aux Etats-Unis. Rencontre de deux passionnés Une année plus tard, il retourne à Paris où il rencontre Olga Corsini. « C’était lors d’une soirée entre amis. Côme avait une expérience auprès de Cartier. Moi-même, auprès de joailliers tels que Bulgari et Gucci. Nos premiers échanges se sont naturellement portés sur le sujet des montres et du haut de gamme », se souvient-elle. Côme de Valbray demande très vite à la créative originaire de Florence de lui présenter ses dessins. Et c’est lors d’un dîner, en griffonnant la nappe sur le coin d’une table, que l’idée se concrétise. Les deux jeunes créateurs décident de travailler main dans la main, alliant sur un même cadran la technique et la précision de l’un et la créativité et l’émotionnel de l’autre. « Nous voulions proposer des objets uniques et innovants, offrir la possibilité aux passionnés de retrouver l’étonnement de l’enfant qui joue », nous confie Côme de Valbray. Qualité Swiss Made L’aventure démarre et c’est tout naturellement que la marque s’installe à Lausanne, sous l’égide de l’entreprise d’Heure en Heure Sàrl, bénéficiant ainsi du savoir faire et des compétences horlogères de nombreux partenaires locaux. La marque jouit de ce fait de la qualité et de la renommée du label Swiss Made. La première collection voit le jour en 2010. Elle se décline en trois gardes temps qui réunissent technologie et élégance. La marque propose un système de diaphragme innovant permettant d’afficher ou de masquer le cadran selon ses envies. Cette originalité est le fruit de deux ans de recherche, de développement et de tests. Le mouvement utilisé est soigneusement travaillé et la ligne présentée pure et esthétique. « La beauté est un ensemble. Mais elle doit aussi être présente dans chaque détails », relève l’associé fondateur. Le perfectionnisme de l’un et la sensibilité de l’autre font des ces montres une parfaite harmonie entre une horlogerie avant-gardiste et classique. Montres en main, les deux complices se lancent sur le marché international. Pour ce faire, ils tissent des liens de confiance auprès de partenaires détaillants ou distributeurs qu’ils ont soigneusement sélectionnés. Grâce à leurs relations, ils sont aujourd’hui présents dans plusieurs pays européens. Et sans tarder, la marque est reconnue par son public qui apprécie la qualité et la pertinence de leur travail. Garder le cap « Avoir une vision et de la ténacité, tout en restant optimiste afin de servir au mieux l’ambition de la société créée. Le plus gros défi est de réinventer son métier chaque jour, de s’adapter aux nouvelles situations et d’effectuer des tâches qui ne font pas partie de notre métier de base. Et tout cela en gardant parfaitement le cap ! », explique Côme de Valbray lorsqu’il est interrogé sur les qualités que doit posséder un entrepreneur.
Sociétés Emmanuel Babey Des montres pour la bonne cause Rencontre avec Nicolas Jeanson d’Aequatio Sàrl, qui nous parle de la marque Tempvscompvtare D’où vient l’idée de votre entreprise ? Après avoir regardé le film « Les Seigneurs de la Mer » (Sharkwater) de Rob Stewart, ma femme et moi avons décidé d’agir à notre façon pour aider les requins. A l’époque, je travaillais sur le design d’une montre de plongée et Rebecca était déjà militante dans la conservation des espèces depuis des années. C’est apparu comme une évidence, une montre de plongée se doit d’être adaptée à son environnement, de part sa forme et sa fonction. La Sharkwatcher deviendra ainsi la première de nos montres éco actives, soutenant tant médiatiquement que financièrement la cause à laquelle elle est dédiée. De même notre deuxième modèle soutient-il l’efficace ONG « Sea Shepherd Conservation Society », la troisième l’ONG « Terre d’Abeilles ». D’autres partenariats sont également prévus. 30% des bénéfices nets de chacun de nos modèles engagés sont reversés aux ONG qu’ils soutiennent, tout en contribuant à leurs actions de conservation. De manière fort originale, la création de votre entreprise, c’est la lutte continuée par d’autres moyens. Pourquoi avoir positionné votre produit sur le luxe ? Pour une raison simple : le luxe influence les tendances et les comportements, tout en garantissant la qualité et le savoir faire. Il ne peut y avoir meilleur ambassadeur pour servir la cause environnementale. Pour nous le Luxe, c’est la vie, et c’est en cela qu’il est précieux. Nos montres sont produites et assemblées à 100% dans le canton de Neuchâtel, sauf les bracelets qui viennent de Bienne, autrement dit nous garantissons nos modèles 100% produits et assemblés en Suisse. Il était impossible pour nous de concevoir des modèles bon marché tout en garantissant la même qualité, et sur la provenance et sur le lieu de fabrication. Et puis les montres à piles et à quartz sont antinomiques avec les valeurs que nous défendons. Nos premiers modèles sont donc équipés d’ETA Valjoux 7750, et nous envisageons la fabrication de notre propre mouvement, à l’avenir en collaboration avec des entreprises suisses. Le luxe, c’est la vie. Mais c’est aussi le design. En tant que designer automobile et industriel, j’ai voulu mettre en avant le volume et les formes sculpturales. Pour ce faire, je me suis inspiré de la technique Flemming surfacing, reprise par Chris Bangle, ancien designer de chez BMW, à qui l’on doit notament le concept car CS1, dont le modèle Z4 est issu. Cette caractéristique est unique dans le monde de l’Horlogerie. Grâce à cette double casquette, éco-activité et design volumique, nous draînons une nouvelle clientèle pour l’horlogerie, tant amatrice de belles montres que novice. La production de ce genre de montre demande en retour une attention particulière en termes de production écologique. Il faut donc que le moyen soit en adéquation avec le but poursuivi ? Pour reprendre notre adage, leitmotiv et marque de fabrique cités plus haut, le Luxe c’est la vie et c’est en cela qu’il est précieux. Nous accordons naturellement une attention toute particulière aux paramètres écologiques de production. Notre marque est la première à se revendiquer « VEGAN », nous n’utilisons aucune matière à provenance animale, ni issu de l’élevage ou du monde sauvage Ainsi bannissons-nous toute utilisation de cuirs d’océans, sachant que les espèces visées dans cette industrie sont en voie de disparition, et ne supportent pas la vie en captivité. En terme d’espèce, je parle de requins dont il ne reste que 10% de la population mondiale, de raies, qui dans certains cas ne sont pêchées que pour leur peau. Et le mouvement mécanique, dans son idée d’éternité, se juxtapose mal avec la notion de mort qui s’associe au cuirs des bracelets. Autre contradiction notoire, comment peut on porter une montre de plongée avec un bracelet en cuir de raie ? Au niveau du managment de la société, nous faisons un effort particulier. Mon épouse, Rebecca, occupe la fonction de « Environnemental Care » grâce à ses compétences en écologie et son engagement pour la défense de la vie marine. Nous envisageons également de recycler des aciers provenant de l’environnement nautique, si cela est possible… Une montre pour soutenir une cause. On imagine que les idées fourmillent. Quels sont vos projets ? Notre prochain modèle s’adressera à la gente féminine et contribuera au développement d’un rucher conservatoire européen qui permettra la conservation de l’abeille noire. Les abeilles disparaissent par milliards, et leur disparition annonce une crise écologique certaine, puisque nous devons à ces petites pollinisatrices plus de 80% de la pollinisation des plantes que nous utilisons. Pas d’abeilles, pas de fleurs, pas de fleurs, pas d’abeilles. Dans la même lignée, nous concrétisons un partenariat avec Chanee Kalaweit qui, basé en Indonésie, vient au secours des Gibons, tentant de conserver par la même occasion son ecosystème, la forêt vierge, arrachée par les industriels, pour l’huile de Palme, utilisée dans les chips, shampoings, pâte à tartiner… Pour les modèles océaniques, une montre est prévue pour soutenir la cause des dauphins de la Baie de Taiji, en partenariat avec Ric O’Barry, et un modèle féminin soutiendra la cause des requins, encore avec les Shark Angels, division féminine de Sea Shepherd. Il y a donc du travail en perspective, mais quoi de mieux qu’une montre pour indiquer l’urgence et le compte à rebours pour les espèces et leur écosystèmes ? Parce qu’au bout du compte, seule la vie est précieuse, seule la vie est luxueuse. PROFILS DE CRéATEURS Créateurs No 13 - éTE 2010 11



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