Créateurs n°12 mar/avr/mai 2010
Créateurs n°12 mar/avr/mai 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de mar/avr/mai 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (209 x 297) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 5,8 Mo

  • Dans ce numéro : créativité intercantonale.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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8 PROFILS DE CRéATEURS Sociétés Cécile Aubert En quelques clics, une salade sur votre bureau C’est en mangeant une salade après avoir fini sa tournée de livraison de courrier que Samir Zekri, le fondateur de la société genevoise Suprêm’Salade, soutenue par Genilem, a eu une révélation : pourquoi ne pas créer une société de livraison de salades dans les bureaux ? Samir Zekri, fondateur de Suprêm’Salade www.salade.ch Créateurs No 12 - MARS 2010 Comment s’est créée Suprêm’Salade ? Je travaillais dans une société de courrier express depuis quatre ans, je côtoyais donc beaucoup de secrétaires et je constatais qu’à midi, c’était pause-sandwich. Je me suis dit qu’il existait une demande de service de livraison de repas sain au bureau. Puis, un jour, en mangeant une salade au Mac Do, j’ai eu l’idée d’une société qui préparerait des salades et les livrerait. Les secrétaires à qui j’en ai parlé ont trouvé l’idée bonne. Un ami graphiste m’a créé un logo avant même que je me lance. Puis j’ai acheté l’adresse internet salade. ch, j’ai contacté un maraîcher genevois, j’ai quitté mon job et je me suis lancé ! « Quand je parlais de mon projet, on éclatait de rire. » Vous n’aviez pas d’expérience de cuisine, est-ce un handicap ? J’adore faire les choses par moi-même, je travaille depuis l’âge de 17 ans et une enfance difficile m’a obligé à toujours devoir me débrouiller. Ce n’était donc pas des salades qui allaient m’effrayer ! Mais quand je parlais de mon projet, on éclatait de rire. Mes amis ont cru que je voulais planter des salades, ils m’ont pris pour un fou en s’imaginant Sam dans un champ avec un chapeau… Mais je ne les plante pas, je les prépare, nuance. Même si j’ai un grand respect pour les gens qui se lèvent tôt ! La première année j’avais 8 salades, assez classiques, sur mon menu. Puis j’ai été plus créatif, j’ai fait des essais et je développe sans cesse ma carte. Idem pour les desserts, que je prépare moi-même aussi. Je cherche des ingrédients dans les livres, je teste mes salades en les proposant d’abord comme salade du mois et si elles ont du succès je les intègre à ma carte. Quels sont les côtés positifs et négatifs de la vie de créateur ? Je ne regrette jamais ce que je fais, j’assume. C’est une force quand on crée sa société. Certes, il y a eu des périodes de doute, lorsque je n’atteignais pas un objectif et des journées où personne ne commandait de salade. Mais j’ai continué à y croire car je savais que fondamentalement c’est une bonne idée, il existe une demande de livraison de repas sains. Je vais d’ailleurs me lancer dans des plats chauds prochainement. Et je vis aussi de super moments qui remontent le moral, par exemple lors d’une bonne journée de livraisons, ou pendant les Fêtes de Genève, quand je me rends compte que la clientèle répond à mes produits. J’aime ce que je fais, sinon j’arrêterais. Mais je suis réaliste, les débuts d’une entreprise sont difficiles, c’est même la galère, on gagne peu, mais on a la satisfaction de faire les choses par soimême. Je maîtrise mon produit et ça, ça me plaît ! Comment avez-vous connu Genilem ? Une amie m’en a parlé et je les ai contactés car je cherchais un soutien administratif et commercial. Quand je suis passé devant le Comité de sélection de projets de Genilem, les jurés m’ont posé des questions sur les tarifs, la marge, etc. Ils ont vu que j’étais sérieux et que je savais où j’allais. Je suis assez organisé, une école d’informatique où j’ai étudié à 20 ans m’a appris à faire des organigrammes, ça me sert encore maintenant pour comprendre la structure et la logique d’un projet. J’aime les tableaux et je suis un calculateur. Le gestionnaire qui me suit, Cyril Brungger, me permet surtout d’échanger et de me poser les bonnes questions, c’est un regard externe qui m’aide à tenir mes objectifs. D’ailleurs, mon objectif 2 010 c’est de dire au monde entier que Suprêm’Salade existe, enfin, à Genève pour commencer !
Sociétés Frédéric Vormus La ruée vers l’or imprimé QUE SONT-ILS DEVENUS 9 Il transforme les livres en fichiers numériques à l’aide de grandes machines qu’il a lui-même créées. Pionnier du Far West digital, Ivo Iossiger scanne l’écrit depuis l’an 2000, l’année de sa sélection par Genilem. Dix ans plus tard, il est leader du marché suisse. Retour sur une belle conquête. En 2000, vous avez développé une machine qui digitalise les livres. Pourquoi vous êtes-vous lancé dans ce domaine ? Dans un premier temps, nous cherchions, mes associés et moi-même, un produit pour notre société ASSY SA. On fabriquait des machines automatiques pour l’industrie mais un jour on en a eu ras-le-bol de vendre une seule machine et de devoir en recréer une nouvelle à chaque fois. Les acheteurs nous payaient le développement mais la machine leur appartenait. Impossible de faire du « repeat business ». On a décidé de construire une machine pour nous mais il fallait d’abord trouver un « On a passé 6 mois à analyser les marchés, on voulait quelque chose dans un autre univers professionnel. » créneau prometteur. On a passé 6 mois à analyser les marchés, on voulait quelque chose dans un autre univers professionnel. La bulle Internet venait d’exploser pourtant on savait que c’était l’avenir. En s’intéressant aux contenus, on s’est rendu compte qu’il y avait la musique, les images mais pas encore de livres. Renseignements pris, on a su que, pour les scanner, il fallait les massicoter. C’était un massacre ! Personne ne voulait attaquer les bibliothèques et les collections. Pour scanner, les pages devaient se tourner à la main et nécessitaient une main d’œuvre colossale. Nous voulions relever le challenge. Tourner des pages, c’est quelque chose de très mécanique donc de très automatisable. On a trouvé un modèle d’affaire en nous projetant dans un autre univers puis en revenant vers ce que l’on savait faire. Comment est-ce que cela s’est passé ensuite ? On a construit une machine très sophistiquée, trop sophistiquée. Trop, car au début les gens se sont demandés pourquoi on avait besoin d’un monstre pareil puisqu’avec deux doigts on pouvait le faire. Ceux qui pensaient de cette manière ne voyaient pas le problème dans le volume, dans la numérisation de la masse. La machine avait la possibilité de faire ce que l’on fait à main nue mais jusqu’à une vitesse de 3000 pages à l’heure ! On a finalement trouvé notre technologie après 2 ans de R & D. LA machine valait CHF 300 000. Nous avons néanmoins réussi à vendre notre première machine à l’université de Stanford aux Etats-Unis Stanford, le fief de Google, l’entreprise qui attise toutes les peurs lorsque le thème de la numérisation est abordé. Comment vivez-vous cette concurrence ? Google a annoncé son projet de numérisation près de 5 ans après le nôtre. En janvier 2000, quand on a démarré, tout le monde pensait que le livre numérique allait peser 50 mégas, qu’il faudrait des heures pour le télécharger. Ivo Iossiger Créateurs No 12 - MARS 2010



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