Créateurs n°12 mar/avr/mai 2010
Créateurs n°12 mar/avr/mai 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de mar/avr/mai 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (209 x 297) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 5,8 Mo

  • Dans ce numéro : créativité intercantonale.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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38 SUCCESS STORY Photo : Mehdi Aminian Hervé Lebret Edouard Bugnion, un Suisse dans la Silicon Valley Connaissez-vous Edouard Bugnion ? Ce Suisse est le fondateur de VMware et de Nuova Systems, deux des récentes « success stories » de la Silicon Valley. Edouard Bugnion en compagnie de l’auteur au milieu des « cubicles » de Nuova en mai 2006 Créateurs No 12 - MARS 2010 La Suisse romande n’a pas l’air de connaître cet expatrié, qui a grandi à Genève et Neuchâtel avant d’obtenir son diplôme à l’ETHZ en 1994 et de s’exiler en Californie où il obtint son Master à l’Université de Stanford en 1996. Lors d’un voyage à San Francisco, il m’avait été conseillé de rencontrer ce Suisse dont je n’avais jamais entendu parler. Rendez-vous pris, j’arrive devant une porte avec un logo imprimé en vitesse sur une feuille de papier : Nuova Systems. La surface est par contre gigantesque pour une start-up qui n’a pas fêté son premier anniversaire. Mais il faut dire que Nuova commence à recruter à tour de bras. Et que Cisco ne tarde pas à investir $50M. Pourquoi autant d’argent ? Parce que les fondateurs de Nuova sont exceptionnels. Mario Mazzola vient de quitter Cisco et avait auparavant fondé Crescendo, première startup acquise par Cisco (en 1991). Quant à Edouard, il est l’un des cinq cofondateurs en 1998 de VMware, acquise en 2004 par BMC pour $625M. Devant le succès des outils de virtualisation de VMware, BMC redonne son indépendance à la start-up qui est aujourd’hui cotée en bourse (sa capitalisation dépassait les $10B fin 2009) et compte plus de 6000 employés et $1.8B de ventes. (Nuova a, elle, été acquise par Cisco en 2008 pour $600M.) Devant ma surprise à la vue de tels locaux, Edouard explique pour l’anecdote que lorsque VMware avait En pratique atteint une taille trop grande pour ceux qu’elle occupait à l’époque, ses dirigeants proposèrent à une petite startup la reprise des bureaux. Les fondateurs de la start-up visitèrent les lieux et déclinèrent. « Trop petit ! ». Pourtant la start-up était inconnue, les fondateurs tout autant et Edouard fort surpris de cette ambition, faut-il employer le mot arrogance ? La start-up en question s’appelait Google, et les deux fondateurs, Page et Brin étaient sans aucun doute visionnaires ! Edouard pourrait presque être qualifié de « school dropout ». Avec pour bagages des diplômes de l’ETHZ et de Stanford, il a interrompu sa thèse de doctorat en 1998 pour fonder VMware avec son professeur. $20M de capital-risque suivis d’une acquisition six ans après la création. En 2000, alors que VMware avait à peine deux ans et comptait 120 employés, il était interviewé pour SwissInfo par Pierre Godet, qui remarquait : « En Suisse, les jeunes entrepreneurs n’osent même pas rêver d’un tel scénario : vous avez une bonne idée, on vous avance quelques millions et votre produit se retrouve rapidement sur le marché, pour le meilleur ou pour le pire ». L’auteur s’inquiétait alors de cette fuite « Les Suisses qui sont à Silicon Valley développent une expérience très particulière, des contacts aussi. Et la plupart retournent en Suisse à un certain stade de leur carrière. » des cerveaux, mais Bugnion relativise : « les Suisses qui sont à Silicon Valley développent une expérience très particulière, des contacts aussi. Et la plupart retournent en Suisse à un certain stade de leur carrière ». C’est une des thèses que je défends dans mon livre Start-Up. Peut-être faut-il aller vivre dans cette région où tout va très vite, où les ambitions peuvent exprimer leur pleine mesure, au risque de l’échec qui y est accepté. Reste à espérer qu’un jour Edouard reviendra en Suisse romande raconter son aventure et partager son expérience et son savoir-faire...
En pratique Claude-Alain Barke et Cédric Portier Aspects fiscaux de la prévoyance FICHE TECHNIQUE Le financement de la prévoyance soulève de nombreuses questions, tant les possibilités et options qui se présentent aux particuliers sont variées. La question est d’autant plus complexe qu’elle touche des domaines de compétences aussi diverses que la fiscalité, le droit des successions ou encore la finance. La présente contribution présente certains aspects fiscaux de la prévoyance suisse, en particulier des deuxième et troisième piliers. Le système suisse de prévoyance repose sur trois piliers, qui ont pour objectif d’assurer le standard de vie antérieur au moment de la retraite, en cas d’invalidité et de décès, pour soi-même ou les survivants. Pour rappel, le 1 er pilier, qui englobe l’assurance vieillesse et survivants (« AVS ») et l’assurance invalidité (« AI »), est obligatoire pour toute personne résidant en Suisse, que celle-ci exerce une activité lucrative ou non. Le 2 ème pilier, également connu sous l’acronyme LPP (pour « loi sur la prévoyance professionnelle) n’est obligatoire que pour les personnes exerçant une activité lucrative salariée. Les indépendants, par exemple les entrepreneurs qui exercent en raison individuelle ou sous forme de société de personnes, peuvent toutefois s’affilier de manière facultative, moyennant certaines conditions. Quant au pilier 3a, il est facultatif pour tout le monde, mais il faut exercer une activité lucrative pour pourvoir y cotiser. Les trois piliers bénéficient, de par la Constitution fédérale, d’un traitement fiscal privilégié. L’idée sous-jacente n’est pas de favoriser indument certaines catégories de personnes, mais bien d’encourager, par certains mécanismes incitatifs, un maximum de personnes à contribuer et cotiser au système de prévoyance des trois piliers. Concrètement, au niveau fiscal, les avantages des 2 ème et 3 ème piliers sont identiques et peuvent être résumés comme suit : • Les cotisations (ordinaires ou rachats) sont déductibles du revenu ; • Les rendements générés sur le capital de prévoyance sont exonérés d’impôt sur le revenu ; • L’avoir de prévoyance est exonéré de l’impôt sur la fortune et n’entre pas en considération pour la progression fiscale ; • Lors du retrait, l’avoir de prévoyance est imposé à un taux privilégié, généralement au cinquième des taux ordinaires (concrètement cela signifie à Genève un taux maximal de 9% et dans le canton de Vaud un taux maximal de 13%). L’exemple chiffré encadré permet d’illustrer ces différents effets fiscaux. A noter que le 2 ème pilier fait l’objet de fréquentes discussions au niveau politique, avec différents projets de réformes d’amendements régulièrement proposés. A notre sens, ces éléments politiques ne sont pas suffisants pour entraîner le rejet de toute mesure de prévoyance pour les entrepreneurs, dans la mesure où les avantages principaux de la prévoyance professionnelle demeurent à ce jour conservés. Il conviendra toutefois d’observer avec prudence les développements futurs et de s’assurer que les conditions cadres restent avantageuses. Cédric Portier, senior consultant conseil juridique et fiscal PricewaterhouseCoopers Lausanne/Genève, avocat, économiste HEC Saint-Gall Claude-Alain Barke, associé conseil juridique et fiscal PricewaterhouseCoopers Lausanne, expert fiscal diplômé Monsieur A. Visé se préoccupe de sa prévoyance. Il a 40 ans et dispose de la possibilité de racheter 100’000.- de cotisations dans sa caisse de pension. Il se demande quels sont les avantages d’un tel rachat par rapport à un placement en direct (p. ex en obligations). Caisse de pension Placement direct Taux d’intérêt pris en compte 2.50% 2.50% Rachat en 5 annuités 20’000 Economie d’impôt (taux marginal 35%) 7’000 Capital mobilisé par an 13’000 13’000 Total du capital versé (sur 5 ans) 100’000 65’000 Intérêts cumulés pendant 25 ans (de 40 à 60 ans) 76’569 49’770 Capital d’épargne brut à l’âge de 65 ans 176’569 114’770 Impôt sur le produit des intérêts (taux marginal 35%) 0 -17’419 Impôt sur la fortune moyen sur épargne (taux 0.5%) 0 -7’173 Imposition du capital au versement (taux max GE 9%) -15’891 Capital d’épargne net à l’âge de 65 ans 160’677 90’177 Avantage du rachat par rapport à un placement direct : en CHF 70’500 en% 178.18% On constate donc que le rachat permet d’augmenter de presque 80% l’avoir disponible net à la retraite. En outre, le rachat permet également généralement d’améliorer les prestations de risque décès et invalidité. S’agissant du taux marginal pris en compte, il convient de noter qu’un taux marginal de 35% est déjà atteint avec un revenu imposable annuel de CHF 100’000 à Genève. www.pwc.ch Créateurs No 12 - MARS 2010 39



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