Créateurs n°11 déc 09/jan-fév 2010
Créateurs n°11 déc 09/jan-fév 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de déc 09/jan-fév 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (212 x 297) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 6,9 Mo

  • Dans ce numéro : du chômage à l'entreprise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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60 FICHES Bastien Bovy Savoir fixer le bon prix Bastien Bovy, Gestionnaire Genilem www.genilem.ch Créateurs No 11 - décembre 2009 Le juste prix « A quel prix dois-je vendre mon produit ou mon service ? » Voici une question qui taraude souvent l’esprit des jeunes entrepreneurs. Soucieux d’acquérir rapidement leurs premiers clients, ces derniers semblent déterminés à vendre à tout prix. Toutefois, s’il est vrai que la vitalité commerciale est essentielle à la survie de l’entreprise, il est également vrai que cette dernière ne peut se développer sans une marge bénéficiaire. Or c’est bien souvent là où le bât blesse. Alors comment faire ? Qu’est-ce qu’un prix ? Une technique souvent utilisée consiste à observer les prix de la concurrence ou à se renseigner auprès des fédérations patronales. Voici une méthode simple qui apporte tout un panel d’informations utiles mais qui reste toutefois limitée. En effet, l’affaire se corse lorsque l’on étend ses investigations à la question « Qu’est-ce qui détermine un prix ? ». Voilà soudainement que l’on perd pied ; certains répondent que le prix est déterminé par le marché, d’autres avancent qu’il dépend du travail réalisé et du matériel utilisé, ou encore qu’il est fonction du positionnement du produit ou de l’entreprise. Au final qui croire ? Et s’ils avaient tous raison ? Approchons alors la problématique sous un angle différent. En observant le prix d’un point de vue purement mathématique, on s’aperçoit qu’il s’agit ni plus ni moins d’une addition de coûts fixes et de coûts variables en relation à un bien ou un service particulier, à laquelle on ajoute une marge. S’il y a une notion fondamentale qui devrait être connue de tout entrepreneur, c’est bien celle du coût de revient complet. Or force est de constater que trop souvent les jeunes entreprises se contentent d’appliquer les prix du marché, voire même s’affichent en dessous sans s’assurer que leurs tarifs soient suffisamment élevés pour couvrir leurs charges. Il s’agit là d’un pari risqué car comment être sûr de gagner de l’argent sans prendre le temps de calculer ce que nous coûte le produit ou le service en question ? Ne pas oublier salaire et loyer Fort heureusement, nul besoin d’être comptable ou diplômé d’une quelconque Haute Ecole, pragmatisme échanges et bon sens, voilà tout ce que requiert cette approche mathématique. Le fait de lister la totalité des charges fixes entrant dans la réalisation du produit ou de la prestation et de diviser le total de ces coûts fixes par le nombre d’unités produites ou d’heures productives, voilà qui nous donne une notion de coût fixe unitaire ou horaire. Il suffit à présent d’y ajouter les charges variables y afférant afin d’obtenir le coût de revient complet. Un bon réflexe serait toutefois de bien considérer le salaire visé à terme ainsi que le loyer de l’exploitation commerciale dans le calcul du coût de revient ; particulièrement si l’on envisage au début de travailler à domicile ou de s’attribuer un salaire plus modeste faute de liquidités. En effet, une augmentation significative de l’une de ces deux charges impliquera une variation toute aussi significative sur le prix de revient. Sans oublier qu’il est toujours commercialement plus difficile d’adapter ses prix à la hausse qu’à la baisse. A défaut, c’est la marge qui en pâtira. « A quel prix dois-je vendre mon produit ou mon service ? » Voici une question qui taraude souvent l’esprit des jeunes entrepreneurs. Valoriser sa plus-value Le coût de revient complet déterminé, l’entrepreneur peut à présent le comparer au prix de vente du marché, constater l’écart et y adapter sa marge pour fixer son propre prix de vente. La marge pourra être plus ou moins élevée en fonction de la plus-value du produit ou du service perçue par le client. N’hésitez pas à valoriser votre innovation ou votre différenciation. Ce n’est pas parce que l’on est une petite structure en démarrage qu’il faut obligatoirement se sous-évaluer. Finalement, s’il est vrai que le prix du marché détermine la valeur d’un bien qu’un acheteur est prêt à payer pour l’acquérir, il ne faut pas oublier non plus qu’il correspond également au prix auquel un vendeur consent à le céder. Alors vendre à tout prix ? Oui, mais pas à n’importe quel prix.
échanges FICHES Claude-Alain Barke et Cédric Portier La fin de la double imposition économique Suite aux récentes votations populaires en Suisse et en particulier dans les cantons de Genève et Vaud, les conditions cadres fiscales pour les entrepreneurs se sont sensiblement améliorées dans notre pays. La limitation de la double imposition économique figure parmi les principales innovations, elle est entrée en vigueur au 1er janvier 2009. Cette mesure augmente substantiellement l’attractivité des formes juridiques de SA ou Sàrl. Le législateur a récemment voté un train de mesures visant à rendre plus favorable la fiscalité des entreprises et des entrepreneurs. Les améliorations fiscales concernent toutes les formes juridiques, que l’entreprise soit organisée en raison individuelle, société de personnes (principalement société en nom collectif « SNC » ou société en commandite « SEC ») ou sous forme de personne morale (principalement société anonyme « SA » ou société à responsabilité limité « Sàrl »). Cela dit, la principale amélioration, qui a aussi été la plus controversée, concerne la réduction de la « double imposition économique », qui pénalisait jusqu’à présent l’entrepreneur déployant son activité sous forme de SA ou Sàrl. La notion de double imposition économique peut brièvement être expliquée comme suit. Jusqu’à l’an dernier, les bénéfices d’une SA ou Sàrl étaient imposés intégralement une première fois au niveau de la société (à un taux d’environ 24% à Genève et dans le canton de Vaud), puis une seconde fois au niveau de l’actionnaire qui se faisait distribuer les dividendes (à un taux maximum de l’ordre de 45% à Genève et de 41,5% dans le canton de Vaud). Il en résultait un traitement fiscal global particulièrement pénalisant sur les dividendes, puisque ceux-ci étaient économiquement imposés deux fois en plein, ce qui entraînait une fiscalisation consolidée société-actionnaire pouvant aller jusqu’à 58%. En d’autres termes, pour CHF 1.- de bénéficie réalisé, il ne restait plus que 42cts dans la poche de l’entrepreneur après distribution et paiement des impôts. « Suivant les constellations familiales, la forme juridique de la SA/Sàrl peut également être plus avantageuse en cas de succession. » Depuis le 1er janvier 2009, les dividendes payés aux entrepreneurs possédant au moins 10% du capital de leur société ne sont imposés que partiellement, à 60% au niveau de l’impôt cantonal genevois et 70% au niveau de l’impôt cantonal vaudois. Cela signifie que pour CHF 1.- de dividende versé, seuls 60cts respectivement 70cts sont soumis à l’impôt au niveau de l’actionnaire. Il découle de cette imposition partielle que les dividendes sont imposés dans le chef de l’actionnaire à des taux de l’ordre de 27% à Genève et 28% dans le canton de Vaud. Ces nouveaux taux s’avèrent être nettement inférieurs au taux de l’impôt anticipé de 35% ou aux taux ordinaires Cédric Portier, senior consultant conseil juridique et fiscal PricewaterhouseCoopers Lausanne/Genève, avocat, économiste HEC Saint-Gall de l’impôt sur le revenu de 40-45%, tels qu’appliqués par exemple sur les salaires. Cela sans compter que les charges sociales AVS ne sont pas prélevées sur les dividendes, alors qu’elles le sont sur les salaires ou les revenus d’activité indépendante. Au final, au niveau consolidé société-actionnaire, la fiscalisation globale des bénéfices d’une entreprise déployée sous forme de SA/Sàrl est désormais similaire à celle d’une entreprise déployée en raison individuelle ou société de personnes de type SNC ou SEC. Le principal inconvénient fiscal en défaveur de la SA ou Sàrl a ainsi été supprimé. A cela s’ajoute un traitement fiscal généralement plus avantageux pour la SA ou Sàrl en cas de transmission de l’entreprise à un tiers ou aux descendants, les règles à ce sujet ayant également été révisées récemment. Suivant les constellations familiales, la forme juridique de la SA/Sàrl peut également être plus avantageuse en cas de succession. Parmi les avantages non fiscaux, on peut en outre citer la limitation de responsabilité pour l’entrepreneur actif sous forme de SA/Sàrl. Il est vrai que les entreprises organisées en raisons individuelles, SNC ou SEC peuvent être adéquates dans certaines situations données. Cela dit, les entrepreneurs déployant actuellement une activité sous les formes précitées ou les personnes désirant débuter une nouvelle entreprise seraient bien inspirés à prendre en considération les avantages découlant des récentes améliorations législatives et à envisager la forme juridique de la SA ou Sàrl. À noter qu’en cas de transformation d’une raison individuelle en SA, certaines durées de blocages s’appliquent, de sorte qu’il convient d’anticiper au maximum les démarches y afférentes. Claude-Alain Barke, associé conseil juridique et fiscal PricewaterhouseCoopers Lausanne, expert fiscal diplômé www.pwc.ch Créateurs No 11 - décembre 2009 61



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