Créateurs n°11 déc 09/jan-fév 2010
Créateurs n°11 déc 09/jan-fév 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de déc 09/jan-fév 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (212 x 297) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 6,9 Mo

  • Dans ce numéro : du chômage à l'entreprise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
6 PROFILS DE CRéATEURS Ivo Mulder www.tripleee.nl Créateurs No 11 - décembre 2009 Tripple E a pour tâche de réunir d’un côté les partenaires désireux d’investir dans l’univers de la nature et, de l’autre, les entités à la recherche d’un soutien financier, en particulier les organisations de protection de la nature, les paysans et tout autre groupement actif dans la promotion de l’environnement et du paysage. La société, qui fournit déjà des conseils et des études sur les relations entre l’économie et les écosystèmes, joue principalement le rôle de courtier en nature et accompagne les entreprises et collectivités dans la mise en œuvre concrète de leurs intentions de responsabilités sociales. Le point avec Ivo Mulder. Ivo Mulder, vous avez travaillé pour Triple E en Hollande, votre pays natal. Depuis le printemps dernier, vous mettez en place un bureau de consulting en économie et environnement à Fribourg, avec le soutien de Fri Up et de GENILEM. Un défi de taille pour un « étranger » ! Ce n’est pas peu dire ! Créer une entreprise dans un pays qui n’est pas le vôtre et auquel vous ne connaissez quasiment rien en aurait freiné plus d’un. J’ai débarqué à Fribourg sans maîtriser véritablement ni le français ni l’allemand, avec pour seul réseau des organisations internationales et quelques contacts d’affaire. Mais j’avais comme motivation de développer une affaire dans un pays ouvert au « green business », offrant un climat international orienté vers le développement durable. On vous imagine plus volontiers à Zurich, Genève ou Bâle. Pourquoi avoir choisi Fribourg ? D’une part, Fribourg occupe une position centralisée en Suisse. En une heure et demie de train au maximum, vous êtes à Zurich, Genève ou Bâle. D’autre part, nous avions entendu parler de Fri Up par le biais de LSIntruments, également suivie par cette association de support aux entreprises établies ou en création. Au vu de ma situation, Fri Up était toute désignée pour devenir ma « nouvelle meilleure amie » ! En effet, elle offre l’encadrement et l’infrastructure adaptés à la création d’une start-up comme la mienne. Vous avez effectivement passé avec succès le comité de sélection de Fri Up. Quel est le soutien dont vous avez le plus besoin ? Suite au départ de ma partenaire, je dois désormais m’entourer de collaborateurs suisses. Tobie Fornerod, responsable des start-up à Fri Up, m’aide à trouver un stagiaire d’abord pour une période de trois mois, voire davantage suivant l’évolution de la société. Je peux également compter sur lui pour m’ouvrir la porte de clients potentiels et étendre ainsi mon réseau. Sociétés Propos recueillis par Véronique Monney Triple E ou la meilleure combinaison entre l’Economie, l’Ecologie et l’Expérience ! Créée en 2006 aux Pays-Bas, Triple E est un centre d’expertise reconnu dans les domaines de l’économie et de l’environnement. L’un de ses employés, Ivo Mulder, a mis en place un bureau de consulting à Fribourg. A Fribourg, on parle actuellement beaucoup de cleantech. Êtes-vous en contact avec le Département de l’économie à ce sujet ? En fait, je suis en étroite relation avec l’Institut AMI (ndlr. L’Institut Adolphe Merkle est un centre de recherche indépendant dans le domaine des nanosciences et des sciences des matériaux) pour sensibiliser les entreprises aux défis climatiques. De par son ouverture, le canton a la possibilité de s’investir davantage dans des initiatives climatiques. Un « climate shop » pourrait intéresser les consommateurs et les entreprises désireux de compenser, par exemple, leurs émissions de gaz à effet de serre au moyen de projets liés à leur propre ville, qui consisteraient notamment à rendre les bâtiments plus éco énergétiques. Cela pourrait ainsi répondre aussi bien à l’offre qu’à la demande de projets carbone. Pensez-vous pouvoir intéresser la Suisse avec « Your Good Nature », une sorte d’« eBay » pour la nature et vos enchères publiques, qui consistent à récolter des fonds auprès de généreux donateurs pour que les organisations de protection de la nature, les paysans et les propriétaires de terrains s’engagent, sur une période de dix ans, à garantir l’entretien d’un patrimoine naturel ? Je ne sais pas… il me faut encore défricher le terrain. J’ai entendu dire que les paysans reçoivent des subventions fédérales, sous forme de versements directs permettant de leur assurer un revenu et de les indemniser pour les services qu’ils rendent à la collectivité, notamment en termes de protection du paysage rural ou de la nature. L’avantage avec nos enchères publiques, c’est que les paysans ont accès à une nouvelle source de revenus pour sauvegarder le paysage rural, à l’heure où les zones urbaines se développent de plus en plus. La crise actuelle est-elle un frein à la responsabilité environnementale ? Tout dépend de la situation de l’entreprise. Il n’empêche qu’à terme les grandes structures n’auront pas d’autre choix que de s’investir dans leur responsabilité environnementale, ne serait-ce que pour des questions d’image… La crise financière constitue aussi pour nous une opportunité. Comme de nombreux gouvernements réduisent leurs budgets en matière de protection de la nature, les organisations de sauvegarde, les agriculteurs et les propriétaires fonciers recherchent d’autres sources de capital. D’où un intérêt croissant pour notre service « management planning », qui a pour mission de développer des plans d’affaires pour les zones naturelles protégées et d’offrir un soutien dans la recherche de sources supplémentaires de capital privé.
Sociétés Propos recueillis par Frédéric Vormus Les marques ont leur atelierLUXE PROFILS DE CRéATEURS L’agence atelierLUXE est spécialisée dans l’analyse et le conseil pour marques haut de gamme. De l’atelier, Marie-Noëlle Letellier a conservé l’amour du travail précis et de la tradition ; du luxe, la passion du beau et l’élégance. Pour quelles prestations s’adresse-t-on à vous ? Marie-Noëlle Letellier : atelierLUXE offre un service en communication et en gestion de marque selon deux axes principaux : l’analyse et le conseil stratégique dédiés aux marques de haut de gamme. Les entreprises sollicitent aussi des formations ou des conférences pour leur personnel ou leurs clients. Qu’entendez-vous par analyse et intelligence dans le contexte d’une marque ? Dans l’univers du luxe, la marque est un atout essentiel. L’acquisition de connaissances sur le secteur et ses concurrents, la maîtrise des meilleures pratiques et l’accès à des informations fiables constituent un avantage concurrentiel déterminant. Nous proposons d’affirmer l’identité d’une marque en nous référant à divers modèles, dont l’analyse sémiotique. Notre client peut de cette façon développer les fondamentaux de sa marque pour mieux se différencier et développer sa stratégie de communication. Nous cernons ses impératifs. Une marque doit parfois se rajeunir tout en capitalisant sur ses origines, en gardant à l’esprit son patrimoine. Il s’agit de traduire tout un imaginaire à travers une certaine symbolique valorisant la tradition et la modernité, mais aussi la créativité. Le monde du luxe est très codé, il s’agit de respecter ces codes. Quant à la concurrence, les entreprises manquent de temps et de ressources pour l’étudier. Etude comparative, veille concurrentielle, revue créative, panorama sectoriel, profil d’entreprise sont autant de moyens que nous mettons à disposition de nos clients pour leur apporter un certain regard extérieur non seulement sur leur marque mais aussi sur leur secteur. Nous offrons aussi une connaissance approfondie des sources pour accéder à une information pertinente. Vous avez plus de dix mille visuels archivés depuis des années, dans quel but ? Les outils développés par l’agence constituent une collection précieuse, spécifique de l’univers du luxe, très appréciée de ses clients. La bibliothèque iconographique regroupe des milliers d’images liées au luxe : campagnes publicitaires, logos ou encore visuels esthétiques ou artistiques. En parallèle, une base de données regroupe les acteurs du luxe, les plus emblématiques mais également des marques confidentielles ou émergentes. Ces données représentent une base unique pour étudier l’univers du luxe et accompagner la réflexion stratégique des dirigeants d’entreprises. La troisième partie est un annuaire qui recense les Nick Welsh meilleurs prestataires de service actifs dans ce milieu (agence de communication, photographes, etc.) pour favoriser la sélection d’agences et organiser des concours pour les clients. Qui sont vos clients ? Nous ne citons pas nos clients par souci d’éthique et pour ne pas les utiliser comme vitrine de notre activité. En faisant le choix de la discrétion, nous privilégions cet aspect de niche. La publicité agressive ne nous intéresse pas. Nous travaillons bien entendu avec des maisons de luxe, de grands horlogers notamment et d’autres leaders dans leur domaine d’activité. Une banque privée et une société active dans la gestion de fortune nous ont aussi confié des mandats. De façon plus inattendue, une entreprise spécialisée en microtechnique fait partie de nos clients. Nous les avons soutenu dans la recherche d’applications pour leurs innovations dans le secteur du luxe en leur apportant notre expertise du domaine. Nous avons d’abord identifié les pistes à explorer, puis nous sommes allés rencontrer des entreprises. Le luxe est affaire de tradition mais aussi d’innovation. Dans ce secteur, il est fondamental de comprendre les spécificités de la chaîne de valeur, les acteurs et leurs besoins. Ce projet progresse bien. Les retours sont très encourageants. Avez-vous une volonté de croissance ? Oui, mais nous restons prudents et privilégions un modèle d’artisanat, une sorte de métier d’art pour ne pas céder à la banalisation des services. Nous souhaitons conserver une dimension humaine, et entretenir une relation personnalisée avec nos clients. Marie-Noëlle Letellier, atelierLUXE www.atelierluxe.com Créateurs No 11 - décembre 2009 7



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 1Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 2-3Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 4-5Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 6-7Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 8-9Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 10-11Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 12-13Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 14-15Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 16-17Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 18-19Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 20-21Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 22-23Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 24-25Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 26-27Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 28-29Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 30-31Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 32-33Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 34-35Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 36-37Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 38-39Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 40-41Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 42-43Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 44-45Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 46-47Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 48-49Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 50-51Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 52-53Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 54-55Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 56-57Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 58-59Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 60-61Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 62-63Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 64-65Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 66-67Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 68-69Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 70-71Créateurs numéro 11 déc 09/jan-fév 2010 Page 72