Créateurs n°11 déc 09/jan-fév 2010
Créateurs n°11 déc 09/jan-fév 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de déc 09/jan-fév 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (212 x 297) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 6,9 Mo

  • Dans ce numéro : du chômage à l'entreprise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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58 FORMATION Philippe Gétaz Cécile Aubert Apprendre à s’informer sur son environnement Dès le mois de février 2010, la Haute école de gestion de Genève (HEG) propose, au sein de sa filière information documentaire unique en Suisse romande, une formation continue en intelligence économique et veille stratégique. Haute Ecole de Gestion www.hesge.ch/heg/mas_ievs jasna.adler@hesge.ch Créateurs No 11 - décembre 2009 L’intelligence économique et la veille stratégique sont enseignées et pratiquées depuis longtemps en France et dans les pays anglo-saxons, sous le nom de competitive intelligence. Mais elles restent plutôt méconnues en Suisse. Pourtant, c’est un outil essentiel pour toute entreprise qui veut connaître son environnement, gérer les risques et accroître ses opportunités. L’objectif de la veille stratégique est de collecter, analyser et rendre opérationnelles les informations qui permettent de prendre et valider les décisions pour amener les entreprises à mieux se positionner sur le marché régional, national et/ou international. L’intelligence économique, elle, est une démarche globale permettant aux organisations non seulement de surveiller leur environnement, mais aussi de protéger efficacement leur patrimoine informationnel (contre la contrefaçon, les vols ou les pertes d’information), et d’utiliser des stratégies d’influence adaptées pour pouvoir innover, décider et agir. En bref, ces méthodes ont pour but d’améliorer l’anticipation et la réaction de l’entreprise, grâce à des réseaux et des systèmes d’informations qui agissent comme des outils stratégiques d’aide à la décision. Une spécialité de la HEG de Genève La HEG genevoise a fait de la veille stratégique et de l’intelligence économique l’une de ses spécialités et propose dès février 2010 une formation déclinée en trois diplômes de court, moyen ou long terme : un certificat en veille en entreprise, un diplôme en information et intelligence stratégiques et un master en intelligence économique et veille stratégique. Grâce à cette déclinaison de diplômes, d’une durée de six mois à deux ans de cours, la HEG espère toucher un large public en insistant sur l’interdisciplinarité et l’importance de l’enseignement stratégique. « Des membres d’ONG ou d’associations aux créateurs d’entreprises ou aux dirigeants de PME ou de multinationales, les outils de veille sont utiles à tous les professionnels. En outre, avec la généralisation du Web 2.0 (le Web participatif), il devient essentiel de suivre sa propre e-reputation, c’est-à-dire son empreinte informationnelle sur Internet, échanges ce que permettent de faire ces outils », explique Hélène Madinier, professeur à la HEG dans la filière information et documentation et spécialiste de veille stratégique et d’intelligence économique. Outils utiles pour les start-up « Pour les startup qui, par définition, se lancent sur un marché, la veille est essentielle : elle sert à valider des options stratégiques a priori et, par la suite, à aider à confirmer ou modifier cette stratégie, indique la spécialiste. Concrètement, elle permet de trier l’information dans l’avalanche qui déferle chaque jour, grâce à des flux et des alertes, de surveiller l’environnement, de détecter les menaces comme par exemple les imitateurs et de repérer les éventuels concurrents. D’ailleurs, ceux-ci peuvent être au coin de la rue comme à l’autre bout du monde. La veille permet de les identifier et de les suivre. » L’intelligence économique n’est pas destinée qu’aux multinationales. Pour des PME, il est aussi très utile de connaître son environnement et ses concurrents. Ces outils et méthodes permettent aux entrepreneurs de décider en connaissance de cause. « Nous avons mené un projet de recherche appliquée avec sept PME romandes, raconte Hélène Madinier. Les étudiants posaient un diagnostic stratégique et leur proposaient des axes de veille. La plupart de ces sociétés ont découvert l’utilité de la veille. La stratégie et la veille sont d’ailleurs indissociables : un veilleur est utile quand il connaît la stratégie de l’entreprise, il faut donc que celle-ci soit déjà bien définie. Le système de veille et d’intelligence économique est efficace quand le responsable de l’entreprise voit loin, possède une capacité stratégique et une réelle ouverture d’esprit. » Certificat d’études avancées : février-octobre 2010, CHF 6’000.- Diplôme d’études avancées : novembre 2010 - décembre 2011, CHF 9’500.- Travail de master : CHF 2’000.- Ou CHF 17’500 pour le Master d’études avancées complet : février 2010 - juin 2012 Conditions d’admission : être titulaire d’un diplôme universitaire ou de HES (ou équivalent) et au bénéfice d’une expérience professionnelle de trois ans minimum.
échanges Sarah Dysli et Telma Matos Créer son entreprise à 20 ans ? Pourquoi pas ? PAROLE à... Fin 2008, nous avons décidé de nous lancer et de créer Corporactive - creative outsourcers, un atelier de graphisme. Nous avions alors respectivement 19 et 20 ans et étions tout juste diplômées. Nous pouvons dresser un bilan plutôt positif de cette première année riche en expérience, car devenir indépendantes c’est avant tout une longue aventure, tant sur le plan humain que professionnel. Les débuts Nous sommes parties avec plusieurs désavantages : notre âge, notre faible expérience et une situation économique peu stable. Mais nous avions une motivation sans faille, et être jeune dans le monde de la création peut être un atout aussi. Au fil des projets, nous nous sommes rendues compte que cela nous privilégiait plus que ne nous péjorait. Nos avantages L’activité principale de notre atelier est la conception graphique d’identités visuelles, sites internet, prints, objets publicitaires, panneaux, bâches, décoration sur véhicules, etc. Nous avons constaté qu’une faille existait dans les produits proposés pour les petites entreprises et les start-up. L’enjeu économique que proposent les grandes industries, celles du luxe et de l’horlogerie plus particulièrement, force les agences de communication à pratiquer des prix élevés sous peine de ne pas paraître crédibles. Alors nous nous sommes fixées sur des prix très compétitifs. Notre philosophie est de permettre aux plus petites structures d’avoir une image et une communication visuelle aussi fortes que les grandes entreprises car c’est essentiel au bon développement des activités. Le Financement Jeune est souvent le synonyme de « fauché », mais également de « réactif ». C’est la voie pour laquelle nous avons opté. Chez nous, tout est plan D et réduction maximale des coûts depuis l’ouverture. L’ensemble de ce que nous possédons est autofinancé, nous n’avons pas fait d’emprunt. Avec du recul on peut dire que les premiers mois n’ont pas été serrés, mais bel et bien étranglés. Nous aurions pu choisir d’être employées, le temps de créer un capital, mais nous avions déjà des clients avant de créer la structure. Ce seul argument nous a aidé à franchir le pas. La collaboration Nous sommes deux dans l’entreprise, aussi complémentaires qu’identiques. Notre énergie est puisée chez l’autre. Et la qualité de notre travail se trouve dans notre force de collaboration. Ce facteur nous a appris à privilégier un contact très humain avec nos clients. Nous faisons en sorte que ces derniers se sentent bien, qu’ils fassent partie intégrante du projet et suivent l’évolution de nos travaux en temps réel. Une observation surprenante : nous avons un rapport plus confiant avec des gens de la génération précédente qu’avec ceux qui sont de notre âge. Nous nous sommes vues confier des travaux importants très vite et nos clients plus expérimentés nous ont fait plus rapidement confiance que les jeunes entrepreneurs. En train de « zapper » notre jeunesse ? C’est la question que tout le monde se pose, y compris nous. Nos responsabilités nous contraignent à avoir un mode de vie beaucoup plus calme que celui qu’on pourrait imaginer pour une jeune fille de 20 ans. Alors que nos amis nous confessent qu’ils se réjouissent de la fin du mois pour recevoir leur salaire, nous leurs répondons que nous nous réjouissons que les clients payent, et inutile de dire que le jour n’est pas fixe. Chez nous, la journée de travail commence tôt par une discussion autour du premier café. Si le week-end a été fatigant et que nous ne sommes pas en forme le lundi, ce n’est pas le patron qui va nous taper sur les doigts, mais le client. C’est comme si nous pouvions nous faire « virer » à tout moment, alors autant y aller prudemment. Si la jeunesse c’est l’insouciance, alors dans ce cas, nous ne la vivons pas. Mais si la jeunesse c’est vivre tous les jours intensément, apprendre de nouvelles choses, connaître de nouvelles personnes, aimer se lever tous les matins, oeuvrer dans une ambiance à faire pâlir d’envie tous les travailleurs, se dépasser tous les jours pour évoluer… alors oui, nous la vivons la jeunesse et nous la vivons à fond ! La suite… Chaque jour est décisif pour l’avenir de notre petite entreprise ! Rester prudentes, soigner notre clientèle et évoluer sont nos objectifs d’aujourd’hui et de demain. Nous nous sommes lancées un challenge, que nous voulons assumer et dans lequel nous prenons confiance chaque jour. Sarah Dysli et Telma Matos www.corporactive.ch Créateurs No 11 - décembre 2009 59



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