Créateurs n°1 jun/jui/aoû 2007
Créateurs n°1 jun/jui/aoû 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de jun/jui/aoû 2007

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 335) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : oser la différence.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Profils de créateurs Endosense Irina Sakharova Quitt carte de visite d’Endosense en page 34 Start-up genevoise soutenue activement par l’Office de la Promotion Economique de Genève (OPEG), Endosense vise le traitement de la fibrillation auriculaire, le trouble du rythme cardiaque le plus répandu. Caractérisée par un battement du cœur rapide et irrégulier, cette pathologie altère considérablement la vie des patients et est à la source d’accidents cérébrovasculaires et d’insuffisances cardiaques. L’intervention de l’entreprise se situe dans le domaine du traitement via l’ablation percutanée par cathéter, une thérapie émergeante prometteuse. Historiquement, le patient était face à une alternative thérapeutique : soit un traitement pharmaceutique, soit une ablation chirurgicale. Les médicaments ont démontré un résultat thérapeutique limité à long terme et des effets secondaires substantiels. L’ablation chirurgicale, bien qu’efficace, est une intervention lourde. Ainsi l’ablation percutanée par cathéter, développée récemment, constitue une avancée fondamentale, combinant efficacité et profil peu invasif. Comme le précise Eric Le Royer, « Cette technique nécessite de nouveaux outils adaptés car le médecin perd, avec cette intervention, le sens du toucher. C’est là qu’intervient Endosense. Nous développons un cathéter d’ablation facilitant fortement l’intervention car il permet au médecin de mesurer la force exercée sur la paroi cardiaque. Les caractéristiques de ce produit doivent accroître considérablement l’efficacité et la sécurité de l’intervention. Notre objectif est de changer la pratique médicale. » Interrogé sur son parcours, Eric Le Royer se définit comme un « entrepreneur dans l’âme » avec un profil axé sur les technologies médicales. Ingénieur et titulaire d’un MBA de l’Université de Columbia, il travaille de 1989 à 2004 pour Guidant, géant américain du medtech. Cette expérience est, à ses yeux, fondatrice : « J’ai travaillé dans différentes fonctions et différentes géographies et j’ai pu expérimenter l’esprit d’entrepreneur en dirigeant une petite business unit très 6 Créateurs No 1 L’avance technologique au service des patients et de la pratique médicale entrepreneuriale en Californie. J’ai énormément apprécié cet environnement de créativité. » Sur ses motivations à se lancer dans une start-up, Le Royer précise : « Je suis venu à Genève pour des raisons familiales, avec l’objectif de m’y établir. Ceci a nécessité une discontinuité de mon parcours professionnel et à ce moment j’étais plus enclin à devenir entrepreneur. Au départ, il n’a pas été évident de trouver un projet. Puis j’ai rencontré les fondateurs d’Endosense, Giovanni Leo et Vitali Verin. L’idée était Eric Le Royer, président et CEO d’Endosense, est un homme passionné par son entreprise et le produit qui est au centre de son activité. On peut le comprendre aisément – sa société développe une technologie révolutionnaire au service de la guérison d’une pathologie cardiaque lourde. intéressante et j’amenais une complémentarité avec l’expérience en marketing et en management. Après quelques mois, j’étais convaincu que ce projet avait un potentiel de financement et de viabilité. » In fine, l’investissement dans ce projet représente pour Eric Le Royer « la décision d’aller vers le défi, une sorte de challenge. » A la question de savoir « Qu’est-ce qui fait son entreprise ? » le CEO d’Endosense répond qu’il s’agit d’un groupe de passionnés avec des expertises complémentaires, certains venants de grandes sociétés et d’autres ayant à la base une culture entrepreneuriale. Le point commun est la passion qui les anime pour leur métier qui permet d’améliorer le quotidien des patients. Les valeurs de la société représentent, selon Eric Le Royer, un capital fondamental, avec la compétence comme valeur-clé : « Pour nous il est crucial d’avoir des personnes compétentes dès le départ. On ne s’improvise pas professionnel pour monter une salle blanche ou une unité de fabrication. » Une autre valeur déterminante est la qualité. « Elle doit être au centre de la culture d’entreprise. Elle représente un atout majeur, nous demandant à tout instant de développer et de produire selon les exigences des médecins hautement spécialisés. Si ce n’est pas le cas cela peut tuer la société, quel que soit le potentiel de la technologie ou du produit. » Enfin, comme bien d’autres entrepreneurs, Le Royer mentionne l’importance de la collaboration : « Endosense a un objectif de croissance rapide et des ambitions vis-à-vis de besoins cliniques universels. De ce fait il faut mettre en place le plus vite possible des collaborations car nous ne possédons pas toutes les compétences au sein de l’entreprise. Pour nous il est essentiel de trouver des partenaires fiables et capables de livrer selon nos standards de qualité ».
Oser la Créer une entreprise est à la portée de tous. En revanche réussir son démarrage, c’est-à-dire dégager assez de marge sur ses ventes pour stabiliser son entreprise et ensuite la développer au-delà des 3 ans de démarrage est un exercice de style plus difficile. Comment en effet, dans un contexte aussi concurrentiel que le nôtre, une jeune entreprise trouve-t-elle son marché ? Comment soutenir le rythme face aux grands groupes et autres PME qui disposent de moyens financiers plus conséquents ? Deux solutions s’offrent au jeune créateur d’entreprise : commercialiser les mêmes produits/services que les autres mais à des tarifs moins chers ou commercialiser une offre différente, plus originale, qui résout un besoin nouveau, qui apporte une réelle plus-value. Et qui permet donc de justifier un prix plus élevé afin d’assurer à son entreprise du cash-flow et de financer sa croissance. Toutefois être différent est un risque... Encore faut-il oser relever le défi de bousculer les habitudes des consommateurs/prospects/clients. C’est donc se confronter aux réticences des uns et des autres. D’où notre sujet « Oser la différence » que nous déclinons en 3 axes. Se différencier : pourquoi, comment et jusqu’où ? Bonne lecture ! DOSSIER - Oser la différence différence réalisation par Pascale Gigandet, Cathy Hadj-Salem, Leïla Kamel et Sandrine Mottier Créateurs No 1 7



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