Créateurs n°1 jun/jui/aoû 2007
Créateurs n°1 jun/jui/aoû 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de jun/jui/aoû 2007

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 335) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : oser la différence.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Profils de créateurs 4 Créateurs No 1 BioApply Le regard toujours tourné vers l’avenir Pourquoi avez-vous décidé de vous lancer dans le domaine du biodégradable ? Frédéric Mauch : Il y a quelques années, je travaillais dans le développement d’accessoires jetables pour l’hôtellerie et la mode. Ils étaient fabriqués en Chine ou en Asie du Sud-Est et distribués en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. J’ai alors réalisé le côté absurde de cette situation. Quel gaspillage et quelle pollution ! J’ai donc pensé à une solution écologique alternative à ce genre de consommation. Les sacs et emballages ont été une opportunité de marché. Nous n’avons rien inventé du tout. En fait, BioApply a structuré une offre cohérente tant au niveau écologique que commercial en regroupant des fournisseurs de matières premières et industriels et, en mettant en place une logistique optimisée et ainsi répondu à une attente et un besoin existants. Pouvez-vous me décrire brièvement la relation que vous faites entre un porteur de projet et l’évolution de son projet ? Emmanuelle Ozkan : La création d’une entreprise forge fortement le caractère du porteur de projet. Nous grandissons à mesure que grandit notre projet. Il vint un moment où je me suis considérée véritablement comme une entreprise. C’est un seuil psychologique à franchir. Chaque coup de cœur et chaque déception m’ont enrichie. propos recueillis par Leïla Kamel carte de visite de BioApply en page 32 Pouvez-vous expliquer comment est né votre projet et quelles ont été vos motivations ? Au terme de ma formation en équitation éthologique, mon projet a officieusement débuté. En lisant mon travail de diplôme, la Fédération Française d’Equitation m’a interpellée et m’a demandé ce que je comptais faire en application de mon acquis. C’est une stratégie différente de celle de nombreuses start-up... C’est la stratégie inverse ! Nous n’avons pas commencé par créer et développer une technologie comme la plupart des entreprises, mais par vendre une gamme de produits. Cela nous a permis de savoir quel était le marché du biodégradable et si les gens étaient prêts à faire le pas et à acheter un produit souvent plus cher que ceux existant sur le marché pour des raisons écologiques. Cela étant désormais démontré, nous développons notre matière première et nos produits à plus forte valeur ajoutée et plus innovants. Pouvez-vous nous parler de ce produit ? C’est encore un projet. En somme, nous tentons de développer une matière d’origine végétale issue de matières premières renouvelables telles que des déchets de l’industrie laitière et de la pomme de terre. Cette dernière servirait à la fabrication de nombreux produits notamment des emballages. Il s’agit propos recueillis par Sandy Wetzel carte de visite d’Ethometric en page 35 Ethometric Une femme et des chevaux Forte de 30 ans d’expérience équestre dont 8 en tant que professionnelle, Emmanuelle Ozkan a développé un projet d’entreprise innovant et dynamique fondé sur sa passion du cheval. Ethometric est une société spécialisée dans l’éducation équine, qui propose des tests d’évaluation du comportement et des acquis éducatifs des chevaux, un label valorisant le cheval et le travail du dresseur ainsi qu’une base de données recensant les résultats des tests effectués. Je leur ai répondu que je désirais faire quelque chose qui puisse avoir un fort impact sur le monde équestre. Ma curiosité naturelle m’a encouragé à amener une réponse plus précise à cette question. Celle-ci s’est construite empiriquement pour finalement donner naissance à mon entreprise. L’étude de marché s’est en fait réalisée avant que j’aie l’idée concrète du projet. En côtoyant vétérinaires, compétiteurs, éleveurs et autres, il s’est avéré que la même problématique revenait
d’un projet R&D ambitieux car nous développons notre propre technologie pour créer un produit qui doit répondre à de nombreuses exigences. En effet, nous tenons à ce que cette matière ait aussi le label « OK Compost » – certification 100% compostable et biodégradable en moins de douze semaines – et qu’elle soit 100% sans OGM et européenne. Heureusement, nous avons le soutien et le suivi du CTI Start-up qui nous aide pour les aspects technologiques. Suivi CTI Start-up/CCSO et suivi Genilem. Quelle est leur complémentarité ? Le CTI Start-up/CCSO nous aide, comme je l’ai mentionné, pour les aspects technologiques, la réalisation des projets au niveau de la recherche et du développement ainsi que pour les évaluations quant au réalisme du projet. Genilem nous conseille plutôt sur la gestion de l’entreprise. Le gestionnaire nous aide à maîtriser les outils nécessaires pour réussir tels que le chaque fois à la surface : celle du comportement des chevaux. Comment le marché a-t-il accueilli vos projets ? Lorsque j’ai initié mes démarches, il n’existait aucun concept impliquant des tests comportementaux équins. Je me suis donc retrouvée dans une situation incertaine. Je ne savais pas comment le marché allait accueillir mes idées. Je ne m’attendais vraiment pas à apporter une vision capable de bouleverser celle des autres. Car en fin de compte, beaucoup d’entre eux avaient pour ainsi dire plus envie que moi de voir naître Ethometric. Selon vous, quels sont les éléments principaux qui vous ont permis de mener à bien vos idées ? Mon parcours m’a offert l’opportunité de faire des rencontres exceptionnelles qui ont abouti à des ententes inespérées. Des personnalités reconnues du milieu m’ont accueillie, écoutée et ont validé professionnellement mes idées. Mais, quand on apporte du nouveau dans un domaine, il faut tout d’abord savoir écouter les autres avant qu’ils ne nous écoutent. Le réseautage est un élément crucial pour le développement d’une entreprise. Chaque personne rencontrée laisse Développeur de solutions biodégradables, BioApply a démarré en janvier 2006 en commercialisant des sacs et emballages d’origine végétale. Leur objectif est d’offrir des alternatives « propres » et écologiques à la consommation de plastique et autres produits à base de pétrole. Frédéric Mauch, fondateur de la société, nous raconte son aventure, de ses débuts à ses projets d’avenir.commercial, l’administration et les finances. Pour nous, ce sont vraiment des apports différents et très complémentaires. En parlant d’aide, de suivi, de conseils... Avez-vous connu des difficultés ? Oui, bien sûr. La première a été financière. Puis, grâce au Trophée Eco-conscience, nous avons obtenu des fonds et la situation s’est débloquée. Actuellement, nous avons de nombreux partenaires institutionnels, notamment la Fondation d’aide aux entreprises (FAE). Comme toutes les jeunes entreprises, on a eu, pendant une période, trop « le nez dans le guidon », plus assez de recul pour faire croître correctement notre société. Avec le recrutement et l’agrandissement de l’équipe, ce problème se dissipe. Nous avons réparti les tâches par rapport aux compétences de chacun, ce qui nous permet d’avoir le temps de penser à l’avenir et à de nouveaux projets toujours plus écologiques ! une brique qui œuvre à la construction de la bonne décision. Pour ma part, c’est ma passion qui m’a permis d’établir ces contacts et de réaliser des choses parfois exceptionnelles. De quelle manière avez-vous évolué dans vos démarches relatives à la création de votre société ? Je me suis toujours efforcée de faire un bilan régulier de mon projet et de moi-même. Je crois qu’il ne faut pas avoir peur d’abandonner certaines idées. Un porteur de projet doit veiller à ne pas trop rêver de son « bébé ». Profils de créateurs Il faut savoir prendre du recul. J’idéalisais beaucoup certains éléments. Mais les organismes de soutien, propices pour faire redescendre un créateur sur ses pieds, m’ont permis de redéfinir des priorités. « La création d’une entreprise forge fortement le caractère » Quel regard portez-vous sur votre expérience personnelle en tant que créatrice d’entreprise ? De manière générale, je dirais que mon expérience en tant qu’entrepreneuse a été humainement riche. J’ai voulu évoluer en tenant compte de tout avis constructif, notamment ceux des leaders d’opinion. Je prends goût à l’entreprise, mais si demain toute cette aventure devait se terminer, je ferais un bilan, en tirerais des leçons, et quoiqu’il en soit, j’en sortirais heureuse. Créateurs No 1 5



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