Créateurs n°1 jun/jui/aoû 2007
Créateurs n°1 jun/jui/aoû 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de jun/jui/aoû 2007

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Genilem

  • Format : (230 x 335) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : oser la différence.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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« DOSSIER - Se différencier : comment ? Fondée en 2005 par Ramon Cortès, diams.ch est spécialisée dans la vente de diamants et de bijoux par Internet. Sa différence réside dans son canal de distribution, le web. Peu commun pour un diamantaire ! Malgré toutes les médisances du départ, diams.ch a su tirer profit des avantages de ce média et ainsi asseoir sa place dans ce monde du luxe. Diams.ch est issue d’un vieux projet... En 1996, je voulais créer un site Internet qui référence pierres précieuses, diamants et perles. On y aurait trouvé leur légende, leur symbolique et leur prix. En travaillant sur le concept, j’ai réalisé qu’il n’existait non seulement aucun site sur les diamants, mais surtout aucun qui soit transparent quant au prix et doté d’une certaine éthique – deux axes fondamentaux pour moi. C’est là que m’est venue l’idée de diams.ch, un site de vente de diamants dont éthique et transparence sont les piliers. En fait, j’ai toujours voulu associer Internet à mon métier de gemmologiste. C’est un média fascinant qui donne la possibilité de communiquer et de vendre rapidement, 12 Créateurs No 1 Se différencier par.. la distribution carte de visite de diams.ch page 34 Ramon Cortès, fondateur de diams.ch simplement et à travers le monde entier. Pour moi, communiquer et distribuer via Internet était la condition sine qua non pour que mon affaire soit . Je dois dire que, quelques années auparavant, utiliser Internet était vraiment nouveau dans le domaine. Personne ne pensait qu’il était possible de conjuguer bijouterie et vente en ligne. J’étais donc en avance sur mon temps, sans être trop innovant non plus ! Ce qui m’a beaucoup aidé... De plus, Internet est relativement bon marché comparé au prix de l’entretien d’une boutique. J’ai ainsi la possibilité de fournir à ma clientèle de la qualité – des bijoux haut de gamme réalisés par des bijoutiers de la région – à des prix compétitifs. En outre, j’offre aux internautes une totale transparence en leur expliquant qui je suis, ce que je fais, etc. Ils sont rassurés et ainsi je gagne leur confiance. Voilà en quoi ce choix différent m’a permis – à l’heure actuelle – d’être le leader sur le marché suisse de la vente de diamants en ligne. Je ne peux pas éluder les difficultés que j’ai rencontrées en choisissant cette voie, ou prétendre qu’il n’y en a pas. Tout d’abord, il m’a fallu une année pour finaliser le projet et pour assurer qualité et délais. Je devais fixer la barre haute et proposer un service irréprochable afin de me faire une place. Aussi penser qu’un site se change tous les deux ans car il faut l’actualiser pour ne pas perdre sa clientèle. Pour finir, il y a un énorme travail au niveau de la communication : articles de presse, télévision et événements sur Internet. En bref, je n’ai jamais une minute à moi ! Aujourd’hui je suis fier de ma différence et je pense avoir choisi le meilleur pour ma petite entreprise ! propos recueillis par Leïla Kamel « 
DOSSIER - Se différencier : jusqu’où ? Les attentes du consommateur définissent les limites de la différenciation Choisir le bon moment Souvent, des jeunes entrepreneurs assimilent leur insuccès à un mauvais timing arguant que le marché n’était pas prêt à une telle différenciation. Selon Pierre-Yves Tapponnier, directeur de Genilem, les échecs dans le lancement d’entreprise sont liés au timing. Il ajoute également que la technologie doit être prête, c’est-à-dire qu’elle doit répondre aux besoins liés à la différenciation. Pour illustrer ses allégations, il cite l’exemple d’une société qui a échoué dans son projet de sondages par téléphones automatisés car, à l’époque du lancement, certains ménages n’avaient pas encore de téléphone avec des touches digitales. De ce fait, il n’était pas possible d’effectuer le sondage. En résumé, l’idée était excellente, la différenciation du produit aussi, mais il était trop tôt ! Même son de cloche chez Giovanni Tammaro, directeur du cours La différenciation est-elle synonyme de succès ou d’entreprise pérenne ? Si, à n’en pas douter, la différenciation permet de se positionner sur le marché, faut-il innover à tout prix ? Comment savoir si une grande différenciation sera acceptée par le marché ? Une multitude de questions sur la différenciation et l’innovation se pose. Elle peut néanmoins être résumée en une seule : jusqu’où aller dans la différenciation ? de technicien en marketing au SAWI : « Pour réussir, il faut avoir le bon produit, au bon moment, au bon endroit, et au bon prix. C’est la règle de base en marketing ». Choisir le bon moment est déjà un ingrédient qui conditionne bien le succès. Tester et oser Plusieurs questions s’imposent alors : comment choisir le bon moment ? Est-ce qu’une étude de marché aurait permis d’éviter les écueils ? Giovanni Tammaro répond : « Une étude de marché n’évite pas systématiquement l’échec. C’est un outil qui donne un éclairage facilitant ainsi la prise de décisions ». Surtout, une étude de marché permet de prendre du recul et dans ce sens elle revêt d’une certaine importance. Le « hic » est qu’une étude de marché digne de ce nom est relativement onéreuse pour une entreprise en devenir. Lever quelques dizaines de milliers de francs n’est pas à la portée de tout jeune entrepreneur. D’autres solutions existent-elles ? « Oui », répond Giovanni Tammaro. Et d’ajouter « On peut par exemple tester son idée auprès de personnes ou de structures compétentes. Cette façon de faire donne une orientation ». Eh oui, cela peut marcher. Preuve en est la jeune entreprise de trading sur Internet en plein essor, Advanced Currency Markets (ACM). Comme le mentionne d’ailleurs son directeur général, Lloyd La Marca : « Quand on a une bonne idée, il faut au moins essayer ! » A la question avez-vous eu envie de tester votre idée auprès de prospects avant de vous lancer dans l’aventure d’ACM ? Lloyd La Marca répond : « Non, pas vraiment. J’avais présenté mon projet à des personnes qui ont fait leurs preuves en matière de création d’entreprise. Cela a été amplement suffisant ! »... Créateurs No 1 13



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