COTE Marseille Provence n°127 jui/aoû 2010
COTE Marseille Provence n°127 jui/aoû 2010
  • Prix facial : 3 €

  • Parution : n°127 de jui/aoû 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Les Editions COTE

  • Format : (240 x 300) mm

  • Nombre de pages : 116

  • Taille du fichier PDF : 18,7 Mo

  • Dans ce numéro : jazz des cinq continents.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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BALADE SAINT-REMY 90 URBAN Par Valérie Rouger-Durand – Photos Christophe Billet Boulevard Gambetta, les commerces se nichent sous la ramure. Mercredi, matin. Devenu institutionnel, il était impensable de manquer le marché. Je dois être sur le pavé avant 9h, dès 10h c’est une marée humaine qui avance. Entre les olives, les étals d’épices et d’herbes aromatiques, de melons, de tomates et aubergines, près des miels, pains géants et spécialités provençales à tartiner, on distingue le Saint-Rémy de toujours, entouré de son cours qui suit la trace des anciens remparts. Ses façades préservées, ses ruelles intimes, les jardins ignorés que dévoilent les portes laissées entrouvertes, ses fontaines, statues et témoignages des siècles passés. Autant de lieux authentiques qui côtoient les boutiques tendance, les enseignes renommées, ou moins. Certaines sont là pour la saison. C’est un peu l’âme de ce gros village, un charme qui n’appartient qu’à l’endroit, préservé le plus possible, qui offre aux chalands une multitude de coups de cœur, avec ce contraste entre l’immuable et le renouvellement incessant. Reste l’élégance, omniprésente. C’est un bonheur pour le regard, il existe ici un véritable culte du beau. Les femmes portent talons hauts et chapeaux, les robes attendent le mistral pour s’amuser un peu. Les hommes raffolent eux aussi du Panama et ne manquent pas de tournure. Leurs reflets jouent avec les mannequins de bien belles boutiques, aux vitrines… so chic ! Ainsi, la joliment sophistiquée Hangar, où vêtements, accessoires, chaussures et bijoux sont présentés dans un camaïeu très réfléchi, idéal pour Zoé la Fée, Marcel et Cendrillon, Scarlett Roos. Epurée et minimaliste, celle d’Un ange Passe, avec les branchées Carioca Collection, LynnAdler, Kosmika. Plus tendre, un brin romantique, Lilysoon propose Un Jour mon prince, Paul & Joe et autre Petite mendigote ! De jolies fantaisies. Chez Edgar Aubanel, les bijoux sont de belles maisons, Pomellato, Dinh Van, Mauboussin. Des envies d’être belle, de charmantes tentations, et toujours ces réflexions juillet-août 2010 www.cotemagazine.com PROVENCE BaladeSaint-Rémoise -/A strollaround Saint-Rémy J’ai horreur du GPS ! Déplier la carte routière, c’est l’introduction au bonheur. Situer la petite merveille provençale, aux pieds des Alpilles, où ce jour je vais promener. Reste à replier l’immense toile de papier, facile, et à partir. Découvrir, Saint-Rémy de Provence. -/I hate those GPS gadgets ! Happinessis unfolding a road map and locating that spot at the foot of the Alpilles where l'm about to strollaround and discover a gem of a town – Saint-Rémy de Provence. La charme poétique du vieux Saint-Rémy. dans les vitrines, la silhouette haut perchée qui se confond avec, ici les biens tentants makis et sashimis de Sushika, là, les rondes et odorantes, comme une pomme, spécialités des Gourmandises de To. Je marche, vite, souvent, et là je freine, je stoppe, le lieu m’interpelle ! D’un côté du cours c’est Le Roma qui est totalement relooké… ouf, et de l’autre, le Café des Arts, institution Saint-Rémoise, où je me pose un instant, pour me rafraîchir et regarder les passants, promeneurs d’un jour, d’un séjour, d’une vie. Avec amusement, je regarde trois amies comparer leurs coups de cœur du jour. L’une s’annonce gourmande avec les petites merveilles choisies aux Huiles du Monde et les fruits confits de Lilamand. Elle semble particulièrement craquer pour les petits calissons, dont elle régale généreusement ses complices de shopping, accompagnés d’un chocolat Joël Durand. La seconde va repeindre sa maison et commente les nuanciers de Farrow & Ball et Little Green, des dizaines de couleurs qui l’embarquent vers la Droguerie des Alpilles dans autant d’univers. La troisième s’est décidée. Elle passera ici ses vacances, la magie du lieu a opéré. Elle aime, veut partager, reste à dénicher la perle rare pour se loger. Je me penche, ose faire comprendre que j’ai, un peu, écouté la conversation et lui suggère de confier sa demande à Charming Houses. Les femmes qui ont monté ce concept sont de vraies bonnes fées, elles trouveront. On trinque, à l’amitié, à la vie, parfois délicieusement légère. Je reprends le cours de mon vagabondage et descends vers Le Divin, on m’a vanté leurs nouvelles salades du midi. J’y ai des souvenirs de fêtes estivales mémorables, et sais que le photographe Jacques Durand a recouvert les murs de portraits de figures locales. Autant de bonnes raisons pour m’y aventurer, je prends mon temps, je savoure ma
Les places rythment le maillage des rues étroites et sinueuses. journée. Des rires attirent mon attention. Dans l’atelier d’encadrement Sépia, ce mercredi est bien joyeux. Les toiles exposées, récemment encadrées, sont de petites merveilles. Elles rappellent que Saint-Rémy est une ville d’art réputée. Après déjeuner, il y aura moins de monde, j’attaque les galeries et les expos. Des envies de vivre ici m’envahissent ! Toute à mes folles aspirations j’avance sans plus trop regarder. C’est un parfum, non, une multitude, qui me tire de ma rêverie. Je suis au milieu d’un trottoir de couleurs, de fleurs, en vases, en pots, rustiques, précieuses. Coquelicot. Le nom est charmant, je rentre. Une embellie végétale. Je mets mon nez au-dessus des roses, seringats, belles inconnues. Nous devisons, je reviendrais. J’ai faim ! Ma commande est passée, je me saisis du calendrier des manifestations et expositions. Je vais faire le musée Estrine, c’est certain, la Fondation Prassinos, aussi, et quelques galeries indépendantes. Je promène, la détente est totale. Stop, plus loin une accumulation de meubles et d’objets. Le Garage. Deux femmes, l’une blonde, l’autre brune, les rentrent. Nous conversons, chuchotons, ici l’ambiance est à l’intime. Les deux sœurs sont passionnantes. Artistes, restauratrices, elles portent un regard d’expertes sur les curiosités présentes dans leur boutique-atelier. Mais il est tard, à contrecœur il me faut les quitter. Il est pour moi temps de rentrer. Je laisse Saint-Rémy par la route des Alpilles, dans cette lumière de fin d’après-midi qui teinte de violet les crêtes minérales. J’ai un peu le vague à l’âme, je me dirige vers Fontvieille. Je sais qu’au Bistrot Mogador, du château d’Estoublon, la cuisine d’Eric Sapet saura me consoler et je passerai la nuit dans ce charmant hôtel qu’est la Villa Regalido. ST-REMY-ALPILLES Saint-Rémy Les treilles nous offrent une ombre bienfaitrice. -/Wednesday morning. Of course. There's no way I would miss the market. I want to be there before 9am because by ten there's a human tide surging between the stalls. Olives, spices and herbs, melons, tomatoes and aubergines, honey, huge loaves and Provençal spreads... beyond them Saint-Rémy as ever, surrounded by the boulevard that follow the line of the old ramparts. Authentic history alongside trendy boutiques, some of them just for the season. The market is the heart and soul of this little town, with a charmthat's strictly Saint- Rémy. A pure delight, where everyone will find their must-have. Beauty is a veritable cult here. Women are wearing high heels and hats ; the mistral playfully lifts their skirts as their reflections mingle with the models in the über-chic shop windows. Ah, the shops. There's Hangar, displaying fashion, accessories, footwear and jewellery in a studied monochrome. Then there's the understated minimalism of Un ange Passe and the tenderly romantic Lilysoon. Edgar Aubanel has jewellery by Pomellato, Dinh Van and Mauboussin. For gourmet treats I hesitate between makis or sashimis at Sushika and the specialities at Gourmandises de To. I walk on, stopping when a place catches my eye. Le Roma on the boulevard has had a complete facelift. Across the boulevard I stop a moment at the venerable Café des Arts and watch, amused, as three friends compare the day's impulse buys. One has bought mouthwatering items from Huiles du Monde and candied fruit from Lilamand. She treats her friends to calissons and Joël Durand chocolates. Another is going to repaint her home and has pickedup Farrow & Balland Little Green colour charts with dozens of shades from Droguerie des Alpilles. The third has decided to spend her holiday here, she just has to find the perfect place to stay. I suggest she see what Charming Houses have to offer. I stroll on and stop at Le Divin, as l'd heard great praise of their lunchtime salads. Hearing laughter, I turn towards picture framers Sépia, where people seem to be enjoying themselves. The paintings in the window remind me that Saint-Rémy is well reputed for its artists. Further along l'm brought out of my daydreams by the scent of … no, a multitude of fragrances. l'm surrounded by colours, flowers, vases and pots of all kinds. Coquelicot : I venture in to smell the roses, syringas and unknown blooms. l'll come back, but now l'm hungry. Waiting for my order I pickup the events calendar. l'm going to do the Musée Estrine for sure, and the Fondation Prassinos and a few independent galleries. Later, strolling on revived and relaxed, I see a cluster of furniture and objects : it's Le Garage. Time to go. I leave Saint-Rémy by the Alpilles road as the late afternoon light tints the cliffs with purple. Sad to leave, I head towards Fontvieille. I know that Eric Sapet's cuisine at the Bistrot Mogador at the Château d’Estoublon will cheer meup. And l'll spend the night at the lovely Villa Regalido hotel. juillet-août 2010 www.cotemagazine.com OUTING SAINT-REMY 91



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