COTE Marseille Provence n°127 jui/aoû 2010
COTE Marseille Provence n°127 jui/aoû 2010
  • Prix facial : 3 €

  • Parution : n°127 de jui/aoû 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Les Editions COTE

  • Format : (240 x 300) mm

  • Nombre de pages : 116

  • Taille du fichier PDF : 18,7 Mo

  • Dans ce numéro : jazz des cinq continents.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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NUDE IN THE SUN NU AU SOLEIL 28 Pour Vincent Corpet : « Les poses me sont apparues comme étant la meilleure manière de rencontrer autrui. Je ne choisis pas mes modèles. Je leur demande six ou douze poses de deux heures. La pose est toujours la même, debout, de face, les bras ballants. Je me tiens à moins d’un mètre du modèle, ce qui crée une vision parcellaire que j’accentue en peignant comme le ferait une sorte de photocopieuse : mes yeux toujours à la hauteur de la partie du corps à peindre. Le rythme des poses est tributaire du séchage de la peinture. Une moyenne de cinq semaines est nécessaire pour l’élaboration d’un nu. Il m’est apparu que seule une fausse simplicité pouvait explorer la représentation du nu, en peinture, d’une façon nouvelle. J’ai pensé alors que la figuration d’un corps dont je ne serais pas le présentateur n’avait jamais été réalisée. » Axel Pahlavi dit avoir d’abord envisagé le nu comme base de la représentation. Un rapport à l’anatomie comme source et comme finalité. Mais il confie ensuite « cette approche technique m’a très vite mis en relation à la part métaphysique du sujet. Mon corps et celui de l’autre m’ont probablement amené vers un début de chemin spirituel. Je pense, à brûle-pourpoint, à ce que je sais du Cantique des Cantiques, d’où semble se dégager une relation charnelle entre Dieu et les hommes. Il m’apparaît que dans sa maladresse, cet amas de chair et de sang s’érige, par le biais de la peinture, en une représentation possible de l’âme. » juillet-août 2010 www.cotemagazine.com Gilles Miquelis Sans-Titre Penchréac’h Pain is love way of meeting'the other'. I don't choose my models. I always ask them to adopt the same pose : standing facing me, arms hanging. I stand less than a metre away, which creates a fragmented vision that I accentuate by painting as if I were a sort of photocopier, my eyes always on a level with the part of the body l'm painting. On average it takes me five weeks to paint a nude. It seemedto me that only a false simplicity could explore the portrayal of the nude in painting in a new way. Then I thought that no one had ever depicted a body without presenting it in some way." Axel Pahlavi says he first envisaged the nude as the basis of portrayal, anatomy as source and finality. Then confides : "That technical approach quickly connected me with its metaphysical aspect. The body, mine and others', has probably led me to the start of a spiritual path – l'm thinking of the Song of Songs that seems to imply a carnal relationship between God and humans. It appears tome that through painting, this clumsy mass of flesh and blood becomes a possible portrayal of the soul." Stéphane Pencréac’h exclaims : "While there are women
Stéphane Pencréac’h s’exclame : « Tant qu’il y aura des femmes, il y aura des nus… » ; il dit aussi : « Le nu n’est pas une tradition picturale, l’art ne s’occupe que de l’homme (le sujet c’est l’homme, disait Bacon) et l’homme est nu dans le monde. Ainsi existera toujours la représentation de l’autre sans rien, entier donc. Par ailleurs, l’art est affaire de renouvellement des formes. À ce titre, le nu comme tout le reste peut, et même doit, être renouvelé formellement. Il y a probablement plus de représentations nouvelles du nu depuis la modernité et jusqu’à aujourd’hui que depuis 30 000 ans. » Que nous dit Katia Bourdarel ? « Parce qu’on associe facilement nudité avec beauté, j’utilise cette pensée rassurante et superficielle pour opérer des glissements en installant mes nus dans un contexte troublant. Ils parlent d’envie et de provocation, d’exaltation et de culpabilité, de désir et de crainte, ils sont sur une frontière, ils disent l’épaisseur de la chair et de l’âme même, ils parlent du vivant, du risque de se perdre, ils flirtent avec les limites… » Gilles Miquelis, lui, voit dans le nu une forme de distanciation, de respect. Une sublimation sexuelle, une façon de montrer que l’être humain est unique, singulier, magnifique*. La nudité n’est-elle pas, somme toute, pour le peintre, la recherche ultime de la vérité ? L’artiste est alors comme l’enfant du conte d’Andersen : il ose dire que le roi est nu. *Exposition Dimanche, du 2 juillet au 1 er août, Galerie Sintitulo, Mougins Katia Bourdarel Peau d’âne there'll be nudes ! " But also : "The nude isn't a pictorial tradition ; art is allabout humans and humans are naked in the world so there'llalways be depictions of people unclothed and therefore'whole'. Plus art is about reinventing formtoo, so like the rest, the nude can and should be reinvented formally. There have probably been more new ways of depicting nudes from modernism to the present day than over the last 30,000 years." What does Katia Bourdarel have to say ? "Because we easily associate nudity with beauty, I use this reassuring, superficial idea to make shifts by placing my nudes in a disturbing context. They speak of envy and provocation, exaltation and guilt, desire and fear ; they're on a border, they express the depth of the flesh and the very soul, they speak of living, the risk of losing oneself, they flirt with limits." Gilles Miquelis sees the nude as a formof distancing, respect. A sexual sublimation, a means of showing that a human being is unique, unusual, magnificent*. For the painter, isn't nudity in fact an ultimate quest for truth ? The artist is like the child in Andersen's fairytale, daring to say that the king is naked. *Dimanche exhibition, 2 July to 1 August, Galerie Sintitulo, Mougins. juillet-août 2010 www.cotemagazine.com NUDE IN THE SUN NU AU SOLEIL 29



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