COTE Marseille Provence n°123 décembre 2009
COTE Marseille Provence n°123 décembre 2009
  • Prix facial : 3 €

  • Parution : n°123 de décembre 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Les Editions COTE

  • Format : (240 x 300) mm

  • Nombre de pages : 116

  • Taille du fichier PDF : 19,2 Mo

  • Dans ce numéro : la vogue des bars d'hôtels.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ÉCONOMIE 74 ÉCONOMIE/ECONOMY Par Claude Ponsolle – Photo Christophe Billet SANDRINE GARELLA, INDIES/SAN- DRINE GARELLA AND INDIES Née d’un stylisme inventif, Indies tisse sa croissance en parfaite harmonie au sein du Groupe. Belle éthique, sans tapage, très Garella ! -/Indies, with inventive style as its trademark, is growing harmoniously as part of the Garella family holding. Sound company ethics with no trumpet-blowing, altogether in the Garella style. J eune fille épanouie auprès de parents créatifs et talentueux, Sandrine, dès 11 ans se taille un manteau de fête dans son dessus de lit, tricote pour ses copines de classe et vend ses créations dans la rue. Peu de moyens, des idées à revendre, elle obtient son Bac à 17 ans, entre à l’ESMOD et grille les étapes, sautant de la 1ère à la 3ème année avec aisance et deux Premiers Prix. Auprès d’Anne-Marie Beretta, elle apprend à apprivoiser le vêtement pour le rendre « habitable » et le faire vivre longtemps avec celle qui le porte. Auprès du bureau de style Christian Audigier, elle découvre le sportswear. Styliste chez « Noir c’est Noir », elle acquiert un savoir-faire hyper spécialisé façonné de féminité et de maîtrise des matières stretch. C’est cette technique qu’elle va développer à partir de 1989 au sein du Groupe Garella pour Garella Jean’s et Nautic, un département corsetterie et maillots de bain. Une technique très recherchée par la Haute Couture : « L’atelier de 55 personnes, installé à Paris dans le 11ème, travaillait à façon pour Hermès, Chanel, Dior, Scherrer, Inès de la Fressange… Souvenirs de défilés mémorables pour KarlLagerfeld et d’une combinaison en latex Thierry Mugler… Nautic s’est arrêté en 1993, honorablement, sans déposer le bilan. Nous n’avons pas gagné d’argent mais nous avons beaucoup appris : faire face, rester soudés face aux coups durs, cultiver l’esprit d’équipe, privilégier la durée plutôt que l’éclat… C’est tout l’esprit Garella ! » Recentré sur Gardanne, le Groupe sincèrement attaché à son identité culturelle, développe alors des marques à forte valeur ajoutée dans le droit fil d’une fabrication proche de l’artisanat. Indies et la styliste Marion Lesage, fille du célèbre brodeur, entrent dans le Groupe en 1993. Depuis 2000, c’est Sandrine entourée d’une équipe de 10 personnes qui en assure le stylisme et conçoit dans l’atelier sur place toutes les collections, réalisées ensuite en Europe : « L’ADN d’Indies, c’est beaucoup de technique, un confort pratique pour les femmes actuelles toujours pressées, des matières modernes faciles à vivre et des imprimés travaillés en patchwork, un brin ethniques. » Et en froissant, triturant, associant des bouts de tissus sur ses maquettes hyper précises, elle explique : « La beauté est parfois là où on ne l’attend pas, la créativité peut rendre beau un tissu au départ sans intérêt, en le chauffant pour lui donner un aspect lustré, plus beau qu’un tissu non travaillé et un peu glacé. Partir de trois fois rien, enrichir les matières, c’est stimulant pour la créativité. Toute mon équipe, au départ dépourvue de culture mode, mais riche de savoir-faire, participe passionnément à cette recherche créative. C’est cette inventivité, révélée dans des détails astucieux et les finitions, qui renouvelle les collections au fil des saisons et séduit tous les salons du monde. » Échange, adaptabilité, esprit maison… Belle démarche, qui depuis 2003, offre à Indies une croissance constante. décembre 2009 www.cotemagazine.com « L’ADN d’Indies, c’est beaucoup de technique, un confort pratique pour les femmes actuelles toujours pressées, des matières modernes faciles à vivre et des imprimés travaillés en patchwork, un brin ethniques. The Indies trademark is a lot of technique, practical comfort for today’s busy woman with no time to spare, modern, easy-tolive-with fabrics and patchwork style prints with an ethnic touch. » (1) Sandrine Garella (1) -/Growingup with two creative and talented parents, eleven-year-old Sandrine bloomed. She made a party coat out of her bedspread, knitted things for her schoolmates and sold her creations in the street. She passed her baccalauréat at the age of 17 and blithely skipped a year at the ESMOD fashion school, where she also won two first prizes. Working for Anne-Marie Beretta she learned how to make a garment liveable-in and capable of being worn with style for years. At the Christian Audigier design studio she discovered sportswear. Stylist for Noir c’est Noir, she acquired finely specialised skills in using stretch fabrics in a truly feminine way. And that was the technique she developed further from 1989 within the Groupe Garella, for Garella Jeans and swimwear subsidiary Nautic. It’s a technique much sought after in Haute Couture : « The workshop in the 11th arrondissement of Paris had a team of 55 and did piecework for Hermès, Chanel, Dior, Scherrer, Inès de la Fressange and others. Nautic stopped trading in 1993, but honorably, no bankruptcy. We didn’t make money but we learnt a lot : facingup to things, sticking together when things got tough, cultivating team spirit, focusing on the long termrather than instant fame. That’s the Garella spirit ! » Refocused on Gardanne, the Garella group set about developing high-value-added brands with a distinctly handmade element. Indies and stylist Marion Lesage, daughter of the famous embroiderer, joined the group in 1993. Since 2000, it’s Sandrine and her team of ten in the Gardanne workshop who design all the Indie collections, to be manufactured elsewhere in Europe. As she scrumples and fingers scraps of fabric, laying them side by side on her extremely precise mock-ups, she explains : « Creativity can make an uninteresting fabric really beautiful by heating it to give it a shine. My team all started out with no fashion culture but heaps of skilland know-how, and they’re passionately involved in the creative quest. It’s this inventiveness, revealed in clever details and fine finish, that renew the collections season by season and wows all the world’s fashion shows. »
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