COTE Marseille Provence n°123 décembre 2009
COTE Marseille Provence n°123 décembre 2009
  • Prix facial : 3 €

  • Parution : n°123 de décembre 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Les Editions COTE

  • Format : (240 x 300) mm

  • Nombre de pages : 116

  • Taille du fichier PDF : 19,2 Mo

  • Dans ce numéro : la vogue des bars d'hôtels.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 18 - 19  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
18 19
CINÉMA 18 Par Olivier-Jourdan Roulot LA (SAINTE) VICTOIRE, ET RIEN D’AUTRE -/SAINTE VICTOIRE : POLITICS ON THE BIG SCREEN François Favrat a choisi Aix-en-Provence pour planter le décor de son nouveau film, sur les écrans ce mois-ci. Une fable politique pour la conquête du fauteuil de maire de la ville, avec Clovis Cornillac et Christian Clavier. Sous l’influence de la Sainte Victoire... -/François Favrat chose Aix-en-Provence as the setting for his new film, in cinemas this month. It’s a tale of politics around the battle for the mayoral seat. C’est l’histoire d’une ascension. Celle d’un duo que le contexte (une campagne électorale), l’adversité (un maire sortant super-favori) et un objectif commun (la prise de la mairie d’Aix) va unir. L’alliance d’un architecte arriviste et ambitieux, venu d’un milieu populaire (Clovis Cornillac), et d’un politique en campagne, issu de la bourgeoisie (Christian Clavier). Deux personnes qu’une même ambition rapproche. Avant, forcément, d’être déçue. François Favrat signe ici une fable sur le pouvoir, qui est aussi un thriller et une romance. Elle reflète plutôt bien ces alliances de circonstance qui font la vie politique, dans un monde où l’amitié reste une notion toute relative - même quand elle s’affiche sous le label 30 ans d’âge. Le réalisateur, dont c’est le second long-métrage pour le cinéma (après Le rôle de sa vie), se défend d’avoir voulu faire un film manichéen. On doit à l’honnêteté de lui faire la concession de cette ambition scénaristique. Favrat construit une histoire plus nourrie que la moyenne des comédies françaises, qui se contentent souvent d’une idée vague, qui tient pour l’essentiel en quelques lignes (et encore), et d’un casting censé garantir le succès public de l’opération. Avec La Sainte Victoire, il élargit l’horizon du spectateur audelà du duo vedette, créant ce qu’il qualifie de « millefeuilles » de personnages représentatifs de la complexité des rapports politico-industriels - avec une mention particulière à l’impeccable Sami Bouajila. Plus largement encore, sa Sainte Victoire est un film sur le besoin de reconnaissance sociale. Une question universelle : jusqu’où est-on prêt à aller, pour atteindre un but, et s’élever socialement ? Faut-il tout sacrifier à cela, y compris son âme ? Peut-être pourrait-on faire le reproche à François Favrat d’une vision du monde politique, telle qu’il la défend en mettant en scène un homme politique dévoué, qui croit à des valeurs, et qui est en quelque sorte perverti par un conseiller prêt à toutes les compromissions pour réussir, un poil naïve, quand on connaît le fonctionnement de cet univers. Il y a longtemps qu’on a appris à ne plus croire à la fable de ces leaders qui ne sont jamais responsables, ni coupables, ni même informés des turpitudes de leurs subordonnés, dont ils ne comprennent pas – juré, craché – les motivations forcément abracadabrantesques. En dehors de cette réserve, et malgré toutes celles que pouvaient nourrir a priori la présence assez clin d’œil d’un Clavier (proximité avec Sarkozy oblige), cette Sainte Victoire est au final plutôt réussie. C’est, comme le promettait le titre, une victoire en soi. Et une bonne surprise au final. décembre 2009 www.cotemagazine.com Christian Clavier, Clovis Cornillac. -/It’s the story of a duo on their wayup, united by a situation (an electoral campaign), adversity (with the incumbent mayor as hands-down favourite) and a common goal (to win Aix town hall). The duo in question are an ambitious social climbing architect from working class roots (Clovis Cornillac) and anupper-middle-class campaigning politician (Christian Clavier), brought together by a shared ambition − until their inevitable disappointment. It’s a tale of power but also a thriller and a romance. François Favrat gives quite a good picture of those alliances of circumstance that makeup political life, in a world where friendship is an altogether relative concept. Favrat has constructed a better sustained story than most French films, which so often make do with a vague idea that can be reduced to a few lines and a cast that’s meant to ensure box office success. With La Sainte Victoire, he widens the audience’s horizon beyond the star duo, creating what he calls a ‘layer cake’of characters that show the complexity of relations between politics and industry. The impeccable Sami Bouajila deserves special mention. More broadly still, Sainte Victoire is a film about the need for social recognition. A universal question : just how far will you go to achieveupward mobility ? Should you sacrifice everything for it, including your soul ? Perhaps François Favrat will be reproached for a slightly naive view of the world of politics, when we know how that world works : he features a dedicated politician who believes in his values but is led astray by an adviser who’s prepared to make any compromise to succeed. But with that reservation, and despite those that might be raised by the veiled allusion in casting Christian Clavier, a friend of Sarkozy’s, in a lead role, Sainte Victoire is a quite successful film. Pour prendre la mairie d'Aix, ils sont prêts à tout !
Euromed2 : Park Gold. Par Louis Badie C’EST PARTI POUR 15 ANS -/FIFTEEN YEARS TO COMPLETION On l’attendait ce lauréat. Retard, retard, mais finalement le 12 novembre dernier le jury a tranché pour l’équipe de François Leclercq. -/We’ve been waiting and waiting... it’s been postponed and postponed … but at last on 12 November the jury announced the winner. Le projet de l’extension nord d’Euroméditerranée est en passe de se concrétiser. Délimité par Cap Pinède et Les Arnavaux au nord, le village du Canet à l'est et Bougainville ou la tour CMA au sud, ce vaste territoire de 169 hectares abritera donc un nouveau quartier d'affaires, mais pas seulement. Il comprendra des logements, un parc urbain et la création de grands équipements nécessaires pour développer l'attractivité de la métropole. Mais l'impact de l'aménagement de l'extension ira bien au-delà des limites de son périmètre : transports publics, espaces verts, équipements de proximité, espaces publics et commerces viendront améliorer la qualité de vie des résidents mais également des habitants des quartiers voisins tout en participant à l'animation du centre-ville. Si Euroméditerranée cherche le meilleur équilibre entre efficacité économique, cohésion sociale et protection de l'environnement, l’extension sera l'occasion d'aller plus loin en matière d'écologie urbaine. Notamment avec la création d’une « coulée verte » de 15 hectares et l’installation de systèmes innovants. L’objectif ? Limiter la consommation énergétique tout en favorisant les échanges thermiques entre les différentes fonctions du site. Ainsi, avec un total de 480 hectares, Euroméditerranée se définit comme la plus grande opération de rénovation urbaine d'Europe du Sud pour un investissement de plus de 3,5 milliards d’euros. Le concours d'urbanisme Un concours d'urbanisme a été lancé par Euroméditerranée en début d'été 2008 afin d'établir les grandes lignes de l'aménagement de ce futur quartier dont le démarrage des premières opérations d'aménagement est prévu en 2012 pour être totalement finalisé vers 2025. Sur les trois équipes d'architectes-urbanistes, paysagistes et ingénieurs appelées à concourir (A/NM/A, Nicolas Michelin et Michel Corajoud ; Bruno Fortier et TN+, Bruno Tanant et Christophe Nani ; François Leclerq, avec Rémy Marciano et Jacques Sbriglio et TER), c’est donc François Leclercq qui remporte les suffrages. « A l’unanimité » relève Guy Tessier, président de l’EPAEM et président du jury, pour qui ce projet est « le plus sage et le plus modulaire avec une approche historique et environnementale. » Et un contrat de 9 ans à la clef pour le lauréat. -/The project for the northern extension of the Euroméditerranée development is taking shape. It covers a huge area, 417 acres bounded to the north by Cap Pinède and Les Arnavaux, to the east by Canet village and to the south by Bougainville and the CMA tower. It will include a new business district but also housing, a park and major new facilities to boost Marseille metro area’s market attractiveness. But this development will have an impact far beyond its borders : public transport, green spaces, neighbourhood amenities, public spaces and shops willall improve quality of life for people in neighbouring districts as wellas bringing more business to the town centre. Euroméditerranée is aiming for a better balance between economic efficiency, social cohesion and environmental protection ; the extension will be an opportunity to take the urban ecology approach further. There’s to be a 37-acre ‘green corridor’and some innovative systems designed to keep energy consumption low and exploit possibilities for heat exchange between the site’s various functions. With 1186 acres in alland an investment of over € 3.5 billion, Euroméditerranée can claim to be the biggest urban renewal project in Southern Europe. The contest Euroméditerranée launched this town planning contest in the summer of 2008, to lay down the broad lines of the future district’s design − the first civil engineering work being planned for 2012. Of the three teams of architects, town planners, engineers and landscape designers in the contest (A/NM/A, Nicolas Michelin and Michel Corajoud ; Bruno Fortier and TN+, Bruno Tanant and Christophe Nani ; François Leclerq, with Rémy Marciano and Jacques Sbriglio and TER), the winner of this big prize is F. Leclerq. Euromed2 en chiffres Superficie : 169 hectares Logements prévus : + 14 000 Bureaux et activités annexes : + 500 000 m² Commerces : + 100 000 m² Equipements publics : + 100 000 m² Espaces verts : 14 hectares Emplois : + 20 000 Habitants : + 30 000 Investissements : 3,5 milliards d’euros décembre 2009 www.cotemagazine.com URBANISME 19



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 1COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 2-3COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 4-5COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 6-7COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 8-9COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 10-11COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 12-13COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 14-15COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 16-17COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 18-19COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 20-21COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 22-23COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 24-25COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 26-27COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 28-29COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 30-31COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 32-33COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 34-35COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 36-37COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 38-39COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 40-41COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 42-43COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 44-45COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 46-47COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 48-49COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 50-51COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 52-53COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 54-55COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 56-57COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 58-59COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 60-61COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 62-63COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 64-65COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 66-67COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 68-69COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 70-71COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 72-73COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 74-75COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 76-77COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 78-79COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 80-81COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 82-83COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 84-85COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 86-87COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 88-89COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 90-91COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 92-93COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 94-95COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 96-97COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 98-99COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 100-101COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 102-103COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 104-105COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 106-107COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 108-109COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 110-111COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 112-113COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 114-115COTE Marseille Provence numéro 123 décembre 2009 Page 116