COTE Marseille Provence n°123 décembre 2009
COTE Marseille Provence n°123 décembre 2009
  • Prix facial : 3 €

  • Parution : n°123 de décembre 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Les Editions COTE

  • Format : (240 x 300) mm

  • Nombre de pages : 116

  • Taille du fichier PDF : 19,2 Mo

  • Dans ce numéro : la vogue des bars d'hôtels.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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PORTRAIT 16 « La beauté n’est pas superficielle. Elle se cultive, se travaille. Elle n’est pas plaquée, telle quelle sur les corps » affirme Jean-Charles Gil, Directeur, chorégraphe et directeur artistique du Ballet d’Europe. Au cœur d’un dossier dont le thème est consacré à la beauté, il est difficile, carrément impossible -et même de mauvaise foi ! - d’éviter de parler du physique de Jean-Charles. Qualités plastiques indéniables, beau, certes il l’est, n’y revenons plus, car bien sûr, ce n’est pas de cette esthétique-là qu’il va parler. Ce qui touche d’ailleurs au premier abord, c’est davantage l’aisance et l’élégance naturelles, profondément ouvertes et tournées vers les autres qui émanent du personnage. Atypique, né en Espagne et formé en Suisse, il a toujours mêlé les influences et les inspirations, provoqué les rencontres, ignoré les modes et les clivages : ses codes, il les invente. Inspiré d’une base classique, il refuse d’être formaté et revendique une technique de danse entre le classique et le contemporain : en vie. L’essentiel dans l’esthétique, c’est qu’elle ne soit pas qu’une image. Sa recherche est plus subtile : ne pas se perdre dans la mécanique gestuelle, ne pas oublier de s’adresser à l’humain, faire jaillir l’émotion d’une belle ligne. À ce propos, il aime évoquer la calligraphie : « La danse contemporaine peut être élégante ! » Difficile d’imaginer que l’esthétique de son œuvre chorégraphique a été pensée, réfléchie avant d’atteindre ce langage universel, si fluide qui émeut autant à Marseille qu’à Damas, au Châtelet ou à Bangkok. Car déjà étoile à 24 ans au San Francisco Ballet, la facilité, il l’a toujours éludée, cherchant à se dépasser sans fin. Puisant sa pulsion créatrice dans des thèmes universels évidents, il développe en partenariat avec Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture, un projet artistique sur les thématiques de l’Eau et de la Femme Méditerranéenne. En janvier, il retrouvera en duo Monique Loudières, Trace avec moi sur des musiques jazz de Herbie Hancock au Théâtre des Salins à Martigues. Au Grand Théâtre de Provence, les 22 et 23 janvier, il présentera Folavi, création 2008 sur la musique de Vivaldi et Schubert in love. « Une belle vie, c’est une vie harmonieuse dont tous les moments sont vécus, en lien avec ma pensée et mon public. Je n’ai jamais eu de plan de carrière, aujourd’hui, j’ai le sentiment de commencer ma vie à partir de ce que j’ai appris. Danseur étoile, ça ne décembre 2009 www.cotemagazine.com Jean-Charles Gil la beauté en mouvement beauty in movement La danse, quand elle parle, rayonne dans tout le corps. Et sa voix interpelle toutes les cultures, fait briller les yeux des spectateurs qui se lèvent pour l’ovationner. PATRICK LEFEBVRE Par Claude Ponsolle Dance, when it speaks, radiates throughout the body. Its voice speaks to all cultures, bringing a sparkle to the eyes of audiences everywhere. And earning standing ovations. « Beauty is not superficial. It has to be cultivated, worked on. It’s not a veneer you lay on the body, » says Jean-Charles Gil, director, choreographer and artistic director of the Ballet d’Europe. In a feature whose subject is beauty it would be difficult not to mention Jean- Charles’own physique. Indeed it wouldn’t be honest. His physical qualities are undeniable. He is a handsome man. But we will say no more of that, since that’s not the beauty he’s talking about. In fact what first strikes one is more the natural ease and elegance that express his profound openness to others. Born in Spain and trained in Switzerland, this untypical dancer has always mixed his influences and inspirations, sought new encounters, ignored fashions and divisions. He invents his own codes. Taking inspiration from a classical grounding, he refuses to be pigeon-holed and asserts a dance style midway between classical and contemporary. A living style. The essential in aesthetics is that it should not just be image. It requires more subtlety than that : not to lose oneself in mechanical movements, not to forget to address the human side, and always make emotion spring from a beautiful line. He likes to compare this with calligraphy : « Contemporary dance can be elegant ! » It’s hard to imagine that the aesthetic of his choreographic work has been thought out and reflected on before achieving this fluid, universal language that moves audiences from Marseille to Damascus and from Paris to Bangkok. Already a star of the San Francisco Ballet at the age of 24, he has always avoided the facile approach, striving ceaselessly to go beyond his limits. Right now he’s working in partnership with Marseille-Provence 2013 Capitale Européenne de la Culture. His artistic project for them, drawing creative drive from obvious universal notions, is themedon Water and the Mediterranean Woman. In January he’ll be dancing in duo with Monique Loudières again, in Trace avec moi to jazz by Herbie Hancock at the Théâtre des Salins in Martigues. On 22 and 23 January at the Grand Théâtre de Provence, he’s presenting Folavi, a 2008 creation to music by Vivaldi, and Schubert in love. « A good life is a harmonious life in which every
JEAN-CHARLES VERCHERE veut rien dire, il faut casser le mythe ! Ce qui est important, c’est de rencontrer les autres, de me sentir à l’aise avec toutes les cultures et que mon écriture chorégraphique épurée et simple soit accessible au plus grand nombre. » C’est sans doute cette spontanéité qui a ému la salle à Damas au point de se lever à la fin du Requiem. La beauté s’applaudit debout ! Jean-Charles Gil et Monique Loudières, duo « Trace avec moi ». moment is lived, connected with my thinking and my audience. I never had a career plan. Today I feel I’m starting my life on the basis of what I’ve learned. Star dancer doesn’t mean anything. It’s myth that ought to be abolished ! What’s important is to meet others, to feel at ease with all cultures, and for my simple, spare choreography to be accessible to as many people as possible. » No doubt it’s this spontaneity that so moved the audience in Damascus that they rose to their feet at the end of the Requiem. Beauty should be applauded standing !



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