COTE Marseille Provence n°121 sep/oct 2009
COTE Marseille Provence n°121 sep/oct 2009
  • Prix facial : 3 €

  • Parution : n°121 de sep/oct 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Les Editions COTE

  • Format : (240 x 300) mm

  • Nombre de pages : 140

  • Taille du fichier PDF : 38,6 Mo

  • Dans ce numéro : la Fiesta des Suds enflamme Marseille.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ESSENTIELS GRANDS TRAVAUX 18 Iter s’ouvre la route Par Olivier-Jourdan Roulot Les travaux (110,8 M €) sont cofinancés par l’Etat et le conseil général des Bouches du Rhône. Pari (presque) gagné. Evidemment, il s’agit seulement d’une étape vers celui de la fusion comme nouvelle énergie de la planète. Pour autant, Iter, projet scientifique hors norme, avance. Avec, d’ici la fin de l’année, la livraison de l’itinéraire entre Berre l’Etang et Cadarache. C’est une victoire, déjà. Désormais, les travaux sont achevés à 95%. Et les quatre derniers chantiers en cours (dont celui du quai de déchargement au port de la Pointe) sur les 100 km du parcours sont sur le point de l’être. « On tient les engagements de la France », se félicite-t-on à la préfecture, en référence au calendrier fixé par Dominique de Villepin, alors 1er ministre, en juin 2005 - après que la France soit parvenue à arracher l’implantation du projet aux Japonais, au prix d’une intense bataille diplomatique. « On n’a jamais construit une telle route en 4 ans », souligne Nadia Fabre, ingénieur responsable de l’itinéraire à la direction régionale de l’équipement. Seul précédent français à peu près comparable, l’itinéraire Bordeaux-Toulouse pour l’Airbus A380. Le chantier accuse tout de même quelques mois de retard. La faute aux intempéries de l’hiver dernier et à quelques surprises : ainsi du remplacement d’un pont à Jouques, au dessus du canal EDF, après la découverte d’amiante dans ses poutres. « Nous sommes dans les temps », rassure-t-on à la mission Iter. « De toute façon, septembre-octobre 2009 www.cotemagazine.com les pièces [du futur réacteur, Ndlr] ne sont pas prêtes ». Depuis janvier 2008 et le début des travaux, il a fallu élargir des routes, renforcer les réseaux d’assainissement, protéger des canalisations, recalibrer des sections, des ronds-points, créer des passages à gué, consolider des ponts, monter des murs, contourner des tunnels, doubler des ouvrages d’art, en remplacer d’autres. « Chaque fois qu’on a pu, nous avons aménagé les routes existantes », assure Nadia Fabre. Sur les 36 ponts empruntés par le parcours, dix ont été conservés en l’état, 6 renforcés et 20 remplacés. A quelques exceptions près, les ouvrages parallèles construits spécialement ne resteront pas dans le paysage. Moins exigeants dans le traitement des matériaux et de la structure, ces équipements provisoires affichent d’ailleurs des coûts de construction allégés, par rapport à des ouvrages durables. L’itinéraire, qui traverse 16 communes, sera emprunté par des convois exceptionnels, dont certains dépasseront 900 tonnes de charge, avec des hauteurs jusqu’à 11 mètres. Des pièces arrivées par bateau en provenance des pays partenaires. Le passage des premiers convois test est programmé pour la deuxième partie de 2010. Les véritables convois, eux, passeront à partir de la fin 2011. Quatre ans après la désignation de Cadarache comme site d’accueil, Iter est un vaste chantier qui se développe sur de nombreux fronts. Celui de la route à grand gabarit qui permettra d’acheminer les pièces de la machine est sur le point d’être livré. The road to ITER Four years after Cadarache was chosen as its future home, ITER is a vast ensemble of public works sites. The major road along which the machine parts will be brought is about to be delivered. The wager is (almost) won. Wellactually just one step towards the wager of developing nuclear fusion as the planet’s new energy source. But ITER, this extraordinary international project, is indeed moving ahead. The road from Berre l’Etang to Cadarache will be delivered by the end of the year and that’s already a victory. The road works are 95% completed and the last four structures to be completed along the 100 km route (including the unloading dock at La Pointe harbour) are almost ready. At the prefecture they’re pleased with the progress. « We’re fulfilling French commitments. A road like this has never before been built in four years, » says Nadia Fabre, the regional authority’s engineer in charge of the road. Even so, delivery is a few months late. Blame last winter’s bad weather and a few surprises like the discovery of asbestos in the beams of the bridge over the EDF canal at Jouques, which meant that it had to be replaced. Since the start of work in January 2008 roads have been widened, the drainage system enlarged, underground pipes protected, road sections recalibrated, roundabouts and crossings created, bridges, walls and tunnels built, consolidated or replaced. Of the 36 bridges involved, ten have been kept as they were, six strengthened and 20 replaced. With a few exceptions, the purpose-built parallel structures will be dismantled. With less demanding specifications, these provisional structures are cheaper to build than the permanent ones. The road, which passes through 16 communes, will carry plant and parts shipped in from partner countries − huge convoys, some with loads of more than 900 tonnes and someup to 11 metres high. The first test convoys are scheduled for the second half of 2010 and the real ones from late 2011.
Caravan Palace. La Fiesta des Suds fait son retour, du 16 au 24 octobre, avec ses têtes d’affiche, ses valeurs sûres, ses découvertes, ses expos, ses soirées entre amis et son goût de la fête. Et une nouvelle scénographie. Portée par l’envie de surprendre, encore et toujours. The great Fiesta gets back to basics The Fiesta des Suds is back. It runs from 16 to 24 October, with its top stars, old familiars, new discoveries, exhibitions, parties among friends and general revelry. This year the scenic design has changed. Once again, as ever, they’re out to surprise us. Il y a les différentes scènes. Les ruelles, les bistrots, les places, les salons, les restaurants… Une multiplicité d’espaces, intérieurs et extérieurs, qui font de la Fiesta une vraie fête populaire, entre festival, feria et carnaval. Un mélange unique. « Contrairement à d’autres, nous ne sommes pas un festival de ville mais un festival à l’intérieur de la ville qui recrée de la ville », souligne Bernard Aubert, directeur de la manifestation. Un pedigree qui impose aussi une vraie réflexion sur la gestion des espaces et des flux, au-delà du travail de programmation. En accueillant entre 10 à 15 000 personnes - avec des pointes à 22 000 les soirs de gala -, la question de la mobilité se révèle pointue. « Le mouvement et la déambulation, c’est peut-être ce qui nous mobilise le plus », confirme Aubert. Un vrai casse-tête, à dire vrai, même pour un vieux routier : « réussir à surprendre les gens à partir d’un lieu fixe, en reproduisant ça chaque année, n’a rien d’évident ». Pour tenter de résoudre l’équation, le patron de la Fiesta réunit autour de lui et de Jacques Irrmann, son régisseur général, une petite équipe d’une dizaine de personnes. L’année dernière, les organisateurs avaient fait le pari de casser les codes et les repères auxquels le public avait été habitué depuis que la manifestation a posé ses valises au-delà du boulevard de Paris, en choisissant d’inverser les La Fiesta revient aux fondamentaux espaces et la géométrie habituels - les concerts étant poussés vers l’extérieur, le bâtiment du dock perdant sa fonction de lieu de passage et de retrouvailles, d’où tout part et où tout converge. Un choix radical qui n’a pas convaincu. Du coup, l’heure est au mea culpa : « en sortant à l’extérieur du Dock des Suds, on pensait que les gens allaient se reposer et trouver de nouvelles pratiques. Or, ils n’avaient pas envie de ça, mais de déambuler dans une grande cité, se promener dans des espaces fortement identifiés, s’acoquiner en se retrouvant dans des lieux où ils ont leurs habitudes ». Résultat, cette année, la Fiesta revient à ses fondamentaux en réinvestissant en force l’ancien dock, avec un chapiteau étonnant et des balcons aménagés. Pas de concert non plus sous la passerelle autoroutière comme la saison passée – on se souvient notamment de la dernière de Bashung, sous la pluie. Le choix est contraint, cette fois. La faute au chantier du tramway, dont on pose actuellement les rails, et qui déversera directement ses passagers dès l’année prochaine. Charge à Bernard Aubert et à son équipe d’intégrer ce nouvel élément dans le paysage de bal populaire de la Fiesta. Il leur reste un an pour y penser. A chaque jour suffit sa peine. La Fiesta, un air de bal populaire sur le sable et sous les parasols. Nina Hagen. Par Olivier-Jourdan Roulot There’s a variety of indoor and outdoor venues, in the street, the bistros, public squares and restaurants. They go to make the Fiesta a real popular fiesta, somewhere between festival, feria and carnival. A unique mix. But this tradition and the festival’s long-standing popularity has necessitated some serious thinking about how to manage space, crowds and pedestrian traffic, quite apart from the task of scheduling it all. With 10,000 to 15,000 people expected – peaking at 22,000 on gala evenings – the question of crowd movement is highly relevant. The Fiesta’s founder Bernard Aubert and his manager Jacques Irrmannhave gathered a team of twelve around themselves to solve the problem. Last year the organisers took a gamble on breaking the codes and benchmarks people had got used to since the event first moved away from the Boulevard de Paris. They decided to reverse the usual order of things ; they moved the concerts further away so the Dock des Suds building lost its function as central hub, meeting point and obligatory point of passage. A radical decision, but it didn’t prove satisfactory. Since then there’s been some self-examination : « Moving events out of the Dock des Suds we thought people would take a break and develop new habits. But what they wanted was to strollaround a great city, especially areas with strong identities, and get together in places they were already used to. » So this year the Fiesta is coming back to its roots and will be making fulluse of the old docks, with an astonish marquee and newly-built balconies. There’ll be no more concerts under the motorway flyover. That’s because of the tramway works ; right now they’re laying the rails, but next year the trams will be disgorging passengers here. Bernard Aubert and his team will have to factor that into their planning too. They’ve got a year to work it out. septembre-octobre 2009 www.cotemagazine.com CULTURE ESSENTIELS 19



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