COTE Marseille Provence n°121 sep/oct 2009
COTE Marseille Provence n°121 sep/oct 2009
  • Prix facial : 3 €

  • Parution : n°121 de sep/oct 2009

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Les Editions COTE

  • Format : (240 x 300) mm

  • Nombre de pages : 140

  • Taille du fichier PDF : 38,6 Mo

  • Dans ce numéro : la Fiesta des Suds enflamme Marseille.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Par Olivier-Jourdan Roulot – Photo Jean-Michel Sordello Philippe Carrese Assez rigolé -/Serious stuff Avec son nouveau roman, un texte puissant sur la question majuscule du pouvoir (1), le Marseillais casse son image. En quittant le rayon polar, il entre dans le cercle des écrivains qui comptent, défendu par une grande maison de l’édition parisienne. Fini de rire. Il compare ses livres à des chevaux de Troie miniatures, qui s’invitent insidieusement chez les gens. Certains lecteurs n’en capteront que l’écume, au fil des pages, se contentant de l’anecdotique. Chez d’autres, par contre, plus éclairés ou plus profonds, ils distilleront ce qui relève entre les lignes du rapport au monde de l’auteur. Avec sa dernière livraison, cette fois, l’ancien pensionnaire de la maternelle des Accoules ne se cache plus derrière son petit doigt – l’humour noir et grinçant qui a fait sa marque. « Le nouveau Carrese est arrivé », scande son éditrice, enthousiaste à l’idée de défendre son poulain sur le terrain de la littérature blanche. L’intéressé ne conteste pas. Explique qu’il commençait à se sentir enfermé, à l’étroit, au mieux dans la case polar au pire dans celle des « produits locaux ». Qu’il était arrivé à un stade où il lui fallait réagir. Non pas que Carrese renie son passé, ni ce qu’il faut déjà appeler une œuvre. Simplement qu’il entend, à 53 ans, être pris au sérieux – même s’il assure que ça n’a rien à voir avec l’âge. « J’ai fait rigoler les gens, mais le ton humoristique dessert ta crédibilité », se défend-il. « Là, on ne rigole plus ». Pour son 17ème livre, l’auteur a situé l’intrigue en Slovaquie, au beau milieu des monts Tatras. Dans un camp de travail libéré en catastrophe par les Allemands. Ces derniers ayant fait sauter toutes les routes dans leur retraite face à la progression des alliés et des Russes, le camp se retrouve dans un isolement total. Puisqu’il n’est pas libéré, la communauté des hommes qui le peuple doit s’autogérer et s’organiser. Le décor (du huis clos) planté, le pire va arriver. « C’est un livre sur une communauté humaine qui se réorganise, et la façon dont elle offre ou laisse prendre le pouvoir à un nouveau despote, issu de ses rangs », souffle Carrese. Un tyran qui va installer un régime encore plus totalitaire que celui des anciens maîtres nazis. Dans ces pages sombres, on retrouve le regard et la vision très pessimistes du Marseillais. Plus que jamais. « L’homme me désespère totalement », glisse-t-il simplement. Un livre d’une très grande force, taillé pour les prix littéraires, pour lequel Plon a défendu sa cause en vain. Lui se dit déjà « tellement content d’être tombé sur une éditrice qui s’occupe de moi ». Cette éditrice, Muriel Beyer, est elle-même Marseillaise. Exilée à Paris, et numéro deux de Plon, elle était revenue dans sa ville natale à la recherche d’un texte sur la Méditerranée. Au final, elle est repartie avec un tout autre ouvrage dans les mains. Pas sûr qu’elle y ait perdu au change. Nous non plus, d’ailleurs. (1) Enclave, Plon. -/With his new novel, a powerful work that examines the question of power (1), Marseille-born Philippe Carrese has changed his image. He’s moved on from crime novels to join the ranks of serious writers, with a leading Parisian publisher behind him. He compares his books to miniature Trojan horses that sneak into people’s homes. Some readers only scratch the surface, turning the pages to follow the plot. Others read between the lines for insight into the writer’s world. But this time, he’s not hiding behind the grim humour his readers know and love. He says he had begun to feel hemmedin, trapped in the « crime fiction » category at best and pigeon-holed at worst as « local produce ». He’d got to the stage where he had to do something. Not that he disowns his past or his considerable body of work to date. It’s just that the 53-year-old now wants to be taken seriously − though he says it’s nothing to do with age. His 17th novel is set in Slovakia, in the heart of the Tatras Mountains, in a labour camp abandoned by the retreating German occupiers. The Germans have blownup all the roads to halt the advancing Allied and Russian forces ; the camp is completely cut off. The 150 former prisoners, abandoned in their snowbound isolation and total material and physical destitution, must organise themselves. The result is catastrophic. A tyrant achieves power and establishes a regime even worse than that of their former Nazi gaolers. It’s a dark tale that reveals all the grim pessimism of its author. « I’ve givenup all hope for mankind, » he says simply. This is a powerful book. Deservedly, publisher Plon has backed it for the literary prizes. For his part, Philippe Carrese says he’s « delighted to have found an editor who takes care of me ». She’s Muriel Beyer. Like him she hails from Marseille. In exile in Paris she’s second in command at Plon. She had come down to Marseille to look for a book on the Mediterranean but endedup leaving with something quite different in her bag. Different, but an excellent choice. septembre-octobre 2009 www.cotemagazine.com PORTRAIT 13



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